Les 12 péchés capitaux (3e partie)
Troisième
et dernier volet de notre série d’articles consacrée aux « 12
propositions pour 2012 », préparées par la « droite
populaire »à l’intention de Nicolas Sarkozy dans le cadre de
la campagne pour l’élection présidentielle.
Comme dans
le billet précédent, rappelons que ces
« 12 propositions » doivent être lues « en
creux » : tout ce que Sarkozy va promettre, c’est tout
ce sur quoi il a échoué ou tout ce qu’il est allé chercher dans
le programme du Front national
afin d’essayer d’être réélu.
Analysons donc les
quatre dernières propositions, afin de compléter les billets des
semaines précédentes (voir ceux du 2 octobre
et du 9 octobre).
9 –
Renforcer les contrôles face à l’immigration et promouvoir le
co-développement avec les pays du Sud
Taper sur l’Arabe et cogner sur le Noir, ça marche toujours
quand il s’agit d’aller chercher des voix du côté du Front
national… Sur un mode mi-polémique mi-humoristique, on pourrait se
demander ce que f… le gouvernement depuis cinq ans en matière de
« contrôle face à l’immigration » (notez bien
l’emploi du terme « face à » au lieu de « de » :
rien n’est laissé au hasard dans la rhétorique sarkozyste).
Une conclusion s’impose : depuis 2009, le ministère
de l’Intérieur est sous l’influence de deux altermondialistes,
Brice Hortefeux et Claude Guéant, qui supportent en sous-main les
immigrés clandestins. Et, avant 2007, qui occupait le poste place
Beauvau ? De 2002 à 2004 puis de 2005 à 2007, un certain
Nicolas Sarkozy. Six ans d’un « trio de choc » et il
faut encore « renforcer les contrôles face à
l’immigration » ! Ces gens-là sont des incapables… ou
plutôt des démagogues qui
n’hésitent pas à jouer constamment sur la peur de l’autre pour
aller à la chasse aux voix.
10 –
Promouvoir la laïcité et la république et lutter contre les
communautarismes
Rappelez-vous : le 20 décembre 2007, rendant visite au
Pape à Rome, Sarkozy avait déclaré que « Dans la
transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence
entre le Bien et le Mal, l'instituteur
ne pourra jamais remplacer le curé… ».
Belle déclaration de promotion de la laïcité et de la république.
Grande finesse politique aussi, qui consiste à déterrer
une hache de guerre vieille d’un siècle pour aller chercher des
voix auprès de l’extrême-droite catholique,
tendance Opus Dei ou Fraternité sacerdotale Saint Pie X.
Quant au communautarisme et aux communautés, le Prince-Président
se mélange allègrement les pinceaux lorsqu’il s’agit de définir
une position, comme lors du discours qu’il a prononcé cette année,
le 9 février, lors du dîner
annuel du CRIF
(Conseil représentatif des institutions juives de France) :