Mini-guide du blogueur
RENTABILISER SON
BLOGUE PERSONNEL
Volume 1
Rita Baker
Published by Rita Baker at Smashwords
Publié par Rita Baker chez Smashwords
Copyright 2011 Rita Baker
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Cet ouvrage peut être réutilisé, en tout ou en partie pour des fins non commerciales, dans la mesure où vous y faites une référence complète et que le texte qui en résulte soit régit par une licence de type BY NC SA de Creative Commons. Autrement, seuls de courts extraits peuvent être utilisés avec référence à l'auteure.
Contenu stratégique et moteur de recherche
CHAPITRE 3 - LES PLATEFORMES DE BLOGUE
C’est avec beaucoup de gratitude que je tiens à souligner la contribution de mon conjoint et d’amis blogueurs, combattants et survivants extraordinaires qui, non seulement composent la source d’inspiration pour cet ouvrage, mais qui ont également révisé mes textes inlassablement pour en améliorer la qualité.
Merci Robert, Catherine, Jean-Marc et Richard. Je vous aime beaucoup.
Je remercie également les auteurs du correcteur en ligne Bon patron - Dr. T. Nadasdi et Dr. S. Sinclair d’avoir permis l’utilisation gratuite de leur outil.
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Au début de 1993, alors que le web n’en était qu’à ses premiers balbutiements, que l’on pouvait encore recenser sur une carte papier la totalité des sites internet et ses utilisateurs dans un bottin téléphonique de taille normale, je me suis lancé dans l’aventure de créer mon propre espace web : The Marketer’s Den of the Future. Il s’agissait du précurseur de ce que l’on nomme aujourd’hui le blogue. Mon fournisseur de service internet de l’époque, Communications Accessibles Montréal, offrait de l’espace d’hébergement gratuit à ses membres pour mettre en ligne leurs pages personnelles. Là s’arrêtaient les outils et services offerts aux auteurs du cyberespace. Il fallait donc programmer ses pages en langage html. Faire, à l’aide d’autres applications telles Harvard Graphics, ses propres images et icônes. Cela avant même de s’attaquer au contenu. Mon lectorat, bien que stellaire pour l’époque, n’a jamais atteint plus de 300 visites par mois. Cette donnée incluait mes propres entrées. Autre que de promouvoir son site auprès de ses amis, famille et connaissances qui avaient une connexion internet, soit une infime minorité, il n’y avait aucune façon de se faire remarquer. On ne pouvait qu’espérer, qu’en raison du faible nombre de sites web, que les internautes s’y accrocheraient les pieds en quête de lectures intéressantes et y reviendraient par la suite.
Aujourd’hui, en 2011, il se crée plus de 147 000 nouveaux blogues quotidiennement dans le cyberespace qui en compte plusieurs dizaines de millions. Les plateformes, outils et applications qui facilitent la mise en ligne de contenu pullulent mais la recherche et la rédaction demandent toujours autant d’efforts, sinon plus, pour qu’un auteur puisse intéresser ses lecteurs.
La motivation première des blogueurs demeure cependant la même, depuis les tous débuts, soit la satisfaction de partager un peu de soi-même avec d’autres navigateurs du cyberespace.
Cette satisfaction a un prix. Le temps que le blogueur doit investir afin de produire un contenu de qualité. Ce temps, pris initialement dans la banque d’heures de loisir de l’auteur, finit souvent par empiéter dans sa banque d’heure de sommeil et même parfois dans celle qui devrait être allouée au travail rémunéré. C’est souvent à ce moment que l’auteur abandonnera son violon d’Ingres pour un autre qui demande moins de temps.
Les auteurs qui, en plus d’obtenir une satisfaction personnelle de leur blogue, en tirent profit financièrement, sont plus susceptibles de bloguer sur de plus longues périodes.
Profitant d’un congé de mes activités professionnelles je me suis remise à la lecture plus intensive de blogues, plus particulièrement celle des blogues d’auteurs québécois. C’est alors que j’ai remarqué une propension beaucoup plus faible de ces derniers à promouvoir ou rentabiliser leurs efforts que celle des blogueurs d’ailleurs dans le monde. L’analyse d’une centaine de blogues québécois actifs en janvier 2011 a confirmé mes doutes. En tentant de comprendre la raison de ce fait, j’ai constaté que les ressources disponibles aux blogueurs québécois, pour les aider dans la promotion et rentabilisation de leur blogue, étaient rares et difficilement accessibles.
Cette constatation a motivé ma décision d’écrire ce mini-guide. Cet ouvrage saura, je l’espère aider les blogueurs québécois à apprivoiser les bases de la promotion et de la rentabilisation d’un blogue personnel et de ce fait accroître la longévité de ces auteurs dans le cyberespace.
Ce petit guide, en deux volumes, se veut une initiation au marketing de son blogue personnel dans le but d’en tirer un profit pécuniaire. L’objectif est double. Dans un premier temps, aider les blogueurs à évaluer le potentiel de leur violon d’Ingres, constitue l’essentiel de ce volume 1. Le second objectif, concentré dans le volume 2, est de démystifier les diverses techniques marketing permettant de recueillir des revenus basés sur les contenus futurs ou déjà existants de leur blogue ainsi que l’expertise acquise par le blogueur.
Ce guide s’adresse aux blogueurs qui écrivent dans un but récréatif, à titre personnel et qui n’ont pas encore exploré les sources directes telles les publicités ou indirectes telle la commandite pour rentabiliser leur blogue.
Une étude de 200 blogues francophones principalement québécois, actifs au 1er février 2011, démontre que près des trois quarts de ces blogueurs ne font aucun effort pour tirer un profit pécuniaire en échange de tout le travail qu’ils investissent dans leur blogue.
Cette constatation se démarque des données disponibles quant aux blogueurs français et surtout américains qui bénéficient financièrement, dans une proportion significativement plus grande, des efforts qu’ils investissent dans leur violon d’Ingres.
C’est rarement la volonté de s’enrichir ou encore moins d’en vivre qui motive quelqu’un à rédiger un blogue personnel. Néanmoins, explorer la possibilité de recevoir une certaine rémunération pour le travail déjà fait ou qui se fera de toute façon relève du gros bons sens.
La conviction que la présence de publicité fera fuir les lecteurs, que les efforts requis excèdent les profits à espérer, le manque de connaissances marketing et possiblement une composante culturelle, expliquent cette réticence à rentabiliser son blogue personnel. Il s’agit là de préoccupations légitimes. Elles ne constituent cependant, en aucun cas, des obstacles incontournables.
Y a-t-il des millions ou même des centaines de milliers de dollars à faire avec son blogue personnel? Non. Enfin, les probabilités ne sont pas meilleures qu’en achetant un billet de loterie.
Alors, quel revenu annuel un blogueur qui investit temps et énergie pour rentabiliser son blogue peut-il espérer en tirer?
La réponse moche par excellence arrive… Ça dépend ! Il serait malhonnête de donner un chiffre ici. Simplement parce que les revenus anticipés dépendent de nombreux facteurs. Les facteurs les plus importants déterminant le niveau de revenus potentiels d’un blogue sont les suivants :
Le contenu du blogue
Le lectorat
La plateforme utilisée, et surtout
Les efforts marketing et professionnels mis de l’avant par le blogueur.
Oui, oui, mais si toutes les conditions gagantes sont réunies, combien puis-je espérer tirer de revenus de mon blogue?
En 2011, en moyenne, avec des efforts soutenus et toutes les conditions gagnantes, un blogue francophone en Amérique du nord peut générer quelques dizaines de milliers de dollars annuellement (voir note 1). Cela inclut les sources de revenus directs et indirects.
La réalité, par contre, c’est qu’on retrouve rarement toutes les conditions gagnantes réunies sous un même blogue. Il est aussi important de se rendre compte que la publicité n’est responsable que d’une faible partie des revenus potentiels d’un blogueur. Les revenus moyens engendrés par la publicité sur des blogues personnels se situent en deçà de 2 000 $, par blogue, annuellement. Ces faibles revenus publicitaires contribuent à cette notion qu’un blogue n’est pas rentable.
Il est donc important de se rendre compte qu’un blogue, comme toute autre entreprise, rapportera proportionnellement aux efforts investis pour le rentabiliser. Si le contenu du blogue lui-même rapportera peu en publicité, il offrira par contre à l’auteur des occasions qui ne se seraient pas réalisées sans sa création. Il n’en tient donc qu’à l’auteur de les repérer et les saisir.
Un bel exemple à ce propos est le blogue de l’américaine Dawn Meehan - Because I Said So -. Maman de six jeunes enfants, Dawn débute son blogue en juin 2007. Elle y raconte, avec beaucoup d’humour, d’humilité et de simplicité les déboires de sa jeune famille au quotidien. Ce qui n’est au départ qu’un exutoire devient rapidement une source de valorisation, de revenus puis de carrière. Suite à un divorce, qui lui laisse la charge entière, y compris financière, de ses six enfants, elle n’a pas d’autre choix que de transformer son blogue en entreprise. Aujourd’hui, Dawn subvient à ses besoins ainsi qu’à ceux de ses six enfants avec les revenus générés directement et indirectement par son blogue.
Au Québec, les blogues suivants sont de beaux exemples de l’utilisation de diverses tactiques marketing pour générer des revenus directs:
Des exemples de blogues québécois qui ont générés des revenus indirects sont:
Caroline Allard, - Chroniques d’une mère indigne - qui a lancé une série web et une télévisée suite au succès de son blogue.
Pierre-Léon Lalonde, - Un taxi la nuit et,
Daniel Rondeau, - J’écris parce que je chante mal
qui ont publié des recueils de leurs billets.
Cet ouvrage se concentrera principalement sur les revenus directs générés par un blogue. Le volume 2 s’attardera certaines tactiques associées à la génération de revenus indirects.
Il faut nécessairement, à moins d’un coup de chance, déployer un effort marketing pour espérer faire de l’argent avec son blogue. L’effort marketing requis pour faire 3000 $ n’est pas beaucoup plus grand que celui requis pour aller chercher 1000 $. Une fois l’effort initial fait pour maitriser et mettre en place ses tactiques promotionnelles (10 à 20 heures au minimum), on peut compter sur environ une à deux heures de travail par semaine sur Blogger et un peu plus (voir note 2) sur WordPress.org (qui, on le verra, peut cependant rapporter plus). Ceci revient à environ 50 $ à 100 $ par heure investie en effort marketing (les heures de recherche, de rédaction et d’édition du blogue ne sont pas comptabilisées ici). Comme tout autre travail rémunéré, plus on prend de l’expérience, plus le taux horaire augmente. Après quelques années, on peut même espérer tirer des revenus intéressants de son blogue en y investissant moins d’une heure par mois en efforts marketing. Cela, dans la mesure où le contenu déjà archivé et l’auteur sont toujours intéressants pour de nouveaux lecteurs.
Le volume 1 de ce guide s’attardera sur les bases nécessaires à la création d’un blogue à succès. Il vous permettra également d’évaluer le potentiel de votre blogue en termes de revenus publicitaires.
Le second volume examinera les bases des diverses tactiques promotionnelles et publicitaires qui permettent d’aller chercher les meilleurs résultats en termes de revenus. Vous y trouverez également les principaux fournisseurs offrant des services pertinents aux auteurs francophones qui veulent rentabiliser leur blogue personnel.
De façon plus détaillée, vous trouverez dans le volume 1, de ce guide :
Le contenu du blogue : son type, sa qualité, quantité et la fréquence de publication
Le lectorat : sa taille et les divers types de lecteurs
La plateforme utilisée : Blogger et WordPress
Dans le volume 2, on examinera :
La
promotion : Tactiques pour attirer
de nouveaux lecteurs et accroître le nombre de pages lues sur votre
blogue tels le positionnement sur les moteurs de recherche, le
référencement, le réseautage social, les gadgets logiciels,
etc.
Générer des revenus avec son
blogue : Description détaillée
des diverses tactiques directes et indirectes.
Les
outils et ressources marketing disponibles aux blogueurs francophones
nord-américains : Liste des sites
web et entreprises qui offrent des applications et/ou services en
français aux blogueurs nord-américains.
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Type
de contenu
Certains
types de contenu sont plus faciles à rentabiliser que d’autres.
Ici,
il faut penser comme un annonceur. On cherche d’abord un lien
entre le blogue et les utilisateurs de son produit, un public
intéressé, fidèle, qui aura confiance en l’auteur et qui aura
les moyens de payer. Certains types de contenus favorisent cet
environnement.
Les blogues traitant d’un sujet précis ont la cote ici en ce qui a trait à la publicité. Les sujets champions, en termes de revenus publicitaires, sont :
Cuisine
Humour
Parents/famille
Technologie/informatique
Mode/voyage
Affaires
Violon d’Ingres (expert)
Sports/plein air
Pourquoi? Surtout parce qu’ils attirent généralement plus de lecteurs et on peut y faire la promotion ciblée de milliers de produits et services différents. La concurrence, plus forte dans ces secteurs, fait également en sorte que les annonceurs rémunèrent plus généreusement les publi-reportages et commandites.
Les blogues personnels de type journal intime, de littérature, de politique ou d’actualité génèrent plus difficilement des revenus de publicité. Les auteurs sont par contre plus sollicités pour leur talent rédactionnel ou pour énoncer leurs opinions. La qualité du lectorat ainsi que la réputation du blogueur auront un impact plus important sur les revenus anticipés avec ces types de blogues.
Le contenu de chaque billet peut offrir l’occasion d’une publicité ciblée. Plus il y a de contenu (archives), plus on peut aspirer à un meilleur positionnement dans les moteurs de recherche.
Dans la plupart des secteurs autres que les actualités et la technologie, la durée de vie des billets est très longue. Les billets archivés sont donc aussi utiles que les plus récents en termes de revenus publicitaires.
Les blogueurs les plus prolifiques, qui ont plusieurs années d’archives ou qui publient de multiples blogues peuvent donc espérer des revenus plus intéressants.
La qualité du contenu - on entend ici surtout sa pertinence et son originalité - influence à la fois la taille du lectorat, la réputation du blogueur et le positionnement dans les moteurs de recherche.
Plus une information est pertinente (recherchée, utile, exacte), intéressante et rare, plus il y aura de liens externes qui se créeront vers votre blogue. La blogosphère ressemble, ici, à un océan. Si on y jette un morceau de chair il y aura bientôt une quantité de poissons qui chercheront à en prendre une bouchée. L’information pertinente agit ici à titre de chair appétissante. Ces liens vers votre blogue en provenance d’autres blogues sont une des façons les plus performantes d’accroître la taille de votre lectorat ainsi que votre positionnement dans les moteurs de recherches.
Un contenu recherché et pertinent vous établira comme un expert en la matière. Ce qui amènera également son lot d’occasions. Souvent les entreprises à la recherche d’employés ou de services de consultation amorceront leur recherche sur Internet. Il n’est pas rare non plus de recevoir des demandes (parfois payantes) de contribution de textes ou d’entrevues de la part des médias traditionnels (journaux, magazines, télé).
Tel qu’on le verra dans les sections sur la promotion et les tactiques publicitaires, un contenu stratégique permettra aussi d’augmenter votre positionnement dans les moteurs de recherche et d’accroître vos revenus publicitaires.
En plus d’avoir un impact sur la quantité de contenu, la fréquence de publication contribue à fidéliser son lectorat.
En termes de fréquence de publication, plus on publie de billets (de qualité) mieux on se positionne dans les moteurs de recherche.
En termes de fidélisation, il n’est pas nécessaire de publier cinq billets par jour ou même un tous les jours. Ce qui importe est la régularité annoncée de publication. Il est préférable de publier une fois par semaine, sans faute, 52 semaines par année que de publier 100 billets, de façon irrégulière, pendant la même période. Un lectorat fidèle accroit le nombre de pages lues sur votre blogue, de commentaires et contribue également à son rayonnement.
Si on ne peut faire autrement que de publier sporadiquement, il faut alors s’assurer d’informer ses lecteurs lorsqu’un billet est mis en ligne. Une option est d’offrir un abonnement à un bulletin courriel aux lecteurs. Dans la mesure où on envoie un lien vers le billet au destinataire et non le contenu du billet, cette mesure est efficace. Des liens RSS, Facebook, LinkedIn et Twitter sont également utiles pour tenir nos lecteurs informés. Il est également possible d’insérer des publicités dans ses bulletins, liens RSS et sur les réseaux sociaux. Le volume 2 s’attardera sur ces tactiques.
Contenu stratégique et moteurs de recherche
Les blogueurs d’expérience confirmeront que certains types de billets, certains sujets et certains mots généreront, de façon consistante, un trafic accru sur leur site. Ces nouveaux lecteurs proviennent principalement des moteurs de recherche.
Les recettes magiques varieront d’un type de blogue à l’autre. Il faut expérimenter et analyser ses statistiques de visiteurs pour les dénicher.
Certaines tactiques semblent, par contre, constantes d’un type de blogue à l’autre. En voici quelques-unes :
Les billets traitant des sujets chauds d’actualité
Les billets contenant les mots les plus populaires sur les divers moteurs de recherche (Mise en garde ! La recherche de ceux-ci peut sérieusement nuire à votre foi en l’humanité. La majorité des mots les plus populaires étant reliée à la pornographie.)
Les listes de type "Les 5 plus importants… ou Les 10 meilleurs…"
En résumé, les contenus de blogues spécifiques, abondants, de haute qualité et publiés de façon régulière généreront les plus hauts revenus publicitaires. Ces contenus qui contribueront à établir la réputation de l’auteur, et la popularité de celui-ci, généreront de multiples occasions de revenus indirects.
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Les revenus publicitaires anticipés sont, la plupart du temps, directement proportionnels à la taille du lectorat. En général, le succès d’un blogue se mesure également par la taille de son lectorat.
Il existe de nombreuses applications, tant gratuites que payantes, pour compter le nombre de visiteurs et de pages lues ainsi que pour amasser d’autres données permettant d’analyser les statistiques de trafic sur votre blogue. Le volume 2 s’attardera plus longuement sur ces outils.
La principale source de nouveaux lecteurs, pour la majorité des blogues, reste les moteurs de recherche. Il s’agit maintenant d’une science que d’optimiser son positionnement sur ces sites. C’est un travail en continue qui exige plusieurs heures d’efforts par semaine ainsi qu’une connaissance approfondie des composantes d’algorithmes de recherche des principaux moteurs. C’est pourquoi je ne conseillerais pas au blogueur personnel de s’y mettre autrement qu’en appliquant certaines stratégies simples qui sont détaillées dans le volume 2.
Le référencement, l’utilisation des sites de réseautage et les outils de promotion traditionnels sont également des tactiques utiles pour accroître la taille de son lectorat. Ces tactiques sont également adressées dans le volume 2.
Il faut bien comprendre ici qu’on parle de qualité du lectorat en termes de revenus publicitaires et de rien d’autre. Les lecteurs qui ont le plus grand impact sur les revenus publicitaires d’un blogue présentent les caractéristiques suivantes :
Assidus – Ils
lisent la majorité des billets publiés et généralement accorde
une grande crédibilité à l’auteur.
Intéressés
– Ils ont un intérêt marqué pour les sujets abordés et les
commentaires. On les reconnait souvent par leur souscription aux
notifications courriels, Facebook, RSS et autre.
Aisés
– Ils ont les moyens d’acheter les biens et services annoncés.
Plus difficiles à repérer, on peut tenter de cerner ces lecteurs
avec certaines stratégies de publications et de suivies des
statistiques.
Bavards
– Ils laissent des commentaires qui aident les annonceurs à juger
du niveau d’intérêt à votre blogue et du type de lecteurs que
vous avez. Souvent, ils feront également votre publicité sur
d’autres blogues ou auprès de leurs connaissances.
Bavards
- Populaires
– Les bavards, qui ont un rayonnement important, sont les plus
précieux de vos lecteurs. Ceux qui, en plus, ont une plateforme de
publication, devraient être traités comme des partenaires. On peut
leur proposer une entente de réciprocité ou même une certaine
rémunération si leur apport en termes de lectorat est
significatif.
Professionnels
– Les travailleurs autonomes ou employés d’entreprises, que l’on
peut parfois retracer par leur adresse IP (voir note
3) ou leurs commentaires,
ouvrent la porte aux publicités s’adressant aux entreprises et
professionnels. Ces annonces sont généralement plus payantes que
celles qui s’adressent aux consommateurs.
En résumé, des
lecteurs nombreux et de qualité représentent, dans la majorité des
cas, les variables qui ont le plus d’impact sur les revenus
potentiels d’un blogue.
Chapitre 3 : LES PLATEFORMES DE BLOGUES
Il existe plusieurs dizaines d’applications permettant aux auteurs de mettre en page leur blogue plus ou moins facilement. Certaines entreprises offrent des forfaits incluant des noms de domaine (ou sous-domaine) et l’hébergement. On peut diviser ces plateformes en deux catégories; les ‘’gratuites’’ (voir note 4) et les payantes. Je vous laisse deviner lesquelles sont les plus populaires.
Parmi les plateformes gratuites, deux dominent largement le marché. L’analyse des 200 blogues québécois examinés pour ce guide montre que :
72 % utilisent Blogger comme plateforme,
20 % utilisent WordPress,
3 % Canalblog et
le reste, soit 6.5 % utilisent leur propre site web ou diverses autres plateformes moins connues.
Ces données correspondent aux parts du marché international de Blogger et WordPress.
Laquelle de ces deux plateformes est préférable pour rentabiliser son blogue? Cela dépendra principalement du niveau de connaissances en programmation de l’auteur, du trafic anticipé, des stratégies marketing déployées et de la flexibilité, en termes d’applications, voulue par l’auteur.
Complexité
Il n’y a guère de plateforme pour bloguer plus simple que Blogger. Nul besoin de comprendre un langage de programmation ou d’être expert en design web. Un auteur francophone peut en moins d’une heure mettre un blogue en ligne avec Blogger. Les fonctions d’aide et le guide sont conçus pour des non-initiés. Il existe également une multitude de communautés d’aide en ligne et des vidéos d’apprentissage pour cette plateforme. La grande majorité de ces outils est disponible en français.
URL et hébergement
L’utilisation dominante de Blogger s’explique par sa gratuité, sa facilité d’utilisation et la possibilité de mettre des publicités sur son blogue. Blogger ne requiert pas de l’auteur d’avoir son propre nom de domaine ou un hébergeur pour son site. En fait, le contenu d’un blogue utilisant Blogger doit nécessairement être hébergé sur le domaine Blosgspot de la même entreprise.
L’utilisation de son propre nom de domaine, comme on le verra dans le volume 2, est préférable si on cherche à générer des revenus avec son blogue à long terme. C’est possible avec Blogger, mais ce n’est pas une sinécure que d’y arriver.
Publicités
Blogger, contrairement à d’autres applications, n’oblige pas l’auteur à afficher des publicités non-payantes ou partager les revenus des annonces.
Propriété de Google, Blogger fait de l’utilisation de Google AdSense presque un jeu d’enfant. L’onglet ‘’Monetize’’ guide l’auteur, étape par étape, sur l’insertion de publicités AdSense dans son blogue.
Ce n’est pas du tout la même histoire pour les autres agrégateurs de publicité web ou même pour y introduire une publicité de son cru. Non seulement l’auteur doit-il comprendre la programmation requise pour insérer des publicités, autres que celles provenant de AdSense, mais ces dernières plantent fréquemment.
Vente de produits et services
Il n’est pas possible de rendre son blogue transactionnel avec Blogger. La vente de produits et services doit donc se faire à partir d’un lien qui mène vers un site transactionnel externe. Un site transactionnel en étant un qui offre des fonctionnalités de catalogue, panier d’achat et de paiement en ligne. Ceci implique des frais ou qu’une portion des ventes sera remise au site transactionnel externe.
Limites de capacité
Avec ses gigantesques installations de serveur dispersées à travers la planète, Blogger (Google) n’a aucune limite pratique de bande passante. Des blogues qui reçoivent plus de 25 000 visites par jour sont hébergés sur Blogspot. La seule limite présente de Blogger, qui soit plus contraignante, est l’espace disponible pour les images, soit un Go. Un blogue qui affiche plusieurs images en haute résolution sur une même page et qui a un trafic important risque que ses images ne s’affichent pas s’il y a trop de visiteurs simultanés.
On peut prendre connaissance des autres limites de Blogger sur cette page.
WordPress est un progiciel de gestion de contenu en code source libre, créé en 2003 par un jeune entrepreneur américain nommé Matt Mullenweg. Il est utilisé par 13 % des 500 plus gros sites sur le web (la majorité des autres développent leur propre site). Une communauté importante de programmeurs indépendants rend des applications WordPress disponibles aux autres utilisateurs. Il dessert principalement les plus gros sites web et blogs sur la toile ainsi que la clientèle de blogueurs qui cherchent avant tout plus de flexibilité au niveau des applications à ajouter à leur site.
Il y a trois saveurs de WordPress très différentes les unes des autres.
WordPress.com
Ce service est celui qui ressemble le plus à Blogger. Il offre WordPress (continuellement mise à jour), un sous-nom de domaine et l’hébergement gratuitement. Une série de plugiciels (plug-ins) sont également disponibles sans frais.
WordPress.org
La dernière version de WordPress et les plugiciels (plug-in) peuvent être téléchargés gratuitement. Le blogueur doit se débrouiller avec le reste. Il n’y a aucune restriction quant aux plugiciels compatibles avec WordPress que le blogueur peut installer ou créer.
En fait, il s’agit ni plus ni moins du même scénario que de créer et d’héberger son propre blogue à la seule différence que le progiciel et les applications sont fournies.
Cette option s’avère plus coûteuse à moins de posséder des connaissances informatiques étendues tant pour la gestion des applications, du blogue que celle du serveur.
WordPress.com VIP
Service clé-en-main payant, offert par la société Automattic qui gère WordPress, pour les blogues ou sites web ayant un trafic très important. On y retrouve des sites tels ceux de CNN, NBC Sports, Techcrunch et Failblog. Ce service ne sera pas analysé dans cet ouvrage.
Complexité
WordPress.com
L’environnement WordPress de base se maîtrise assez rapidement. Contrairement à Blogger, la documentation de base est disponible en français. Le blogueur peut choisir parmi un plus grand nombre d’applications à ajouter à son site qu’avec Blogger.
WordPress.org
Utilisant le langage PHP associé à des bases de données de type MySQL, WordPress requiert un certain niveau de connaissance en programmation si on s’écarte des offres standard. Avec ces applications, l’auteur devra également obtenir un nom de domaine, de l’hébergement, une application FTP afin de transférer les applications vers le serveur et faire la mise à jour des applications lorsque WordPress sortira de nouvelles versions ou des rustines (patch) de sécurité.
Certains fournisseurs d’hébergement offrent des forfaits WordPress dans lesquels, le nom de domaine, les mises à jour, de nombreux plugiciels et autres services pertinents sont disponibles.
Les nombreuses d’applications disponibles et la possibilité de programmer ses propres applications rendent WordPress.com aussi flexible que la création de son propre site à partir d’un éditeur de contenu.
URL et hébergement
WordPress.com
Le modèle d’affaires est identique à celui de Blogger. Il s’agit d’un service clé-en-main où tout est fourni. Les blogueurs qui le veulent peuvent acheter leur propre nom de domaine également.
WordPress.org
L’utilisateur doit fournir son nom de domaine et son hébergement.
Publicités
WordPress.com
Il est interdit d’afficher des publicités sur son blogue WordPress.com. WordPress.com se permet, par contre, de faire afficher des publicités discrètes sur les blogues de ses usagers sans partager aucun des revenus avec les utilisateurs (une option payante permet de retirer ces publicités).
Il existe la possibilité, pour les blogues qui reçoivent plus de 25 000 visiteurs mensuellement, d’afficher de la publicité. WordPress conservera par contre 50 % des revenus.
Le forfait tout compris de WordPress n’est donc pas une option à retenir pour les auteurs qui espèrent générer des revenus publicitaires avec leur blogue personnel.
WordPress.org
Puisqu’il s’agit ici à toute fin pratique de votre site, il n’y a aucune restriction quant au type et à la quantité de publicités que vous pouvez afficher sur votre blogue avec cette option. Vous conserverez 100 % des revenus publicitaires reçus. WordPress offre également, sans frais, une multitude de plugiciels pour faciliter l’insertion de divers types de publicité.
Vente de produits et services
WordPress.com
Il est impossible de rendre son blogue WordPress transactionnel. Il en va même à l’encontre de la politique d’utilisation que d’effectuer la vente de biens ou services sur un blogue WordPress. Des liens discrets vers des sites externes où sont vendus des livres ou biens fabriqués par l’auteur sont tolérés.
WordPress.org
Encore une fois, vous être maître chez vous, vous faites donc ce que voulez. WordPress offre ici aussi une pléiade de plugiciels gratuits afin de rendre votre blogue transactionnel. À ce niveau, il faut une solide connaissance des sites transactionnels afin d’éviter les problèmes et les fraudes. Il serait plus prudent pour les non-initiés de s’en remettre à des professionnels.
Limites de capacité
Les principales limites proviennent des serveurs et de leurs connections à l’Internet et non des applications. Les limites de bande passante, de connectivité et d’espace mémoire seront donc celles de votre équipement ou celui de votre fournisseur. Il est donc important, si vous utilisez les services d’un hébergeur de bien comprendre les limites de ce dernier. Elles représentent un véritable problème lorsque le trafic d’un blogue devient important.
En résumé, Blogger est la plateforme à privilégier pour les blogueurs, non initiés à la programmation informatique, qui cherchent une solution totalement gratuite, dont l’utilisation exclusive de AdSense pour les publicités est acceptable et se satisferont des applications offertes par Blogger. Autrement, WordPress.org est plus flexible et s’avère la plateforme de choix.
Un auteur peut s’attendre à faire un revenu d’appoint intéressant avec son blogue personnel en y mettant un peu d’effort. Comme pour toute autre entreprise, les bénéfices récoltés sont proportionnels à l’effort investi.
Les blogues qui sont les plus rentables ont le profil suivant :
Ils
traitent d’un sujet se prêtant bien aux publicités d’un grand
nombre de biens et services spécifiques.
Ils ont le potentiel
d’intéresser de nombreux lecteurs de qualité et se positionneront
naturellement bien dans les moteurs de recherche en raison d’un
contenu volumineux, de qualité et/ou en raison de la popularité de
son auteur.
Utilisent une plateforme qui ne limite pas les efforts
investis pour rentabiliser leur blogue.
Si votre blogue répond à au moins un des deux premiers critères énoncés ci-dessus, vos efforts promotionnels et marketing risquent très fortement de vous rapporter suffisamment pour justifier le travail investi.
Le volume 2 de ce guide vous présentera des tactiques promotionnelles et publicitaires simples qui vous permettront de générer des revenus avec votre blogue personnel. Vous y trouverez également de nombreuses ressources pour démarrer et appuyer vos efforts.
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1 – Données, adaptées pour le Québec, provenant principalement de blogueurs américains et de quelques blogueurs français. (retour au texte)
2 - L’auteur réfère ici aux revenus générés par la publicité et non par la vente de produits et services qui demande significativement plus d’efforts.(retour au texte)
3 - Certaines applications qui cumulent les statistiques sur le trafic d’un site indiquent l’adresse IP des visiteurs. (retour au texte)
4 - Il faut faire attention au terme gratuit ici. La majorité des entreprises offrant des plateformes, sous-domaine et de l’hébergement prendront soit une partie (Blogger) ou la totalité des revenus publicitaires de votre blogue. (retour au texte)
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Maman et épouse comblée, Rita Baker détient une maîtrise en gestion et un bachelier en économie d’universités montréalaises.
Elle est, en 1991, une des premières consultantes québécoises à offrir aux entreprises de communications de la formation sur l’intégration du web dans les plans de marketing et de communication.
En 1993, elle crée son propre espace web, The Marketer’s Den of the Future, dont le sujet est une autre de ses passions; le marketing.
En 1996, elle contribue à la première édition du livre The Internet Marketing Plan de Kim Bayne.
Tout au long de sa carrière en consultation ou, par la suite, au sein de multinationales, Rita conserve sa passion pour tout ce qui touche les technologies, le commerce, les communications et le marketing web.
En 2011, un retour à la consultation, à temps partiel, lui permettra de se replonger intensivement dans le cyberespace. Elle réalise rapidement que de nombreux auteurs de blogues québécois, produisant un contenu d’excellente qualité, ont peine à se faire remarquer. Conséquemment ils ne voient pas les possibilités de rentabiliser leur entreprise. Ce qui contribue à un taux d’abandon élevé.
Le mini-guide des blogueurs a donc pour objectif d’initier les auteurs de blogues personnels à la promotion et la rentabilisation de leur violon d’Ingres. Cela afin qu’ils puissent en tirer une plus grande satisfaction et assurer leur longévité sur le web.
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On peut contacter l’auteure pour des informations ou des mandats de consultation à guidedublogueur@hotmail.ca ou sur Twitter à @RitaBakerYUL.