On a perdu le lieutenant F.O.X.
Au milieu d'une gigantesque pièce sur éclairée par des néons et divers projecteurs, un jeune homme ayant la vingtaine, était assis sur une chaise. Attaché par de solides liens de couleur gris-bleu au niveau de ses chevilles et de ses poignées, il semblait vouloir cacher son visage. La tête baissée, remuant par moment à cause de l'inconfortabilité de sa pose. Le jeune portait un vieil uniforme bleu, complètement usé et troué à de nombreux endroits. Il était recouvert par un mélange de poussière et de sang, comme s’il revenait à peine d’une longue et difficile mission dans un pays étranger; ayant les restes d'une étrange brûlure au niveau de son œil droit. Ses cheveux, mi-longs, étaient en bataille, ses yeux, fermés, semblaient contempler le sol de la pièce.
Juste en face de lui se trouvait une table et plusieurs chaises, occupées par plusieurs personnes qui le regardé sans cesse. Des dizaines de soldats, armés et prêts à faire feu sur le jeune homme, encerclaient complètement la pièce. L’une des personnes assissent, appuya sur un bouton qui éteignit les projecteurs présents dans la salle.
_ Savez-vous pourquoi vous êtes là ? demanda une voix qui raisonna dans toute la pièce.
Savez-vous pourquoi vous êtes là ? répéta la voix d’un ton plus fort et inquisiteur.
Le jeune homme ne semblait pas vouloir répondre et ne bouge pas d’un geste. La personne assise devant lui ré appuya sur le bouton, allumant ainsi de nouveau les projecteurs. Il semblait que le jeune homme ne supportait pas les fortes lumières, lui provoquant d'horribles douleurs aux yeux et à la tête. La personne en face de lui, qui portait également un uniforme, quelque peu ressemblant mais complètement différent de celui que portait le prisonnier, ré appuya une nouvelle fois sur le bouton.
_ Inutile d’insister. Cela va faire des heures que nous l'interrogeons et il n’a toujours pas dit un mot depuis sa capture, dit une autre personne qui portait le même uniforme que toutes les personnes assissent devant le jeune homme.
_ Laissez-moi faire et vous verrez qu’il répondra à nos questions, dit une autre personne en tapant du poing sur la table.
_ Il ne répondra pas, même si vous employez la manière forte. Croyez-moi, dit une autre personne plus jeune que les autres.
_ Je ne laisserai personne le toucher, s'exclama une autre personne en menaçant les autres personnes de son poing.
Alors que les différentes personnes en face de lui étaient en train de se disputer pour décider du sort du jeune homme, ce dernier commença à relever doucement sa tête tout en murmurant quelques mots. Lorsque sa tête fut complètement redressée, il répéta ces quelques mots, mais de façon audible.
_ Qu'est-ce que je suis pour vous ?
Tous les regards étaient braqués à présent sur le jeune homme. Les soldats dans la pièce armèrent leur arme et le mirent en joue. On pouvait entendre sa respiration qui devenait de plus en plus forte, et le bruit de ses liens qui se tendaient.
_ Tu le sais très bien, dit l'officier le plus jeune assis devant lui, ne craignant absolument pas le jeune homme.
_ J'ai une autre question ...
_ Et quelle est-elle ?
_ Croyez-vous vraiment avoir le choix ...
_
Tiens-vous ici !
_ Ah, Docteur. Bonjour, dit Clément en voyant le
docteur en charge de s'occuper de Marine.
_ Vous êtes bien
matinal. On ne vous attendez pas avant cinq heures.
_ Aujourd'hui,
je suis en congé. J'en profite donc pour passer plus tôt que
d'habitude.
Depuis
près de six ans, Clément venait rendre visite chaque jour à Marine
qui était toujours hospitalisée dans le même hôpital français au
Japon.
_ Ah, que de souvenirs ! Les urgences ! Il est vrai que
les horaires ne sont pas géniaux, mais on apprend beaucoup de
choses. Sinon pour vos examens de fin d'année vous vous en êtes
sorti ?
_ Je pense que ça devrait aller. Je ne me fais pas trop
de soucis de ce côté-là. Après la cinquième année, passer des
examens devient une routine.
Pour pouvoir être toujours proche d'elle, il avait décidé d'étudier la médecine dans une université de médecine japonaise, université qui était en charge de l'hôpital où était hospitalisé Marine.
_
Vous allez déjà rentrer en sixième année après les vacances…
que le temps passe vite...
_ À qui le dites-vous
Durant
ses six dernières années, Clément avait pour seul et unique but de
devenir médecin pour pouvoir un jour pouvoir réécouter la douce
voix de Marine, et la voir remarcher.
_ Ah ! Je vois que vous lui
apportez encore des fleurs. Vous la gâtez trop à mon goût.
_
Disons que c’est ma façon de lui montrer que je suis attaché à
elle.
Même
si les années avaient passé, Clément était toujours aussi fou
amoureux de Marine. Il ne se passait pas un jour où il ne rêvait
pas qu'elle lui dise à son tour : je t'aime Clément.
_ Vous avez
bien du courage. Cela va faire bientôt six ans qu’elle est ici et
que vous venez lui rendre visite tous les jours.
_ Vous savez
docteur, elle est tout pour moi. Et je vous avouerai que si j’ai
commencé mes études de médecine, c’est pour pouvoir un jour lui
permettre de parler et marcher de nouveau. D’ailleurs, son état
n’a pas évolué n’est-ce pas ?
L'accident
de Waterworld, plus connu à présent comme la bataille de Waterworld
ou la défaite de Waterworld, avait profondément traumatisé Marine
qui en plus d'avoir perdu sa mémoire, perdit sa voix et la motricité
de ses jambes dans cet incident.
_ Malheureusement, il est resté
le même que lors de votre dernière visite... Mais qui sait peut
être qu’un jour… Bon, il est temps pour moi de continuer ma
ronde, je suis sûre que vous avez plein de choses à vous dire !
_
A bientôt docteur ! dit Clément avant de repartir dans la direction
de la chambre de sa dulcinée.
Clément, qui durant le lycée
était déjà plus grand que la moyenne, était devenu avec le temps
bien plus grand que la moyenne, et possédait la carrure d’un
véritable athlète sportif de haut niveau. Même s’il étudiait
beaucoup, il prenait le temps de s’entretenir en allant
régulièrement à la salle de sport de sa faculté de médecine. Il
semblait vouloir entretenir et améliorer les différentes capacités
qu'il avait acquises grâce à sa mutation. Mais alors qu’il venait
de rentrer dans la chambre de Marine, son regard se fixa sur un
visiteur inattendu qui était assis près du lit de la jeune fille.
Ce dernier portait un uniforme de militaire qui lui rappela de très
mauvais souvenirs. Il n’en croyait pas ses yeux, et lâcha le
bouquet de fleurs qui tomba au sol.
_ Et bien que t’arrive-t-il
? On dirait que tu viens de voir un revenant, dit le visiteur
inattendu en souriant.
_ Comment… tu es mort avec tous les
autres ! Il y a plus six ans ! J’étais là lors de ton
enterrement !
_ Très beau enterrement n’est-ce pas, répondit
l'officier en tournant son regard vers Clément.
_ Qu'est-ce que tu nous veux ? Si tu es venu jusque ici, ce n'est pas pour lui faire une simple visite de courtoisie, rétorqua-t-il en serrant du poing.
_ Je vois que tu t'es assagie avec le temps, une très bonne chose. Ça t'évitera de tuer de nouveau tes amis, dit le soldat en se levant pour se tenir debout devant Clément.
_ Il semble que je ne m'y sois pas bien pris, puisque tu es toujours en vie... Hugues.
_ Vider un chargeur sur moi n'était sans doute pas la meilleure chose à faire à ce moment. Mais il semblerait que tu ne sois pas le seul à avoir muté juste à temps. Cette capacité de régénération est vraiment formidable tu ne trouves pas … j’ai vraiment cru y passer ce jour-là ! dit Hugues en regardant Marine qui ne comprenait plus rien à la situation.
Hugues, lui-même, ne savait pas comment il avait fait pour survivre aux blessures mortelles qu'il avait subies. Clément lui avait vidé un chargeur entier et pourtant il était toujours en vit. Alors qu'il croyait, sa fin arriver, attendant vainement que l'on vienne le chercher, sa mutation avait augmenté de plusieurs niveaux lui permettant de survivre à de telles blessures. Même s'il était bien loin de posséder une capacité de régénération, son corps ne le laissa pas mourir facilement, et la capsule, dans laquelle il se trouvait lui, les corps de Mademoiselle Ridcharson et de Rémy, atteignit la surface alors que la base de Waterworld explosait. Celle-ci fut immédiatement repêchée parmi les détruits de la base par le sous-marin de la base, qui était resté dissimulé des ennemis durant toute la bataille, escorté par la Noémie, qui avait subi de très gros dégâts lors de la bataille. C'est d'ailleurs le sous-marin de la base qui avait récupéré quelques heures auparavant la capsule de secours contenant Clément et Marine. On avait ainsi déclaré mort Hugues comme tout les autres élèves et professeurs participants à ce voyage. C'est plusieurs heures plus tard, que des soldats s'aperçurent qu'il était toujours en vie. Mais à ce moment, Clément et Marine étaient déjà très loin .
Nous devrions avoir cette conversation autre part, veux-tu ? Elle a assez souffert dans cette histoire, dit Clément en invitant Hugues à sortir.
_ Qui essaies-tu de protéger ? Elle ... ou toi ?, dit Hugues en arborant son fameux sourire.
_ Je te le redemande, Hugues, sortons discuter de ça entre nous, dit Clément montant d'un ton tout en empoignant le bras de son ancien camarade de lycée.
_ Je vois qu’avec le temps ton caractère de cochon ne s’est pas arrangé ! rétorqua le soldat en bousculant avec son épaule Clément, qui lâcha immédiatement prise. Ah ! C'est vrai ! Toi aussi tu sembles souffrir d'une perte partielle de la mémoire ! Je vais te rafraîchir les idées !
Hugues qui avait amené avec lui plusieurs gros dossiers avec d'écrit dessus : " secret défense " les ouvrant, et les jetant délicatement sur le lit de Marine, qui regardait la scène d'un air terrifié.
Waterworld ! la Noémie ! Le projet F.O.X. ! Le projet Abysses ! Les hommes-poissons ! La bataille ! Tous morts ! Et la compile de toutes les vidéos enregistrées par les différentes caméra de surveillance des cinq dernières heures de la base, dit Hugues en lançant un CD à Clément. J'ai bien aimé la scène de ma mort, y'a pas à dire je suis un bon acteur ... mais je n'arrive largement pas à ta cheville. Ah, oui. J'adore cette photo aussi !
Le soldat venait de sortir d'un dossier une photo de très bonne qualité où l'on voyait Clément enfonçant dans le dos du projet F.O.X. un énorme glaive.
_ Ne me juge pas ! Tu crois vraiment que j'ai pu oublier toute cette histoire ! Et tu crois vraiment que je n'éprouve rien à présent ! Je sais très bien que mon égoïsme et mon sale caractère m'a fait faire des choses horribles ! Il n'y a pas un jour depuis ces six dernières années ou je ne me réveille pas en sursaut, revivant mes meurtres !
Marine en entendant Clément, se mit à pleurer. On pouvait voir dans ses yeux larmoyants une étincelle qui venait de rallumer quelque chose en elle, quelque chose qu'elle avait éteint il y a six ans de cela.
Mais qu'est-ce que tu nous veux à la fin ! Tu voulais te venger ! E bien c'est fait ! Maintenant, sors d'ici ! s'écria Clément en voyant qu'il venait de perdre l'amour de sa vie, empoignant Hugues par le col de son uniforme. Ses yeux étaient à présent devenus verts et lançaient un regard haineux sur le militaire.
Hugues, dégaina à une vitesse surhumaine son pistolet et tira plusieurs fois sur Clément. Ce dernier le lâcha, se tenant la poitrine.
_ Si on y repense, cette situation est un juste retour des choses. Tu me tires dessus, je te tire dessus ... sauf que pour moi il s'agit de bonne vieille balle électrifiantes, dit-il en rengainant son arme. Superbe mutation je dois dire, pas même un petit sursaut ... Bon, cesse donc de faire l'idiot, je ne suis pas là pour me venger. Le passé, c'est le passé.
_ Alors qu'est-ce que tu nous veux à la fin ? dit le jeune médecin en se relevant, retrouvant la couleur de ses yeux.
_ Qu'est ce que je te veux... tu veux dire, rétorqua Hugues tout en donnant à Marine un mouchoir en tissu pour qu'elle s'essuie le visage. Malheureusement, comme à ton habitude, tu arrives un peu trop tard : la guerre entre notre civilisation et celle des homme-poissons est déjà commencée depuis plusieurs années. D'ailleurs, Marine doit bien être la seule personne en ce monde à ne pas savoir ce fait. Peut-être à cause du fait qu'elle n'est même pas accès à Internet ou bien à la TV...
_ C'est pour éviter qu'elle ne souffre plus et que son état ne se dégrade que je la tiens volontairement éloignée de tout ça.
_ Brave Clément, dit le soldat en souriant. Nos très chers dirigeants des Nations Unies ont décidé de donner carte blanche au Conseil de Waterworld ... même s'il a était un tout petit peu décimé avec le temps, pour que nous gagnions cette guerre. Et ils ont décidé qu'il était temps pour toi de racheter des fautes et de reprendre un peu de service.
Alors qu’enfin plus personne ne parlait de la tragédie de Waterworld et qu’il en avait oublié jusqu’au moindre détail, Hugues était revenu d’entre les morts pour lui rappeler ces douloureux souvenirs. La situation était devenue bien plus compliquée durant tout ce temps. En effet la Nation Atlante : celle des homme-poissons, comme on la nommait à présent; avait après avoir attaquée et détruit les différents complexes de la zone DC-14, déclarée la guerre à la Nation Humaine. Contre toutes attentes, et malgré leur supériorité technologique et militaire, ils n'envahirent pas le reste du monde; restant étrangement dans l'ancienne zone DC-14. Mais par contre, ils n'hésitaient pas à massacrer tous les soldats humains qui tentaient de reprendre l'île et à détruire tous bâtiments militaires se trouvant dans cette zone. C'était devenu une " drôle de guerre ", et parmi certaines nations humaines, il y avait de plus en plus de sympathisants à la Nation Atlante. Car s'ils étaient si agressifs que le déclaraient la France, les USA et le Japon, pourquoi ne faisait-il rien à l'encontre de la race humaine ? Pourquoi tenterait-il depuis ces années d'établir une relation diplomatique avec la Nation Humaine ? Et pourquoi s'acharnait à vouloir les éliminer et reprendre une petite île dans le Pacifique, au milieu de nul part ? Toutes ces questions et bien d'autres avaient engendré à présent une crise politique mondiale. Le monde se divisait en deux : les partisans de la paix avec les homme-poissons et les partisans d'une guerre totale contre les homme-poissons. Et malheureusement, c'était les partisans du second groupe qui était à la tête des Nations Unies, mais également du Conseil de Waterworld, qui était devenu à présent : Le Grand Conseil de la Sureté de la Race Humaine.
Clément connaissait très bien la situation actuelle, toutes les chaînes de télévision ne parlaient que de ça depuis plus de six ans. Même si au début, une foule de journalistes t'entèrent d'interviewer les deux seuls survivants de la bataille, avec le temps ils s'étaient tournés vers les politiques et les différents combats se déroulant dans l'ancienne zone DC-14. Durant cette époque, il étudiait tout en patrouillant inlassablement dans le couloir qui menait à la chambre de Marine. L'amiral Darney, avait également posté plusieurs soldats pour éviter que l'on importune la pauvre Marine. Mais avec cette guerre, les soldats avaient dû repartir pour le combat, et il ne restait plus que Clément pour protéger Marine du passé. D'ailleurs, il n'avait plus de nouvelles de l'officier depuis plusieurs années. Mais, malgré cela, il réussit avec brio cette mission, ainsi que ses différents examens universitaires. Il était connu de tous comme un jeune homme charmant, attentionné, et très intelligent. Il travaillait à présent en tant qu'interne aux urgences du même hôpital qui s'occupait de Marine depuis moins d'un an.
Marine durant ses six années avaient passé le plus clair de son temps à lire entre les différents et multiples examens qu'elle subissait chaque jour depuis son hospitalisation. Elle avait perdu la motricité de ses jambes et l'usage de la parole, mais ce n'était pas pour autant qu'elle n'était pas pleine de vie; faisant courageusement ses différents exercices de rééducation. Mais par moment, on pouvait la voir regarder le ciel de son lit, d'un air triste, comme si elle faisait le deuil de quelqu'un. Clément n'aimait pas, par ailleurs, la voir ainsi et lui redonner immédiatement le sourire en lui racontant des anecdotes amusantes qu'il avait vécu à son université. Marine était devenue une très belle jeune femme, souriante et pleine de vie malgré son handicape. Elle communiquait par langue des signes avec les autres personnes et maîtrisée ce langage dans près de dix ldialectes différentes. Clément aussi maîtrisait très bien la langue des signes, mais dans un seul dialecte. Un seul lui suffisait pour pouvoir communiquer avec sa chère Marine.
Même si la mutation de Hugues lui avait permis de ne pas mourir, il était entre la vie et la mort lorsque les soldats s'aperçurent qu'il était toujours en vie. Il avait été transporté d'urgence dans un hôpital militaire sur l'île d'Okinawa, qui était devenu à présent l'avant-poste de la Nation Humaine; alors que Marine et Clément avaient été transporté bien plus au nord, près de la capitale nippone. Sa mutation lui avait également permis de survivre et de guérir complètement, même s'il avait fallu beaucoup de temps pour que son corps ne retrouve la totalité de ses capacités. Il fallut à Hugues plus d’un an pour pouvoir sortir du coma et une autre année pour retrouver l’intégralité de ses capacités motrices. Par la suite, il décida de continuer son service au sein des forces militaires japonaises, et après un court entraînement, il passa les dernières quatre année à participer aux différents combats et aux nombreuses batailles pour la reprise de l'île et de la zone DC-14. Avec le temps, il avait appris à maitriser parfaitement les différentes capacités dût à sa mutation. Par ailleurs, il passait aussi beaucoup de temps à former les nouvelles recrues : car en effet, à présent, tout les soldats qui participaient au conflit étaient des " super soldats ". Grâce à son sang, il avait était possible de fabriquer une formule génétique qui permettait à n'importe qui de muter. Héros de la bataille de Waterworld, il était reconnu de tous comme un soldat exemplaire et d'une rare efficacité. Hugues était passé colonel et dirigeait une des nombreuses sections spéciales : les troupes du S.A.C., Section d'Assaut et de Combat qui combattait depuis des années pour reprendre la zone DC-14, mais surtout l'ancienne île de Yûkyô. Malgré tout, avec le temps, Hugues était devenu un très beau jeune homme, toujours souriant et ayant toujours le mot pour rire, dans n'importe qu'elle situation, même les plus dramatiques.
Il y a quelques heures, on lui avait confié une nouvelle mission. Mais pas n'importe laquelle. Une mission qu'il devait à tout prix réussir, et pour cela on lui avait donné les meilleurs soldats que la Nation Humaines possédait. Mais, il en manquait parmi eux le soldat qui avait la plus puissante mutation connue de toute l'histoire de cette guerre : Clément. C'est pour la réussite de cette mission que le Grand Conseil de la Sureté de la Race Humaine avait décidé qu'il fallait que Clément reprenne son uniforme pour servir de nouveau la cause humaine.
Chapitre 2 : Le temps des regrets
Clément ne savait plus quoi faire. La situation était à présent hors de contrôle, et chaque seconde qui s'éculait l'éloigné de plus en plus de Marine. Hugues en quelques minutes avait brisé son rêve et tous ses espoirs d’être enfin seul et heureux avec elle. Il était à la fois fou de rage, et dans une détresse émotionnelle sans limite. L'officier en voyant le visage de la jeune fille se mit à sourire avant de sortir de la pièce.
_ Je t'attends dans le couloir, tu me rejoindra une fois que tu aura ranger tout ce bazar. Nous partons sur le champ, dit Hugues avant de fermer la porte derrière lui.
Six ans ... six ans se sont écoulées depuis la destruction de la base ..., murmura-t-il en revivant en une fraction de seconde tous les évènements qui l'avaient conduit ici.
_ Colonel ! Colonel de Balois ! Nous avons perdu contact avec l'unité cinq et huit ! hurlait un soldat en interpella son officier supérieur en plein combat.
Cette fois encore, ce qui était la plus grande opération militaire de la Nation Humaine pour reprendre enfin l'île de Yûkyô, était en train de se transformer en la plus grande défaite militaire de la Nation Humaine depuis la guerre contre les Atlantes.
Reprenez moi la plage ! Sans elle nous ne pouvons pas déployer nos blindés ! Et encore moins recevoir nos renforts ! ordonna Hugues tout en rechargeant son arme.
_ Monsieur ...
_ Quoi encore !
_ Nos forces ont débarqué il y a plus de deux heures ...
_ Mais alors où sont-elles !
_ Elles se sont fait anéantir en moins d'une heure par les forces Atlantes ...
Hugues n'en revenait pas. Même après les très nombreuses et différentes batailles qu'il avait mené pour tenter de reprendre cette île, il n'aurait jamais cru que des milliers de super soldats de la nouvelle génération puissent se faire si facilement exterminer. Cette nouvelle génération de soldat, la huitième, avait fait ses preuves lors des précédentes batailles. Elle possédait de nombreuses capacités et pouvait facilement anéantir les unités ennemies.
_ C'est impossible ... nous aurions une fois de plus sous estimé leur force ?, dit l'officier en vidant chargeur sur chargeur, redoublant d'effort pour contenir les hordes de soldats Atlante déferlant sur sa position.
_ Il semble que les forces ennemies disposent elle aussi de nouveaux équipements militaires et de nouvelles armes d'une redoutable puissance.
_ Je me disais bien qu'on avait un peu de mal aujourd'hui pour se débarrasser de ces pots de colle, rétorqua-t-il en souriant. Bon, limitons les pots cassés !
Le colonel de Balois ordonna à l'opérateur radio de donner l'ordre aux restes des soldats combattant sur l'île de quitter au plus vite la zone de combat par n'importe quel moyen. La bataille était perdu, et il fallait limiter les pertes humaines qui était déjà supérieur à toutes les prévisions faites par le QG. Mais la situation de la brigade que commandait Hugues était plus que critique. Les soldats ennemis étaient en train de les prendre par revers, les empêchant de pouvoir s'enfuir vers la falaise, où la flotte était en train de commencer à évacuer les soldats encore en vie. Le seule moyen de se sortir de cette situation était de fuir vers la plage, et d'attendre que des transports aériens et maritimes viennent les évacuer.
_ Allez ! On y va !, lança Hugues, sabre à la main comme le reste de ses soldats, fonçant vers la plage, et massacrant tout les ennemies sur son passage.
Le bruit des explosions, la poussière, l'air mélangé au soufre; tout cela faisait que la brigade avancée sans savoir se qui l'attendait à chaque recoin de la jungle qu'elle était en train de traverser. L'officier se rappelait très bien du chemin, il l'avait dans le passé déjà utilisé pour pouvoir s'enfuir de la plage avec un petit groupe de soldat, et c'était il y a plus de six ans déjà. Hugues avançait, avançait, frappant encore et encore les ennemis qui se jetaient sur lui. Son sabre un moment se brisa et il planta se qu'il en restait dans l'abdomen d'un ennemi. Il prit alors son couteau et son pistolet, utilisant au maximum sa mutation pour continuer d'avancer. Il était enfin sortit de la jungle, du sable se trouvait à présent sous ses pieds. Le reste de sa brigade le suivait de très près, mais avait subis de lourde perte dans cette fuite. L'air marin leur parvenait enfin, leur permettant ainsi de retrouver l'intégralité de leur sens. Un paysage de mort, de sang et de feu s'offrait à eux. Il n'y avait eu aucun survivant des milliers de soldats qui avaient débarqué sur la plage. Il restait que très peu d'équipement en état de fonctionné, mais une navette de débarquement pouvant accueillir le peu de survivant de sa brigade semblait toujours en état de marche.
_ Allez ! Allez ! Montez à bord de cette navette ! hurla-t-il en prenant une mitraillette sur le corps d'un soldat, couvrant le reste de sa brigade qui courait en direction de la navette.
_ Et vous ? demande un soldat en voyant que son officier ne battait pas en retraite avec eux.
Il répondit par un sourire, avant de lui faire un petit signe de la tête pour lui dire de partir. Le soldat le salua, et précipita dans la navette qui était déjà en marche.
_ J'allais pas éternellement lui échapper à la belle, dit Hugues en voyant bien que cette fois-ci sa légendaire chance ne lui serait d'aucune aide. Il ne lui fallut pas longtemps à attendre avant de se faire encercler par tous côtés, une explosion le fit tomber à terre et une autre lui arracha le casque. Mais Hugues, ne se laissa pas pour autant faire, et élimina une bonne dizaine d'Atlantes avant de se voir complètement encerclé par une centaine de soldats ennemis formant un cercle continu autour de lui, sans munition, pour seule arme son couteau. Il sortit de sa cachette.
_ Bon alors, c'est qui le premier ? dit le jeune homme à haute voyant, retirant tout l'équipement qui pouvait le gêner dans son dernier combat. Ben alors ! Vous attendez quoi ?!
Mais sans savoir pourquoi, les soldats se retournèrent tous brusquement vers un énorme débris qui était, il y a bien longtemps, une partie du dôme centrale de la base sous-marine de Waterworld. Une silhouette se rapprochait doucement d'eux, accompagné par une autre silhouette qui fumait une cigarette. Les soldats se retournèrent alors vers la lisière de la jungle, où une autre silhouette portant se qui semblait une robe était en train de regarder la scène. Plusieurs soldats Atlantes se trouvaient auprès d'elle. Elle regarda les deux autres silhouettes, puis regarda Hugues qui était en train de l'interpeller.
_ Bon alors ! Vous vous décidez, j'ai pas toute la journée moi ! s'écria le soldat en faisant des signes de la main.
Elle fit un petit signe de la main, avant de repartir. Les soldats sur la plage rangèrent leurs armes et partirent en direction de la jungle, gardant toujours un œil sur les deux autres silhouettes qui bougeaient plus. Lorsque plus aucun soldat Atlante ne se trouva sur la plage, l'une des silhouette repartit en direction des débris de la base. L'autre silhouette, cigarette à la bouche continua d'avancer vers Hugues lui faisant un petit salut de loin avec sa main. Hugues, rangea son couteau et commença à faire un grand sourire en voyant de plus en plus parfaitement le visage de l'inconnu s'approchant de lui. Un bruit sourd fit redescendre Hugues sur terre, qui attendait depuis plusieurs minutes Clément assis sur une chaise devant la porte de la chambre de Marine.
Marine qui avait séché ses larmes depuis quelques minutes ne quittait pas des yeux Clément qui rangeait en silence les différents dossiers se trouvant sur son lit. Il se passa un long moment avant que Clément ne décide de parler de nouveau, le regard vide.
_ J'aurais aimé que ce jour n'arrive jamais. Même si je savais pertinemment qu'un jour ou l'autre tu finirais par retrouver la mémoire, dit-il en finissant de ramasser tout les dossiers. Si j'ai fait ça, c'était pour te protéger ... uniquement pour te protéger. Je sais que mentir n'était pas la meilleure des solutions, mais c'était la seule pour te permettre de sourire de nouveau. Six ans se sont écoulé depuis la destruction de la base, et que les forces Atlantes, comme on les nomme à présent, se sont rendu maître de l'île de Yûkyô. Mais contrairement à se que tout le monde pensait, au lieu de nous asservir, leur chef s'est exprimé en grec ancien, demandant une armistice, que nous lui avons refusé. Depuis, ils restent sur l'île et nous, nous tentons venant de leur reprendre. Maintenant, il me faut reprendre du service pour une mystérieuse raison. Je sais très bien, je peux le voir dans tes yeux, que ta mémoire est revenue; et que ce sentiment de haine et de vengeance dont j'ai essayé de te protéger depuis ces six dernières années, viennent de s'éveiller en toi. Les yeux ne mentent pas, contrairement aux actes et aux parles. Adieu ... Marine.
Marine regardait Clément partir, ne le quittant pas des yeux. Mais alors qu'il commençait à tourner la poignée de la porte, celle-ci d'un geste jeta par terre sa couverture et se mit fragilement debout. Elle n'était pas complètement stable sur ses jambes, manquant plus d'une fois de tomber. Clément n’en croyait pas ses yeux, Marine était debout et même si elle avait quelques difficultés pour marcher, elle se dirigea lentement d’un pas peu sûr vers lui.
_ Tu remarches ! C’est fantastique ! s’exclama le jeune homme en voyant la scène.
Mais alors qu’il semblait vouloir la prendre dans ses bras, Marine lui tendit une main pour être stable, et le gifla de toutes ses forces avec son autre main. Elle le gifla si fort que même Hugues, qui se trouvait dans le couloir pu entendre le bruit de la gifle, le faisant sortir de ses rêveries
_ Oula ! J’aimerais pour rien au monde être à sa place en ce moment.
Clément sortit quelques secondes après de la chambre de Marine, les dossiers à la main. Il les rendit à Hugues, le regardant avec un regard de tueur, un petit filet de sang s'écoulant de sa bouche et une grosse marque rouge sur sa joue droite.
_ Ce n'était pas ta première visite à ce que je vois, dit Clément en serrant son poing de toutes ses forces.
_ Croyais-tu vraiment que j'allais te laisser faire ton petit numéro à la Majax, indéfiniment ? Non, j'ai bien trop d'estime pour Marine pour te laisser la manipuler ainsi, rétorque Hugues en regardant droit dans les yeux son ancien camarade.
Clément se doutait bien que depuis quelques temps, le comportement de Marine avait complètement changé. Il ne voulait sans doute pas se l'admettre, mais elle avait retrouvée la mémoire, se cachant bien de lui révéler. Hugues était venu lui rendre visite la première fois, il a y plusieurs semaines de cela, juste après être rentré miraculeusement vivant de la dernière défaite des humains pour la reprise de l'île. Malgré sa blessure à la jambe, il avait insisté auprès de ses supérieurs pour être autoriser au plus vite à retourner sur l'île, mais avant, recevoir l'autorisation de parler à Marine. Choses que lui accorda le Grand Conseil.
Marine était depuis son hospitalisation sous la protection du Grand Conseil, personne ne pouvait s'approcher d'elle sans avoir reçu une autorisation spéciale, sous peine d'être sévèrement puni. Le personnelle médicale s'occupant d'elle avait été trié sur le volet, et seule Clément était libre de lui parler. Des agents la surveillaient vingt quatre heures sur vingt quatre, des caméras étaient dissimulaient dans tout l'hôpital. Il est vrai qu'à son arrivée, Marine n'était qu'une adolescente de dix sept ans qui qui avait vue sous ses yeux ses amis s’entre-tuer ou se faire massacrer par des hordes de monstres, et qui avait sous le choc psychologique, perdit l'usage de la parole et de ses jambes avec sa perte volontaire de mémoire. Mais Marine aussi était revenue différente de cet épisode tragique. Elle ne comprit cela que lors de la première visite de Hugues, il y a quelques semaines de ça
Ce dernier avait profité de l'absence de Clément, qui passait des examens, pour pouvoir être seul avec elle. Elle ne comprit pas immédiatement pourquoi un soldat, qu'il lui semblait pourtant familier, lui fit voir un film. Ce film, malheureusement entre-coupé par moment à cause de la détérioration qu'avait subis le DVD d'origine, racontait l'histoire de treize élèves et de leur deux professeurs faisant un voyage scolaire à Okinawa. Au fur et à mesure du film, elle se rappela peu à peu qui était la jeune adolescente qui était en train de faire semblant de dormir sur l'épaule de jeune garçon qui faisait signe au caméraman d’arrêter de filmer. Cette fillette, s'était Marine Fernand. Cette fillette n'était autre qu'elle. Alors que le film se coupait quelques heures avant la mort de Renaud, sur les préparatifs de la fête sur l'île, Marine se rappela de la suite des évènements et des dernières heures qu’elle avait vécu sur l'île de Yûkyô et à Waterworld : la mort de ses amis mais aussi la vérité sur le projet Abysse et F.O.X. Le fait de lui révéler la vérité avait été, pour elle, comme une bouffée d’air. Elle était à présent assez mature pour accepter la triste réalité des faits qu'elle avait vécu à cette époque, et se rappelait enfin qui elle était. Hugues, lui révéla enfin se qui s'était passé durant ses six années, mais surtout de ce qu'il avait été témoin lors de sa dernière mission. Et peu de temps après sa première visite, Marine retrouva peu à peu l’usage de ses jambes. Elle semblait vouloir à tout prix gagner ce combat contre la petite fille peureuse qu'elle était. Hugues avait ordonné au médecin de garder le secret sur l'amélioration de l’état de santé de Marine et de ne rien dire à Clément. L’hôpital appartenant au Grand Conseil, et donc se trouvant sous autorité militaire, le personnel médical se plia aux ordres du colonel de Balois. Même si elle savait que Clément lui mentait depuis le début, elle explosa en larme lorsque les derniers soupçons de son innocence disparurent avec son amour pour lui, il y a quelques minutes de cela.
Se tenant encore debout à présent grâce à la rambarde, se trouvant près de la porte, Marine était en train de se diriger de nouveau vers son lit, voulant se rallonger. Clément, malgré tout, voulu l’aider mais celle-ci repoussa sa main d’un geste violent, lui faisant également savoir que tout était fini entre eux. Se dernier se résigna, tête baissée, et sortit de la pièce en silence.
_ En fait, Hugues, ce qui m'énerve le plus dans toute cette histoire, c'est moi, dit Clément en ne relâchant toujours pas ses poings.
_ Explique le fond ta pensée jeune padawan.
_ Même maintenant, je suis resté cet adolescent stupide qui causa la mort de ses amis et de centaines d'autres personnes par pure égoïsme. Je suis désolé ... désolé de mettre conduit ainsi, désolé de me conduire toujours ainsi, dit Clément d’une voie triste, relâchant enfin ses poings. Je voudrais m’excuser pour de tout se que je t'ai fais et pu dire à ton encontre alors que tu cherchais juste à nous sauver …
_ Alala ! Toujours un métro de retard mon très cher Clément. Mais tu veux savoir, tu n’est plus le même qu’il y a six ans, dit Hugues en regardant son ancien camarade qui relevait doucement la tête. Même si j’ai encore en travers de la gorge le fait que tu es essayé de me tuer, qui sait … un jour, lointain certes, nous pourrions discuter de nouveau ensemble du bon temps une tasse de café en main.
Quelques larmes coulèrent des yeux de Clément. Hugues lui mis alors une main amicale sur l’épaule tout en souriant.
Le temps des regrets est fini, il faut à présent racheter des péchés. J’ai besoin de ta force et de tes différentes capacités acquissent pour accomplir une mission très importante pour l’humanité, mais aussi pour tout les deux. Malgré notre avancé technologique les dernières mutations ne valent pas un millième des notre, mais j'ai entendu dire que la génération neuf était " The Best " en ce qui concerne les super soldat. Enfin on le verra par nous même, car toute la génération neuf participe à la mission. Mais, j'ai besoin de toi sur ce coup là !
Hugues et Clément se dirigeait à présent vers le parking de l'hôpital. Continuant de discuter tout le long du trajet.
_ Tu ne m'as toujours pas dit pourquoi je devais participer à cette mission et en quoi elle consiste ? demanda Clément en appuyant sur le bouton de l'ascenseur.
_ Tu le sera en temps voulu. Pour le moment, je dois m'occuper des préparatifs pour notre S.A.C., répondit Hugues en envoyant continuellement des messages par l'intermédiaire d'un appareil ressemblant vaguement à un " génialisime " attaché à son poignée.
_ S.A.C. comme le projet S.A.C. auquel nous avions participé ?
_ Exactement le projet S.A.C. pour " Section d'Assaut et de Combat ". Le Grand Conseil savait très bien qu'un conflit avec les Atlantes était inévitable. Il décida donc de mettre en place ce projet qui avait pour but de recruter des jeunes adolescents, de les former, et par le biais d'un mutation les transformer en super soldats. Tous les six nous étions amené à devenir la S.A.C. 1, le un pour : " premier génération ". La deuxième génération était l'escouade de Hingins, massacré par ce dernier lors de l'attaque de Yûkyô. La troisième génération jusqu'à la cinquième ont été décimé au fur et à mesure des nombreuses tentatives de reprises de l'île.
_ Et pourquoi nous ? Pourquoi nous avoir choisi ? A cause de Yoshimitsu ?
Hugues se mit à sourire en entendant Clément.
_ C'est bien la première fois que je t'attends parler de lui en le nommant par son prénom. _ Je lui dois bien ça ... même si à présent il n'est plus de ce monde.
Le visage de Hugues s'éteignit quelques secondes.
_ J'aurai moi aussi aimé lui rendre la pareil ... Trêve de rêverie ! Donc, oui et non. Sa présence joua bien entendu dans le choix, mais notre valeur humaine et le fait que nous ne céderions jamais face à un ennemi, même supérieur à nous est le principal motif de notre sélection. Sans compter qu'on l'on était tous du même groupe sanguin que le projet F.O.X. se qui était, à l'époque, une condition inadéquate pour que notre corps ne rejette pas la mutation. Mais de nos jours, grâce aux travaux d'une équipe de scientifiques de la base de Waterworld, tout le monde est apte à subir une mutation. Malheureusement les nouvelles générations ne peuvent dépasser un niveau quatre de mutation. C'est aussi grâce à cette équipe que nous disposons d'un nouveau " génialisime ": le " méga génialisime ". Plus léger, impossibilité d'être détruit par des courants électrostatiques, résistant à de forte pression ou chaleur, capable de lancer avec précision sur une courte ou moyenne distance un tir énergétique. Sans compter la nouvelle génération de tenue et de gilet qui permettent de mieux encaisser les dégâts des armes Atlantes, ainsi que la troisième génération de balle et de munitions capable de transpercer de part et d'autre une armure Atlantes; sans compter que ces petits bijoux sont capable de traverser leur bouclier psychique, comme si c'était une feuille de papier.
_ Et bien, ils font du bon boulot vos scientifiques, dit Clément en sortant de l'ascenseur.
_ A qui le dis tu ! Ce groupe de scientifique n'est autre que celui que dirigé Fabrice dans la base de Waterworld, répondit Hugues en se dirigeant vers sa voiture. Et il continue de faire du très bon boulot.
_ Qu'est ce que tu veux dire ! s'exclama le jeune médecin, stoppant Hugues en lui attrapant l'épaule.
_ Fabrice est toujours en vie. Les Atlantes, grâce à l'aide de leur deux espionnes, apprirent l'efficacité de ce groupe de recherche. Et plutôt que de l'anéantir, ils se sont arrangé pour pouvoir mettre la main sur eux lors de l'attaque de la base sous-marine. Et depuis ce jour, ils travaillent pour eux.
_ Fabrice est donc en vie ! Nous nous devons de lui portez secours !
_ Et c'est ce que nous allons faire ma grande ! Le génie de Fabrice est redoutable, il a inventé des armes redoutables pour nous défendre des Atlantes; il en a inventé d'autres pour les défendre de nous. Nos armes sont quasiment devenu inefficace à cause des nouveaux équipements qu'il a inventé pour eux. Le Grand Conseil veut à tout prix que nous le ramenions dans notre camp.
_ Mais qu'est-ce qui te dis que c'est lui qui a inventé tous ça pour les Atlantes ?
_ Parce que c'est lui qui me l'a dit, dit Hugues en sortant de l'une de ses poches les clefs de sa voiture.
Chapitre 3 : Un vieil ami
Hugues, à présent seul sur la plage, s'était assis sur ce qui était, il y a quelques heures, le siège passager d'une jeep; les yeux fermés, se tenant la tête, tout en souriant et faisant des petits hochements.
_ C'est pas possible ... c'est pas possible, répéta en boucle le soldat.
_ Qu'est-ce qui était le plus impossible ? Que je sois en vie ou que tu sois en vie ?, dit la silhouette qui regardait à présent Hugues.
_ Fabrice ... Fabrice ... Fabrice ... je n'aurais jamais cru pouvoir de revoir un jour, dit Hugues en regardant à présent son ancien camarade, lui serrant la main d'une bonne poigne amicale.
Fabrice avait bien changé depuis l'époque de sa capture. Il était devenu un jeune homme très élégant, mais qui passait presque le plus clair de son temps à inventer de nouvelles armes pour l'armée Atlante, et à se promener sur la plage de l'île. Il portait toujours la même paire de lunettes qu'il y a six ans, un peu petite pour lui à présent. En le regardant dans les yeux, Hugues comprit immédiatement qu'il n'avait plus affaire à la même personne qu'il y avait connue. Il avait perdu son regard naïf d'adolescent pour un regard assez sombre. Il portait des vêtements assez vieux et poussiéreux, avec par dessus une blouse blanche de scientifique tâchée par une énorme tâche de sang dans le dos, avec un troue au centre de cette tâche.
Tu fumes toi ? dit Hugues en lui souriant.
_ Tu sais, on n'a tous nos petites manies. Et je vois que toi tu n'as pas perdu les tiennes avec le temps, dit à son tour Fabrice en jetant son mégot de cigarette au loin d'un geste.
_ Et je vois que toi non plus tu n'as pas perdu les tiennes, rétorqua le soldat en changeant
brusquement le ton de la conversation, gardant du quoi de l'œil les soldats Atlantes qui les surveillaient de la lisière de la jungle.
_ Armures de type α, β et γ. Dix fois plus résistantes que les anciennes, avec une amélioration notoire au niveau des casques qui son équipé à présent d'une SC-115. Les armes blanches sont plus légères de 59% et on gagnait 42% d'efficacité. Les armes énergétiques consomment bien moins d'énergie, ce qui fait que l'on doit changer de cristal après cent tires environ. De plus au niveau de la cadence de tir, il n'est plus nécessaire d'attendre pour tirer; ce qui permet de tirer comme s'il s'agissait d'une arme semi-automatique. Et l'ajout d'un mini bouclier fait qu'il faut tirer huit coups continu pour que vous puissiez espérer qu'une balle traverse enfin le bouclier. Toutes ces modifications font que les soldats Atlantes ont augmenté de 59% leur chance de ne pas mourir ou de subir une blessure mortelle lors d'un affrontement avec votre armée.
_ Je me disais bien aussi qu'il était difficile de s'en débarrasser aujourd'hui ... j'aurai dû me douter que la seule personne capable de rendre inefficaces nos armes en était l'inventeur. Maintenant, la question qui se pose est de savoir dans quelles circonstances tu les as produites.
_ Disons que je ne suis pas aussi libre de mes gestes comme tu le laisses sous-entendre, dit Fabrice en lui faisant bien comprendre qu'il n'était pas pris en otage sur cette île. En contrepartie de ma " collaboration " j'ai le droit de circuler librement, mais sous bonne garde, sur l'île pour " récupérer " du matériel pour mes recherches.
_ Alors, qu'est-ce qui te motive à travailler pour eux ?
_ Je suis et resterai un " électron libre " mon cher Hugues. Mais contrairement à feu mes collègues scientifiques, j'ai certaines obligations à tenir ici. D'où le fait que je n'ai pas, moi aussi, depuis tout ce temps tenté inutilement de m'enfuir d'ici. Allez, il est temps pour toi de partir, tes hommes t'attendent et les autres commencent à perdre patience, dit Fabrice en commençant à s'éloigner, cigarette à la bouche.
_ En passant, arrête donc de fumer, tu vivras pas vieux sinon, dit Hugues avant de monter dans le véhicule de transport.
_ Il a donc changé de camp ... je n'aurais jamais cru ça de Fabrice, dit Clément en entendant l'histoire de Hugues.
_ Tu tires toujours des conclusions trop hâtivement. Notre Majax attitré n'a pas le choix et c'est pour cela qu'il travaille pour eux. Et s'il était vraiment dans leur camp, il ne serait pas intervenu pour me sauver, rétorqua Hugues en invitant Clément à monter dans sa voiture.
_ Alors, qu'est-ce qui peut motiver Fabrice à travailler pour eux ? Je ne le vois pas céder face à des menaces de mort ou à du chantage.
_ Tu y es presque Clément ...
_ Il ne céderait jamais au risque de perdre sa vie ... mais pas au risque de perdre celle de ses amis ! dit Clément en se tournant vers Hugues pour le regarder droit dans les yeux.
_ Bingo ! s'exclama Hugues en mettant le moteur en marche.
_ Fabrice n'est pas le seul survivant ! Il y en a d'autres !
_ Tu vois quand tu veux. Malheureusement, nous ne savons précisément combien il a de prisonniers, survivants de l'attaque de Waterworld, et qui ils sont. Par contre, nous savons où ils trouvent et ça, grâce à Fabrice.
Marine debout près de sa fenêtre, venait de voir partir dans une voiture rouge de sport Hugues et Clément. Connaissant elle aussi tous les détails de la rencontre de Hugues, et l'objectif de la mission à laquelle ils allaient tous les deux participer. Tout comme Clément, à présent, une seule question trottait dans son esprit : qui étaient les survivants ? Elle savait également que l'objectif principal de cette mission était de ramener Fabrice dans leur camp, et non de sauver les otages. Mais elle savait également que ces otages ne serviraient à rien si Fabrice n'était plus là, et qu'ils seraient exécutés sans aucun doute. Hugues avait les mains liées, il se devait d'obéir aux ordres du Grand Conseil, mais pas Clément. Le colonel de Balois avait explicitement demandé la réintégration immédiate du soldat Duroy pour accomplir avec succès cette mission de sauvetage plus que dangereuse; mais le réel objectif de Hugues étaient de sauver Fabrice et tous les survivants.
Mais contrairement à moi, malgré ta réintégration dans l'armée, tu n'es pas condamnable en cas de désobéissance lors d'une mission. C'est pour ça que je suis venu te chercher.
_ Je comprends tout à présent, pendant que tu t'occuperas de sauver Fabrice, je m'occuperai de sauver les otages ... de sauver nos amis, dit Clément comprenant à présent le fond de la pensée de Hugues. Par contre, si tu pouvais rouler moins vite s'il te plaît.
_ Tu n'aimes pas ma voiture ? C'est un cadeau de mon père lorsqu’il a appris que j’étais toujours vivant. Elle en a sous le capot ma superbe lamborghini !
_ Peut-être ! Mais si tu continues à rouler à cette vitesse, tu ne pourras plus en profiter longtemps... et moi non plus par la même occasion.
_ Petite nature va ! s'exclama Hugues en roulant à présent plus prudemment. Content ?
_ Oui, très. Tu disais que nous connaissions l'emplacement où sont gardés les otages grâce à Fabrice.
_ Regarde dans la boîte à gants.
Clément l'ouvrit et trouva un petit dossier dans lequel se trouvaient des plaques de militaires.
_ Major Clément Duroy, S.A.C. 1 - 9 ...
_ Nostalgique ? dit Hugues en souriant.
_ Non, trop de mauvais souvenirs entourent cette dénomination pour que je puisse éprouver de tels sentiments.
_ Toujours aussi râleur toi. Il faudra pourtant que tu fasses avec.
_ Je le sais très bien, répondit Clément en mettant autour de son cou les plaques.
Il commença alors à le feuilleter.
L'unité S.A.C. 1-9 a pour mission de récupérer et de ramener vivant l’ancien chef de projet de la section armement et nouvelles technologies de la base de Waterworld ... bon rien que je ne sache déjà. Mais au fait, vos armes sont toujours efficaces contre l'ennemi ?
_ Oui et non. C'est pour cela qu'il nous faut le génie de Majax, pour que nous retrouvions notre avantage militaire. On suppose que sous les beaux discours de paix des Atlantes, le fait que nous disposions d'armes capables de rivaliser avec leur force militaire les a dissuadés de nous envahir depuis toutes ses années.
_ Mais ce n'est plus le cas à présent.
_ Mais ce n'est plus le cas à présent... donc il nous faut à tout prix Fabrice. Quitte à sacrifier les otages.
_ Chose que je ne laisserai pas faire.
Alors que cela faisait déjà une heure que Hugues conduisait, Clément s'assoupit un instant, revivant les différents moments qu’il avait passés avec Fabrice dans la base sous-marine de Waterworld. Il l’avait toujours écouté et conseillé sans jamais rien demander en retour. C'était l'occasion ou jamais de lui rendre la pareille. Il se réveilla en sursaut, lorsqu'il s'imagina une silhouette de petite taille noire, couverte de sang, lui demander : " pourquoi ? " avant que cette dernière ne lui ouvre le ventre en deux avec un petit sabre.
_ Mon Dieu ! s'exclama Clément se réveillant en sursaut.
_ Ben alors, ta conscience de travail même lorsque tu dors.
_ Qu'est-ce que tu me disais avant que je m'endorme ? demanda Clément en se frottant les yeux.
_ Tu me demandais comment on avait fait pour connaître la position des otages et de Fabrice ... et je t'ai répondu de regarder à la page dix du dossier pour savoir, répondit Hugues tout en allumant la radio. Un peu de musique t'empêchera de te rendormir !
_ Bon alors, page dix … ce sont juste les plans de l'île et de la base de Yûkyô. Aucune indication en ce qui concerne la position de nos amis ou de Fabrice.
_ Ah ! Réfléchies donc ! Comme s'ils allaient nous faciliter la tâche en faisant une énorme croix pour nous indiquer où se trouve le trésor.
_ Là je ne vois absolument pas...
_ Fabrice est un atout majeur dans cette guerre, et ils savent très bien que nous allons tout faire pour le récupérer. Alors où vont-ils le cacher ?
_ Ben je ne sais pas, répondit Clément en tournant dans tous les sens les plans de la base
_ Bonne réponse. Ils ne vont pas le cacher puisqu'ils le cachent déjà depuis le début dans un endroit qui ne figure pas sur ces plans, et que personne ne connaissait sauf quelques soldats et l'officier en charge de commander l'île : les cellules souterrainement de la base, qui se trouve juste ici.
_ Et comment tu peux en être si sûr ?
_ Parce que j'ai fait un long séjour dans ces cellules, et que c'est le seul endroit qui permet d'arriver aussi rapidement sur la plage. Pour que Fabrice puisse me voir et intervenir si rapidement, il devait obligatoirement passer par là. Et comme il n'y a qu'une seule et unique entrée, il devait être obligatoirement en train d'y travailler dedans pour y ressortir.
_ Et en ce qui concerne les otages ?
_ Ils vont les réunir dans le seul endroit de la base qui leur permettra de tous les surveiller à la fois, et de l'es exécuter rapidement en cas de problème...
_ Un endroit qui dit être spacieux... le gymnase de la base ! Où il y a eu la fête !
_ Bingo ! Le bâtiment est encore sur pieds et possède toujours sa toiture ce qui permet d'éviter une localisation par les airs ou par satellite.
_ Mais tu en es sûr ! Je ne voudrais pas remettre en cause ton jugement, mais tu n'as jamais été un grand " stratège ".
_ Moi non, Fabrice oui. En sortant me sauver, il nous a indiqué où il se trouvait. Et en fumant, il nous a indiqué où se trouvaient nos amis.
_ Comment ça ?
_ Le paquet de cigarettes n'était pas un paquet ordinaire, il portait une sorte de cocarde rouge... alors que dans la même poche il avait un autre paquet de cigarettes, bien plus récent, et déjà entamé. Alors, pourquoi vouloir fumer de vieilles cigarettes alors qu'il a des nouvelles ?
_ Pour te montrer le paquet ! Car les paquets avec une cocarde étaient uniquement vendus lors des fêtes ou cérémonies se déroulant exclusivement dans le gymnase de la base, qui servait alors de salle de bal !
_ Tu vois quand tu veux. J'espère que tu te souviens du trajet pour accéder au gymnase ?
_ Vaguement, mais cela va me revenir une fois sur l'île.
_ Fais attention, l'île de Yûkyô n'est plus qu'un champ de bataille, où la moindre erreur t'offrira un allée simple pour l'autre monde. De plus, il nous sera quasiment impossible de recevoir une quelconque aide ou soutien lors de cette mission. Le reste de l'armée va faire une diversion en attaquant l'île à son opposé.
_ Qu'est-ce que c'est que ces photos ?, demanda Clément intrigué par les clichés qu'il avait dans la main.
_ Ce sont les dernières photos satellites que nous avons de l'île ... avant que notre satellite ne soit détruit par un tir sur puissant provenant d'un canon gigantesque se trouvant près de l'ancienne centrale de l'île. Comme tu peux le voir, les anciennes structures sont en partie détruites et celles toujours debout sont utilisées par l’ennemi. Donc fait attention lorsque tu voudras emprunter un bâtiment pour te rendre jusqu'au gymnase.
_ Et qu'est-ce que c'est que ça ? Ce truc sur la plage ?
_ A ça ! rétorqua l'officier en prenant la photo en question. Les restes de la base de Waterworld. Tu croyais faire quoi en faisant tout exposer ce jour-là. Les courants marins ont fait échouer divers débris de diverses tailles sur la plage…
_ Il y en a tellement… on dirait…
_ Un cimetière. C’est le cas. Où crois-tu que les corps de la base ont atterri avec le temps … De plus, avec notre dernière défaite, les corps de milliers de soldats reposent à présent sur cette plage.
_ Et ça, qu'est-ce que c’est ?
_ Un gros morceau n'est-ce pas… c’est une partie de l’ancien dôme central.
_ Et ça va faire six ans que c’est ainsi ?
_ Bien entendu ! Comme si les Atlantes avaient le temps de faire le ménage, s'exclama Hugues en riant. Et c'est par là que nous allons entrer. Donc, prépare-toi à voir l'inimaginable.
_ La plage ne sera pas gardée ?
_ Là encore, Fabrice nous a été d'un grand secours. Il semble qu'il y est une sorte de " gardien " qui vie sur la plage. Les autres soldats en ont une peur bleue, il n'y aura donc aucun soldat sur et aux alentours de la plage. Et pour éviter de le croiser, il nous suffira de longer par la droite de la plage.
_ Le plan a l'air simple et sans danger.
_ Je l'espère Clément. Je l'espère...
Chapitre 4 : Les gardiens
Il devait être aux alentours de onze heures du soir lorsque Fabrice décida de se rendre sur la plage pour récupérer du matériel pour ses recherches. Un gros sac en tissu dans une main, et utilisant l'autre pour allumer une cigarette, il sortit de l'une des cellules souterraines qui avaient été depuis réaménagées en laboratoire de recherche. Plusieurs soldats Atlantes le suivirent, mais lorsqu'il commença à descendre sur la plage, tous s'arrêtèrent spontanément et se mirent à le surveiller de loin. Fabrice commençant par soulever plusieurs corps, et s'aperçut assez vite que quelqu'un d'autre était passé avant lui.
_ Il ne lui aura pas fallu longtemps, dit-il en se dirigeant vers l'énorme débris de l'ancien dôme central de la base de Waterworld. Il pourrait au moins attendre que le vent se lève pour faire ça ...
Une épaisse fumée noire se dégageait d'un énorme brasier sur la plage et cette fumée avait une épouvantable odeur de chair brûlée qui avait envahi toute la plage et ses alentours. Par moment, des coups de feu retentissaient dans le brasier, ainsi que des explosions qui ne faisaient que aire grossir les flammes du brasier qui s'élevaient à plusieurs mètres de haut.
Tu as a oublié quelqu'un un là bas, dit Fabrice en se servant du brasier pour allumer une cigarette. C'était la dernière, ajouta-t-il avant de jeter son paquet vide dans le brasier.
Une silhouette humaine se dessina derrière le brasier, ne prêtant même pas attention à Fabrice, continuant d'entasser les corps des soldats morts lors de la dernière bataille qui avait eu lieu sur l'île. On pouvait voir la lumière des flammes gigantesques d'autres brasiers qui brûlaient sur toute la plage, illuminant les environs d'un rouge écarlate.
_ C'était les derniers, dit la silhouette en répandant de l'essence sur une montagne de corps.
Fabrice regarda furtivement derrière lui, et les quelques corps qu'il avait inspectés il y a peine une minute n'étaient plus là.
_ On peut dire que tu es d'une rare efficacité en ce qui concerne le nettoyage de la plage, dit le scientifique tout en s'asseyant sur une chaise de bureau portant le sigle WW.
Lorsque la silhouette gratta une allumette, avant de la jeter sur les centaines de corps qui s'enflammèrent immédiatement, on put entrevoir son regard qui glacait le sang de n'importe quels soldats Atlantes. Mais Fabrice, lui, n'éprouver aucun sentiment de peur en sa présence, préférant profiter de cette dernière cigarette.
_ Tu devrais retirer les chargeurs et les armes avant de les brûler, ça va encore faire une de ces cacophonies durant toutes la nuit, dit le jeune homme en continuant de fumer sa cigarette.
_ Et ? Ce n'est pas comme si tu pensais dormir ce soir, dit-elle avant de lancer un paquet neuf de cigarettes à Fabrice.
_ Exact. Mais, certaines personnes sur cette île, ont quant à elles, besoin de dormir, dit Fabrice en prenant une cigarette du paquet avant de l'allumer grâce à une boîte d'allumettes qui atterrit sur ces jambes.