Excerpt for Les petites enquêtes de Tanguy Pétillon by Gérard Porcher, available in its entirety at Smashwords


Gérard Porcher







Les petites enquêtes de Tanguy Pétillon



















Éditions Dédicaces






Les petites enquêtes de Tanguy Pétillon



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Couverture : © Daniel Budiman

Jakarta, Indonésie







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Gérard Porcher








Les petites enquêtes de Tanguy Pétillon
























Avant-propos





Ces petites enquêtes du commissaire Tanguy Pétillon, sont des petites histoires que j’ai écris pour participer à des concours de Polar dans certaines villes. Ces nouvelles ont été écrites sur des thèmes bien précis, demandées par les organisateurs. En respectant les dix pages imposées.

Par la suite, j’ai pensé qu’en les regroupant, je pourrai en faire un livre. Et voilà le résultat, j’espère que cela vous plaira.




L’auteur







Le cantonnier et le meurtre




1



Comme à son habitude, Gilbert passait la soufflette sur le trottoir. C’était l’automne, la température en baisse, avait vite refroidit l’atmosphère. Le vent, le froid avec la descente de la sève, faisait tomber les feuilles des platanes qui longeaient la voie principale de la ville. Méthodiquement, Gilbert, emmitouflé dans son polaire, poussait les feuilles mortes, les mettant en petit tas. La voiture ramasseuse les enlèvera plus facilement. Gilbert pensait que ce travail ne le déplaisait pas, mais…. Policier municipale cela serait mieux… Ce sera pour plus tard. De toute façon il n’y a pas de sot métier, il n’y a que de sottes gens. Cantonnier est un métier qui a disparu. L’homme qui à une époque passait son temps à tenir le balai pour nettoyer les routes, est révolu. C’est vrai que dans les années cinquante à soixante, il n’y avait pas de soufflette ou de voiture balai. Et les pauvres cantonniers avec des journées de huit heures, avaient pour la plupart des cals aux mains, où pour certain au menton…

Maintenant avec ces soufflettes et ces balayeuses, le travail était facilité. Le travail manuel avait disparu. Même les papiers ou divers détritus sont ramassés par une pince à rallonge. Mais voilà, Gilbert avait besoin de travailler. La crise, l’oblige à être là, dans cette rue et peut importe le métier. Dès l’instant qu’il ramène de l’argent à la maison. Et suffisamment pour nourrir sa progéniture. Il venait de se marier et espérait avoir rapidement un enfant.

Gilbert continuait son incessant va et vient avec la soufflette, Dans ses écouteurs, la musique lui titillait les tympans. Le rap, il aimait ça, mais aussi Baschung, Renaud. Cela lui rappelait son enfance, quand son père écoutait ces chansons. Ou quand il jouait de la guitare, ouh la la… Bonjour les oreilles. Surtout quand il chantait « Aline ». Et j’ai pleuré, pleuré é, vas-y pleure que je lui répondais.

Soudain son attention est attirée par un monticule bizarre. Derrière un arbre, un gros tas de feuilles mortes semblait recouvrir quelque chose. Il arrêta sa soufflette et retira ses écouteurs. De ce tas de feuilles mortes, un bras en sortait. Avec son pied il dégagea quelques feuilles et oh ! Surprise, il y avait un corps. L’homme semblait dormir, Gilbert se baissa et remua un bras. Pas de réaction.

Il est mort se demanda-t-il ?

Il vit soudain une mare de sang sous les feuilles et la tête légèrement dégagée des feuilles, montrait le visage d’un homme d’une quarantaine d’années. En plein front, il y avait un gros trou étoilé.

Il a prit une balle en pleine tête, se dit Gilbert.

Il faut que j’appelle mon chef. Il se chargera d’appeler la police. Gilbert, en attendant que tout le monde arrive, s’assoit sur une crotte de mammouth. Une demi-heure plus tard, un grand gaillard à l’aspect rustre arrive. Il regarde le corps inerte. Dubitatif, il fixe Gilbert d’un regard éteint. Il était un peu paumé, sans réaction. Gilbert le sortit de son mutisme en l’apostrophant.

- Chef, il faut appeler les pompiers et la police. On ne peut pas rester là comme ça. Il faut faire quelque chose.

- Oui tu as raison, j’appelle les collègues de la police muni-cipale. Ils vont s’en charger.

Gilbert, en entendant le mot police municipale était ravi. Voir comment elle allait procéder. C’était peut-être son futur travail. C’est ce métier qu’il voudrait faire. Aider les gens, régler la circula-tion. Faire un peu de social en aidant les personnes âgées. S’occuper des jeunes en détresse dans ce monde cruel, ces jeunes qui ce trouvent dans la délinquance. Perdus dans les méandres d’une vie morne et sans lendemain. Il s’est inscrit à des stages de formation pour devenir policier municipal, et dans six mois, il passera son concours. Si il est reçu, terminé de pousser la soufflette.

Gilbert était jeune, trente ans, mesurant un mètre quatre vingt dix et pesant quatre vingt dix kilos. Sportif à ses heures perdues, il aimait faire du jogging. Etant jeune, il avait pratiqué le foot, le basket et le handball. Il était content de son mariage, il aimait sa femme. Tous les deux, ils voulaient créer une famille.

Au loin plusieurs voitures arrivent à vive allure, les gyro-phares tricolores allumés, éclatent violemment dans ce ciel qui s’assombri de plus en plus. Les agents demandent aux badauds, qui commencent peu à peu à s’agglutinés, de s’éloigner. Le chef de la police municipale est en communication avec la police nationale. Pendant que quelques policiers ceinturent le secteur avec un ruban jaune. Ce trottoir, que Gilbert n’a pas eu le temps de nettoyer, devient une scène de crime. Il s’approche de la Police Municipale et parle avec l’un des policiers avec qui il avait de bonnes relations.

- Alors Gilbert, c’est toi qui à découvert le corps ? Tu va avoir droit aux honneurs, peut-être passé à la télé. Eh, qui sais ! Comment tu l’as trouvé le macchabé ?

- Il était là, recroquevillé, derrière cet arbre, recouvert de feuilles. Pour savoir si c’était un SDF qui dormait, j’ai dégagé avec mon pied quelques feuilles et là, j’ai vu ce corps raide, mort. Je l’ai laissé comme je l’ai trouvé et j’ai appelé mon chef. Mais t’es fou, je ne veux pas passer à la télé, moi, j’aime la tranquillité.

- Bon on va attendre que la Police Nationale et la scientifique fassent leur travail.

Les sirènes hurlantes des pompiers et de la police retentirent un peu plus tard, réveillant un peu le quartier. Les deux voitures s’arrêtent près de la scène de crime. De la voiture de police trois hommes en sortirent, ils se dirigèrent vers l’arrière de leur véhicule et sortirent du matériel. Les hommes s’habillèrent avec des vête-ments blancs. Des coiffes sur la tête et des recouvres chaussures, et les voilà transformés en astronaute. Vu de loin, cela ressemblait à une image lunaire. Les couleurs rouges et bleus des gyrophares transperçaient l’espace et ses hommes tout de blanc vêtus, dans cette torpeur de nuit naissante, avant l’heure, donnaient une image apocalyptique.

Les pompiers attendent que le médecin est fini son travail pour emmener le corps. Deux policiers, marchent de long en large cherchant quelque chose sur le trottoir.







2



Une voiture arrive à vive allure, elle s’arrête auprès de la police. Gilbert en tant que témoin principal est toujours là, répondant à quelques questions aux policiers. Il voit sortir de la voiture deux hommes. L’un de taille moyenne, trapu avec un léger ventre, fine moustache sur un visage ovale. Le front dégarni avec quelques cheveux grisonnants tombant sur les tempes et la nuque. Vêtu d’un jean bleu marine, tenu par une ceinture mexicaine, bien visible. Il avait une chemise blanche, sans cravate et une simple veste bleue marine. Son compagnon grand, environ deux mètres, imberbe, les yeux d’un vert animal comme ceux d’un aigle. Un regard qui paralyse les récalcitrants. En les voyants, Gilbert se disait qu’ils ressemblaient un peu à Laurel et Hardy. Un petit et un grand ensemble cela fait bizarre. Il avait envie de rire en les voyants se diriger vers le corps, mais il se retint.

- Bonjour messieurs, je suis le commissaire divisionnaire Tanguy Pétillon et mon adjoint le capitaine Jérôme Argel. Alors docteur, il est mort comment ?

La question avait été nette et précise, cette homme ne prenait pas de gants en arrivant sur la scène de crime.

- Il a reçu deux balles, commissaire. Une a pénétré en dessous du cœur. Il n’est pas mort sur le coup, et la deuxième en plein front l’a achevée. Mort sur le coup. A l’autopsie je vous dirais de qu’elle sorte de balle il s’agit. Je pense à du gros calibre.

- Il y a combien de temps qu’il est mort ?

- Environ, trois à quatre heures, le corps est déjà froid. Avec ce temps glacial, les membres sont devenus rigides. Quelques mou-ches nécrophages ont commencés leur travail. Je dirais, vers les quatre heures du matin. En voyant les traces de sang sur le trottoir, vous verrez qu’il a été abattu là-bas à cinquante mètres, puis il s’est écroulé au pied de l’arbre. A la première balle, il n’est pas mort sur le coup, il a fait quelques pas et ensuite il a été achevé d’une balle en plein front. C’est le jeune homme, là-bas, celui qui a une soufflette sur l’épaule qui l’a découvert.

- Ah oui, le cantonnier, je croyais que ce métier avait disparu, dit le commissaire divisionnaire.

Gilbert qui avait entendu la réflexion du commissaire, lui répondit bravement. Mesurant bien ses paroles, il avait quand même à faire avec un commissaire divisionnaire, donc prudence se dit-il.

- Monsieur le commissaire, il est vrai que ce métier de cantonnier comme on le connaissait dans les années 1950 à disparu. Mais maintenant, on travaille avec des soufflettes et des balayeuses. Eh oui commissaire, on est moderne et il n’y a pas de sot métier, il n’y a que...

- Je connais la suite jeune homme, bravo pour votre réponse. Alors vous avez découvert le corps ? Avez-vous remarqué quelque chose d’inhabituel sur ce trottoir ?

- J’ai bien vu quelques balles, par ci par là, les gars en blanc les ont ramassées. Sinon rien de spécial !

Gilbert se dit que ce commissaire lui plaisait, sa façon de parler d’une façon claire et net, ses positions tranchées. Avec lui pas de fioritures, tous devait marcher droit. Gilbert aimait ça.

- Je vous remercie jeune homme, vous restez à ma dispo-sition au cas où j’aurais d’autres questions à vous poser.

- Attendez, commissaire, pendant que j’y pense, j’ai vu quelque chose que je n’avais pas remarqué ce matin. Et ces traces n’étaient pas là hier.

- Quoi donc, jeune homme ?

- Vous voyez ces crottes de mammouth, ces grosses bosses sur le trottoir, il y en a une qui a des marques bleues. Comme si une voiture l’avait heurtée.

- Cela s’appelle des crottes de mammouth ces machins là ?

- Vous voyez commissaire, un simple cantonnier, non un simple agent de la voirie, vous apprend des choses.

Le dialogue passait bien entre les deux hommes.

- C’est bien jeune homme. Je vous remercie, continuez comme ça vous irez loin.

Le commissaire était un peu désarçonné par les réponses de ce jeune homme, mais content de voir un jeune ayant de la répartie. Il se tourne vers les hommes en blanc, leur demande de prendre des prélèvements, sur ces fameuses crottes de mammouth. Les hommes de la police scientifique s’exécutent. Des flashes zébrèrent l’espace, les photographes de la scientifique et aussi de la presse, étaient à pieds d’œuvre. Les scientifiques le travail terminé, ramassèrent leurs affaires et partirent, suivis par les pompiers qui emmenèrent le corps. La police municipale et la nationale restant les derniers pour remplir leurs procès-verbaux.

Puis Gilbert se retrouva seul. Non pas seul, un homme s’approche de lui, un carnet à la main.

- Bonjour jeune homme, je peux vous poser quelques questions.

Gilbert se retourna et regarda cet homme, de suite il comprit qu’il s’agissait d’un journaliste.

- Bien sur, monsieur, que voulez-vous savoir ?

- Expliquez-moi comment vous avez découvert le corps.

Et Gilbert se mit à raconter sa découverte matinale, ne voyant pas qu’une caméra le filmait. L’entrevue terminée, les hommes saluèrent Gilbert, qui d’un seul coup s’aperçut de la caméra.

- Mais vous m’avez filmé ?

- Eh oui jeune homme, vous passerez sur la trois ce soir.

Gilbert resta estomaqué, il resta pantois en regardant les deux hommes regagner leur véhicule, une C5 avec le 3 écrit en grand. Méthodiquement, il reprit son travail. Ses pensées étaient sur l’enquête, des questions tournaient dans sa tête. Un mort, des balles et des traces du choc d’une voiture sur un mammouth. Mais pas d’arme. Je suis sur qu’il a balancé son arme quelque part mais où. Bon laissons faire la police, c’est leur boulot. Et puis ce flic, ce commissaire, il était trop marrant. Mathias le policier municipal, ne c’était pas trompé, je vais passer, à la télévision.

Le lendemain le commissaire se rendit à l’institut médico-légal. Le corps était là, étendu sur une table en inox. Une grande cicatrice en forme de croix sur la poitrine. Il avait mit une tenue blanche et mit un masque. Il n’aimait pas cet endroit, ça sentait le mort et le formol. Il ne pouvait jamais s’y faire à ces endroits lugubres, cet anti chambre de la mort. Le médecin ressemblait étrangement au Professeur Tournesol, de Tintin et Milou, il lui montra la balle retirée du corps, puis les papiers du mort.

- Voilà commissaire, suite à l’autopsie j’ai retiré la balle, comme prévu c’est du 9 mm. Notre homme est mort hier, à environ 4 heures du matin comme je vous l’avais dit. Deux balles, une auprès du cœur et l’autre en pleine tête qui l’achevée. C’est un règlement de compte, commissaire.

Le commissaire mit un gant de chirurgien et prit la balle. Il l’a fit tournoyer entre ses doigts. Puis la reposa dans le bassinet en inox.

- Merci docteur. C’est bien du 9 mm parabellum. Je pense à un Beretta ou peut-être à un Glock. Voyons les papiers maintenant, alors il s’appelle : Julien Pinoche, docteur en médecine, spécialisé en chirurgie plastique. Il travaille à l’hôpital Emile Roux à Limeil-Brévannes. Tiens, tiens ! Chirurgie plastique.

- Oui commissaire. Modifié les visages était son travail. Et là, à mon avis, notre homme c’est fait descendre par un truand, à qui il a du faire une chirurgie faciale. Et comme remerciement, il le descend.

- Et les prélèvements. Sur quoi déjà, ah les crottes de mammouth. Où en est-on ?

- Pour ça, voyez mon collègue, dans le bureau au bout du couloir.

Le commissaire alla voir le collègue. Il frappa sur une porte où il était noté, lieutenant M. Pinot, police scientifique. Ce nom lui disait quelque chose. Une voix lui demanda d’entrer. Son visage lui disait quelque chose aussi. Mais oui ! Michel, on a étudié ensemble. Les quelques années de Fac, lui revinrent en mémoire.

- Bonjour commissaire Tanguy Pétillon. Comment vas-tu ? Dix ans que l’on ne s’est pas vu. Une paille tout cela. Je me rappelle encore de nos études sur les bancs de l’université, c’était le bon temps. Qu’est-ce qu’on s’est marré.

- Michel ! Comment ça va ? Tu travailles à la scientifique maintenant ? Moi aussi je me souviens de ces moments merveilleux.

- Oui, après des études en science et un peu de médecine, je suis entré dans la police et me voilà. Cela fait quinze jours que je suis ici. Nouvellement muté, après un passage à l’école de police à Cannes-Ecluses.

- Venons-en à notre affaire. Les prélèvements de la crotte de mammouth, ça donne quoi ?

- Ah cela s’appelle comme ça, ces engins que l’on met au bord des trottoirs, pour empêcher les voitures de se garer.

Décidemment, ces crottes de mammouth, ne sont pas connu, c’est toujours avec étonnement que les gens en parlent. Ce jeune homme nous en apprend des choses.

- Oui c’est le cantonnier, que l’on nomme maintenant agent de la voirie, qui me l’a dit.

- Alors, la couleur est bleue azur et d’après les analyses que l’on a faites, on a trouvé son numéro et son origine. C’est une Nissan Prius de 2006. En téléphonant au concessionnaire il nous a donné son immatriculation. Et voilà, à la Préfecture il m’on donné son nom et son adresse. La balle que l’on a retirée du corps est du 9 mm. A toi de retrouver l’arme, moi je pense à un Beretta ou à un Glok. Nous n’avons rien trouvés de particulier sur lui. Pas trace de coups sur le corps. Sur le terrain, rien de particulier, à part les quatre balles. C’est une exécution mon cher collègue. Cela me fait bizarre de t’appeler ‘cher collègue’ maintenant.

- Eh oui, Michel ! C’est comme ça. Il faudra s’y faire.













3



Ah ! Le progrès de la science. Une trace de peinture sur un objet et voilà, on retrouve le propriétaire de la voiture. Alors voyons voir : il s’appelle Alberto Cipriano, né le 5 juillet 1957 à Corté en Corse. Son domicile Rue des Passereaux à Créteil. Bien tout cela. Je pris congé de Michel et me rendis à mon bureau.

- Capitaine Argel, voici les coordonnés de la voiture qui a cogné contre la crotte de mammouth, faites une recherche dans le fichier du grand banditisme. Avec de la chance on trouvera notre suspect.

- D’accord chef, l’enquête avance ?

- Oui ! On connait le mort, un chirurgien plasticien. Je pense qu’il a changé le visage d’un individu recherché par la police. Cet homme, de peur que le médecin parle un jour, a préféré l’abattre. Se mettant ainsi à l’abri. On connait la voiture et son propriétaire qui est le tueur. Les balles retrouvées sont des 9 mm. Et on pense à un Beretta ou un Glock. Ah ! au fait, tu as le téléphone du jeune homme qui a découvert le mort ?

- Tenez chef, le voilà. Pour l’instant je n’ai rien à l’écran. Ah, attendez, voilà notre homme. Une vraie tête de mafioso. Oh lala, quel pédigrée. A participé à plusieurs vols de bijouterie, il aurait abattu un policier. Recherché pour kidnapping, vols avec violence, meurtres. Eh bien, sacré lascar.

- Mais ça c’est le visage avant son opération, comment est-il maintenant ?

Pendant que le capitaine Jérôme Argel imprime la photo, je téléphone au jeune homme. Je l’aime bien ce garçon, à mon avis il ne fera pas carrière comme cantonnier. Je le vois plutôt comme policier. J’ai remarqué qu’il regardait avec beaucoup d’intérêt le travail de la Police Municipale et de la police scientifique. Je vais lui confier un petit travail, cela le mettra en condition pour son futur travail. La sonnerie retentit au loin, puis une voix jeune me répond.

- Oui, Gilbert au téléphone, que me voulez-vous ?

- Bonjour jeune homme, j’ai besoin d’un coup de main. Pourriez-vous m’aider ? J’aimerai que vous me fassiez une recher-che. Tout en passant votre soufflette, vous regardez tous ce que vous trouvez d’anormal, sur le trottoir, les caniveaux et les jardins des environs du crime. Comme vous connaissez bien cet endroit, cela sera facile pour vous de trouver ce que je cherche.

- Vous cherchez quoi ? Commissaire.

- Un pistolet surement muni d’un silencieux. Le voisinage n’ayant pas entendu de coup de feu, je pense que l’arme, avait un silencieux. Surtout ne touchez à rien si vous découvrez quelque chose.

- D’accord commissaire, je vais voir ce que je peux faire. Je regarderais même dans les grilles d’égouts, on ne sait jamais.

Je raccrochais. Je crois que je peux lui faire confiance, surement qu’il me trouvera quelque chose. Maintenant allons visiter le domicile de ce Corse, on trouvera surement des indices.

- Capitaine, allons voir cet homme à son domicile. Vous avez une arme ? Bien !allons-y.

J’avais comme une intuition, je sentais que quelque chose allait se passer. Ma raison me commandait d’être prudent, par moment j’ai comme un sixième sens qui me titille le cerveau. Et là, je sentais quelque chose de profond en moi. D’après les renseigne-ments qu’a trouvés le capitaine, ce truand a tué un policier, puis cet homme que l’on a trouvé mort, abattu de sang froid. Un homme averti en vaut deux, comme on dit.






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