Brigitte Willigens
Au gré de ma plume

au fil de ……
éditions Dédicaces
Au gré de ma plume... au fil de...
© Copyright - tous droits réservés à Brigitte Willigens
Toute reproduction, distribution et vente interdites
sans autorisation de l’auteur et de l’éditeur.
Couverture : A. Robert
Dépôt légal :
Bibliothèque et Archives Canada
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Un exemplaire de cet ouvrage a été remis
à la Bibliothèque d'Alexandrie, en Egypte
Pour toute communication :
http://www.dedicaces.ca
info@dedicaces.ca
Brigitte Willigens
Au gré de ma plume

au fil de ……
Préface
Née en région parisienne mais habitant depuis son enfance dans les Alpes françaises, Brigitte Willigens s'est inspirée de cette belle nature pour donner à sa plume une élégance incontournable.
Très présente au sein de sa commune en tant que Conseillère municipale chargée des affaires sociales et de la culture ainsi que d’associations humanitaires, cette grande dame d'une maturité consciente, sereine et profonde se distingue par sa générosité infaillible.
Ce recueil de poésies est le quatrième de sa plume. Brigitte possède une grâce qui confère à son art la fraicheur et la fluidité, telle une fleur aux pétales de roses. Elle chante l'harmonie avec la nature dont la source d'inspiration s'exprime à travers le symbolisme des mots et par un envol d'images. Elle nous invite fortement à pénétrer dans son jardin de vie.
Le chant du poème ! Combien le rythme est essentiel à la vie du texte, combien les vibrations sont indispensables à la transmission d'une pensée, d'un sentiment, d'un constat. Tout transmettre par le chant des mots, c'est bien ainsi que procède cette poète qui évoque ses vers avec beaucoup de délicatesse.
Quelquefois mélancolique pour exprimer ses moments de tristesse, elle nous rappelle tout de même qu'il est bon de vivre et nous fait voyager autour de la beauté des sens, de la nature et de l'amour.
Ce recueil est une poésie de moments privilégiés. Poèmes à lire d'une voix intérieure. En parcourant ce recueil de poésies, cette lecture m'a procuré de bien douces émotions.
Que ce soit en rimes ou en prose, nous serons emportés par cette belle mélodie poétique.
Francine Minville
Poète et parolière
Retour de plume
Ma plume s'est délicatement remise à danser ou plutôt courir
Sur cette page que je croyais devoir rester blanche pour tout l'avenir.
Ma muse aurait-elle retrouvé mon adresse après une si longue absence
Qui m'obligeait contre mon gré à ce si long et coupable silence ?
Les mots se tenaient cachés, prêts au retour, derrière ce voile épais
Ils n'avaient pas disparu mais, tapis dans le néant, ils attendaient....
Une douce brise a séché le chagrin qui avait perlé au bout de mes cils
Et le sourire du bonheur s'est doucement redessiné sur mes lèvres fragiles.
Que serait-il arrivé sans le retour de ma plume sur ma page immaculée
Qui semblait être vouée sans espoir de retour à sombrer dans l'éternité,
Comme une feuille morte emportée au gré du vent au milieu du néant
Malgré tous les efforts semblant vains pour une renaissance de talent.
Quel bonheur de sentir à nouveau glisser de mon âme et de mon cœur
Ce flot de rimes et de mots empreints de couleurs et de douces saveurs,
Quelle impatience de retrouver le rythme et l'abondance d'inspiration
Pour enfin réaliser que le rêve de poésie n'est plus un champ de désolation.
Au fil de l'eau

Bord de mer
Nos pas s’impriment délicatement sur le sable chaud
Et s’effacent aussi vite, à chaque retour de vague.
Les embruns délicats multicolores
Dans les rayons du soleil au zénith
Forment un rideau de perles
Sans cesse renouvelé,
Dansant et s’évanouissant.
La plénitude envahit nos cœurs
Et le chant mélodieux du ressac
Accompagné d’une douceur acre et iodée
Nous fait paraître dans un tout autre univers.
Sur ce rivage …
En marchant sur cette plage, main dans la main,
Rêvons, sans souci, et sans peur du lendemain,
Evoquons sans détours le fond de nos sentiments
Pour faire taire définitivement tous nos tourments.
La luminosité du ciel qui se reflète sur l’océan
Semble éclairer nos pensées prêtes à resurgir du néant
Et l’absence de mots, et l’écho de nos soupirs amers
Traversent douloureusement ce silence bruyant de la mer.
Laissons se noyer dans ces flots et remous incessants
Toutes les petites rancœurs amoncelées au fil des ans
Et semons vers l’avenir des projets d’amour florissants.
Cette immensité nous est témoin de ce nouveau départ
Pour que tombent enfin et pour toujours ces remparts
Et que jaillisse pour l’éternité un amour pur et sans fard.
Errance sur la plage
Par cette journée sombre et froide du cœur de l’hiver
Je promenais mon corps somnambule sur cette plage,
Regardant au loin pour embrasser l’univers,
Et cherchant dans l’infini une planète sans âge.
Mes pieds nus sur le sable humide imprimaient leurs traces,
Comme pour faciliter le retour probable vers la réalité ;
Je ne me retournais pas craignant qu’elles ne s’effacent,
Alors qu’à l’instant présent j’avais besoin d’éternité.
Le soleil timide et couchant semble se noyer dans l’océan,
L’horizon, dans ce mélange de couleur, se confond avec l’infini,
Les portes du ciel semblent grincer sur leurs gonds de diamant,
Et l’atmosphère chaleureuse mais glaciale provoque un doux tournis.
Au milieu de cet étrange spectacle de sons et de lumières,
Les voiles gonflées d’une petite et légère embarcation,
Tendues par mille projets d’espérance et comme en prière,
Se détachent sur ce ciel assombri et cherchent l’évasion.
Par cette journée sombre et froide du cœur de l’hiver
J’ai promené mon corps somnambule sur cette plage,
Regardant au loin pour embrasser l’univers,
Et j’ai trouvé dans l’infini une planète sans âge.
Calme et douceur
Le long de ce paisible canal
Je me suis promenée lentement
Empruntant le chemin de halage
Et jouissant d'un moment merveilleux.
Sur l'eau si étale
Glissait lentement une péniche
Et les rayons du soleil
Traversaient les feuillages dorés.
Dans le silence plein de doux bruits
J’ai perçu plus loin le chant du coucou
Le bruissement des ailes de papillons
Et le tintement du clocher du village.
Instants magiques où l'on peut oublier
Momentanément tous les soucis
Et jouir des bienfaits du silence
Et de la douceur du jour qui tombe.
Effets cascade
Mon tendre Ami, allons faire une petite escapade
Par cette superbe matinée d’automne,
Pour sortir de nos promenades monotones,
Nous dirigerons nos pas vers ma belle cascade.
Ô merveille, lorsque nous l’apercevons après un détours
Choisi en entendant le joyeux vacarme
De cette eau jaillissante, plein de charme
Dont le son rappelle un peu le roulement du tambour.
A peine arrivés aux abords de cette superbe chute d’eau,
Nous ne pouvons nous empêcher d’applaudir
A cette féerie de sons et de gouttelettes prêtes à rebondir
De rocher en rocher, offrant un sublime tableau.
Assis dans l’herbe fraîche, sans jamais se lasser,
Jouissant de cette douceur après l’été de canicule
Nous avons glissé doucement vers le crépuscule
Et sommes restés sans voix et tendrement enlacés.
Admirant cette cascade qui nous éclabousse
Et, dans ses jaillissements, génère une écume
Nous percevons en contre-jour, comme un nuage de plumes.
Nous nous étendons langoureusement sur un tapis de mousse.
Puis, songeant au retour dans notre chère vallée
Nous suivons prudemment la pente vers le ruisseau,
Nous imprégnant une nouvelle fois de merveilleux chants d’oiseaux
Et gardant au fond du cœur et des yeux, cette sublime journée.
Ce n’était rien, qu’une simple cascade à flan de montagne,
Mais, contemplée ensemble, dans un esprit plein de sérénité,
Ce paysage est pour nous, mon tendre Ami, dans sa simplicité
Un évènement que nous pouvons fêter avec une coupe de Champagne !
Le Lac du Poète
Les rives sauvages du lac de notre grand poète
Eclairées par les derniers rayons du soleil couchant
Transcendent l'ambiance poétique et romantique
Qui imprègne tout un chacun qui s'y attarde.
La brume translucide, délicatement colorée et parfumée
Semble envelopper d'une chape de mystères
La vision des monts qui se reflètent sur l'onde
Frémissant au passage d'une douce et délicate brise.
La poésie de ce site merveilleux et émouvant
Enchante nos pupilles et nos cœurs à l'écoute,
Et cet oiseau qui plane dans le ciel aux mille couleurs
Nous évoque la vie dans sa plus grande liberté.
L’orage est passé ….
Une petite virée dans la campagne pour me ressourcer
En traversant ce joli petit bois jusqu’à l’orée
Je suis enfin arrivée aux bords du petit étang
Dont la contemplation m’offre de si doux moments.
L’orage est passé …
En distraction apaisante, je lance ces pierres rondes
Qui rebondissent à la surface plane de l’onde,
Et s’élèvent élégamment de ricochets en ricochets
Pour m’offrir le plus beau des ballets.
L’orage est passé …
Doucement sur les rives verdoyantes des eaux
La légère brise fait frémir les roseaux
Comme l’expression timide de mes sentiments
Qui fait vibrer mes cils sous des larmes d’argent.
L’orage est passé …
Et, un peu plus loin, à l’arrière dans ce marécage,
On peut entendre la grenouille qui coasse, bien sage,
Et l’écho de son chant résonne telle une fanfare,
Comme une voix qui s’estompe dans l’hymne du départ.
L’orage est passé …
Le ciel commence à se dégager lentement,
Les nuages s’effilochent, éparpillés par le vent,
La clarté et la pureté de l’ambiance de douceur
Illumine à nouveau l’environnement de mon cœur
L’orage est passé …
Puis, tout simplement drapée des derniers rayons du soleil,
Pour terminer naturelle cette petite virée sans pareil,
Et garder dans ma mémoire ces heures jouissives,
Après avoir déposé mes vêtements sur la rive,
Et m’être assurée d’aucune présence importune,
Je me suis glissée délicatement dans l’onde de la lagune.
L’orage était complètement passé !!!
Au fil du Nil
Egypte, belle et mystérieuse,
Tu révèles en nous de grandes émotions
Quand nous traversons tes contrées
Si diverses et pleines d’un faste inoublié ;
Les sites regorgent d’une histoire
Si vivante malgré les siècles passés ;
Tes pyramides grandioses,
Tes temples majestueux,
Tes statues et sculptures si imposantes,
La splendeur de la vallée des rois,
De Louxor et de l’allée des sphinx
Pourraient nous laisser deviner
La présence secrète de tes pharaons
Et de toutes les civilisations
Qui se sont succédées, laissant leurs traces
Pour le plus grand bonheur
De touristes avides de connaissances
Et de découvertes de ce si beau passé.
Aujourd’hui, ma belle et chère Egypte,
En te traversant et voguant au fil du Nil
Mon émotion profonde est grande,
J’aperçois ça et là, sur les berges
Les calèches promenant les touristes
Les minarets appelant à la prière
L’orée du désert et ses quelques oasis
Les villages pauvres et animés,
Et les si beaux vestiges de ta grandeur.
Le coucher du soleil sur les bords du Nil,
Et la danse silencieuse des felouques
Complètent ce tableau inoubliable
Torrent magique
Sautillant légèrement de pierre en pierre
Pour enjamber ce bouillonnant torrent
Qui dévale la pente abrupte de la montagne
J’ai l’impression de voler au dessus des gouttelettes
Les fins rayons du soleil qui frôlent les cimes
Et transpercent doucement les feuillages
Réchauffent mon cœur comme par magie
Et font scintiller l’air de mille couleurs.
L’écume jaillissante donne un aspect féérique
A ce spectacle que je ne soupçonnais pas
Et qui comble mon cœur d’émotion.
Ce n’est qu’un torrent, mais sa beauté est si pure !
Au fil des saisons

Renouveau
Devant la fenêtre ouverte,
La douce brise du printemps frôle mon visage
Telle une caresse aux multiples senteurs
Et l’éveil soudain de cette merveilleuse nature
Eblouit mon regard avide après ce long hiver.
Le soleil encore timide entre à pas feutrés
Et semble magnifier toutes les nouvelles couleurs.
L’ambiance chaleureuse du printemps qui s’éveille
Estompe doucement les pâleurs tristes de l’hiver.
Au dehors les taillis s’emplissent des chants d’oiseaux,
Les massifs fraîchement binés ont déjà refleuri
Les fruitiers en fleurs par milliers annoncent un bel été
La nature a entonné le plus beau des refrains.
Printemps, éveil de la nature …...
Pas à pas, en toute discrétion, il s'est aventuré entre les branches
Il a marqué son territoire en semant timides fleurs et petits bourgeons
Pour laisser entrevoir cette renaissance qui réchauffe nos cœurs.
Monsieur Printemps est sorti de son sommeil réparateur et fidèle.
Son emprise sur sieur Hiver n'en finit pas, elle est à peine perceptible ;
Chacun d'eux semble vouloir rester en conflit ou en jeu de cache-cache
Les rayons de soleil, bas sur l'horizon, réchauffent à peine le sol
Qui, hier encore, était vêtu de son manteau couleur de neige.
Les journées s'allongent doucement, oiseaux et insectes s'éveillent,
Tout est là pour nous dire que l'éternel recommencement n'a pas failli.
Eté de canicule
Le printemps vient tout juste de tirer sa révérence
Nos corps habitués à la douceur et aux fraîches ambiances
Se retrouvent surpris par l'assaut des chaleurs de l'été
Presque oubliées au fil des trois saisons passées.
Profitant de la délicate fraicheur d'un sentier en forêt
Ou de la douce brise des bords du lac du Bourget,
Je recherche chaque soir ces instants de simple bonheur
Pour compenser les effets de la journée de grande chaleur.
Se désaltérer à l'eau jaillissante de la source captée au bassin,
Rencontrer ses amis pour un brin de causette à la croisée des chemins
N'est-ce pas là une joyeuse façon d'oublier la journée de canicule
Qui nous oppresse et nous ferait espérer l'automne sans scrupule ?
Chaque saison nous réserve son lot de beauté et de changements,
L'hiver, sa froideur et ses paysages givrés, féériquement blancs
Le printemps, réveil de la nature, de sa faune et de sa flore
L'automne, la douceur de son climat de ses couleurs d'or.
….... Et l'été, sa chaleur !
(août 2003)
Soir d'été, … à la tombée du jour
Profitant des derniers rayons du soleil
Et de la douce fraîcheur du soir,
Allongée sur la mousse au bord de ce petit ruisseau,
Je contemple, émerveillée, l’immense variété des couleurs :
Le bleu du ciel, d’une profondeur si mystérieuse,
Les verts si variés de toute la végétation :
Les arbres, feuillus et conifères,
L’herbe fraîche et les divers feuillages,
Toutes sortes de petites fleurs
Si frêles, paraissant si fragiles,
Roses, mauves, jaunes, bleues, orangées …
Toutes ces merveilles de la nature,
Au milieu d’un concert de doux bruits,
Dans cette immense impression de silence,
Le clapotis du ruisseau,
Le bruissement des feuilles,
Le chant des oiseaux
Sont la plus belle façon de finir la journée
Avant de glisser en douceur dans un sommeil apaisé.
Douceur d’automne
Les couleurs de l’automne
Se moquent de la pluie
Et s’évaporent avec la brume
Sous les timides rayons du soleil.
Les odeurs de l’automne
Se subliment sur la terre
Qui s’endort pleine de rêves
Sous les timides rayons du soleil.
Les doux bruits de l’automne
Se faufilent dans les feuillages,
Derniers souvenirs colorés et mordorés
Sous les timides rayons du soleil.
Promenade d’automne
P rofitez pleinement de ces douces et belles journées
R omantiques à souhait dans leur grande douceur
O rs et couleurs magiques s’entremêlent en quittant l’été,
M erveilles naturelles à la portée de nos yeux et nos cœurs.
E vadez-vous au milieu de ces tourbillons ocrés !
N e vous lassez jamais de ces naturelles splendeurs !
A imez et savourez ces instants de douce félicité
D ans cette ambiance exceptionnelle remplie d’odeurs
E t d’images incomparables aux mille tons mordorés.
D’abord, laissez-vous tenter par cette escapade,
A vancez à pas de loup dans cette accueillante forêt,
U n spectacle féérique va sublimer cette promenade,
T onnelles de feuilles orangées suspendues dans les bosquets,
O mbres lumineuses jouant avec les rayons du soleil qui s’évade
M erveilles sans pareil à s’emplir les yeux sans regrets
N uances de chauds coloris que la nature offre à la cantonade
E n cette belle saison où l’année va entamer son dernier couplet.
Les sens de l’automne
Ecoutez tomber doucement avec la nuit
Ce silence empli de bruits ;
Le ruisseau et son doux clapotis
Le bruissement délicat des ailes de papillons
Et le crissement sous nos pas des bogues de marrons
Regardez se mêler toutes ces couleurs
Qui nous offrent une telle chaleur
Au travers des feuillages dorés et des buissons
Dans ce sous-bois transpercé des derniers rayons
Du soleil qui nous fait sa révérence du soir
Et nous permet tous les espoirs.
Cette beauté nous enveloppe de ses merveilles
Et nulle part on ne trouve son pareil
Sentez vous enivrer ces mille senteurs
Qui se dégagent des toutes dernières fleurs
Ces arômes variés qui nous effleurent
Et le doux mélange de toutes ces odeurs
Qui nous comblent de bonheur.
Dernier voyage de la feuille d’automne
La feuille dorée, toujours suspendue à sa branche,
Se balance doucement avant de s’envoler
Et se demande encore ce qui va lui arriver
Quand enfin elle va tomber au soir de ce dimanche.
Son voyage au gré du vent va bientôt commencer
Elle se fait toute légère, mais lourde de son passé,
Et imagine déjà sa fin avant l’arrivée de l’hiver
N’oubliant pas sa belle vie dans son habit vert.
Le rude froid et les flocons de neige complices
N’ont aucune pitié pour cette petite feuille
Qui doit oublier ses sentiments et son orgueil
Et finir ainsi sa vie sans montrer de caprices.
Doucement, sans faire de bruit, elle est tombée
Et la neige l’a tendrement recouverte
De son blanc manteau cachant l’herbe verte
Et ainsi fini sans bruit cette banale épopée.
Doux instants d’Automne
Le doux mois d’octobre est à peine naissant,
Avec ses écharpes de brouillard transparent,
Et le début des vendanges au milieu des treilles
Colorées et odorantes sous les rayons du soleil.
Les forets ont revêtu leurs atours de toutes couleurs
Et les sous-bois recèlent des champignons pleins de saveur ;
Les noix gaulées jonchent les bords des petits chemins,
Les pommiers offrent leurs fruits mûrs au fond du jardin.
Les paysages aux couleurs de l’automne qui arrive
Transmettent leur douceur aux âmes émotives,
Et l’envolée des hirondelles vers d’autres territoires
Met dans nos cœurs un petit goût d’au-revoir.
Douceurs de neige
La neige est tombée en abondance
Et donne à la nature une nouvelle apparence.
Le gazouillis des oiseaux dans les taillis
Semble acclamer l’arrivée de Dame Neige aujourd’hui.
Les branches de sapins alourdies s’inclinent en révérence
Devant les promeneurs ravis de cette magnificence.
Le crissement des pas, incomparable bruit,
Se fait doucement entendre dans le silence infini.
La blancheur de l’immensité s’est parée des nuances
De l’arc-en-ciel dans toute sa noble élégance.
Dans les têtes et dans les cœurs naît une douce mélodie
Devant ce spectacle qui rappelle une merveilleuse broderie.
Merveilleux hiver
Ce matin, en décroisant les volets,
Quel émerveillement devant cette féerie,
La neige a recouvert toute la prairie
Et déposé un blanc linceul sur la verte forêt.
Les flocons dansent et voltigent en tout sens
Par milliers dans le ciel transparent,
Et viennent se déposer délicatement
Dans cette froide mais chaleureuse ambiance.
Puis le vent s’est levé, éparpillant les nuages
Qui, majestueux, ont choisi de laisser la place
Aux doux rayons du soleil qui nous enlacent
Et nous invitent à découvrir ce nouveau paysage.
L’étendue blanche scintille de mille couleurs,
Le tendre et éblouissant décor de l’hiver
Revient chaque année avec tous ses mystères
Pour apporter à chacun une forme de bonheur.
A l’arrivée du téléski …
A l’arrivée, sur ces hauts sommets enneigés,
Comment ne pas ressentir cette sublime admiration
Devant l’immensité de cette blancheur immaculée,
L’amour vibrant de la nature m’emplit d’émotion.
Au-delà des crêtes, l’autre côté de la vallée,
Voilé délicatement par une brume qui s’étire
Donne un air inconnu à tous ces sites jamais explorés
Et ne peut que transcender l’air que je respire.
Le sentiment de plénitude m’envahit et me paralyse ;
A mes pieds, les cristaux de neige multicolores
Scintillent et reflètent un ciel qui me grise ;
Le sol et le ciel se confondent encore et encore.
La brise fraîche qui se lève m’incite à la descente
Et je commence à glisser, zigzagant dans la poudreuse
Avec au cœur cette sérénité qui chante et m’enchante
Jusqu’à l’arrivée dans la vallée, … toujours plus heureuse.
Au fil des larmes

Amertume
Dans la douce et calme vallée de mon cœur
S’écoule doucement le fleuve de mes larmes
Le soleil a brillé et s’est couché depuis des heures
Laissant mon âme esseulée et sans arme.
Des paroles et des bras m’entourent de tendresse
Mais d’autres mots et attitudes m’ont blessée
Et la douleur est là, ancrée malgré ma sagesse
Qui tentent de me faire retrouver un brin de gaîté.
Mes longs soupirs et tristes sanglots
S’égrènent au fil des heures remplies d’amertume
Dans l’espoir d’une lueur de l’envol du fardeau
Qui me ferait émerger de cette sombre brume.
Une parole, un écrit, une infidélité, une trahison…
Quoi de plus dur à supporter venant de ses amis
Quand l’on fait de son mieux, avec toute sa passion,
Et qu’une incompréhension vous met au pilori.
Beauté de l’au-delà
Bonsoir ma chère et douce Amie,
Je viens t’adresser mon dernier message,
Puisque tu viens de finir ici ta vie
Pour t’envoler vers d’autres rivages.
Je te contemple allongée sur ce lit
Et admire le repos sur ton visage
Qui a remplacé les traces de la maladie
Qui avaient fait tant de ravages.
La beauté de tes traits dans cet infini
Ressort magnifiquement et davantage
Sur ce coussin recouvert de soierie
Et tout simplement on ne te donne plus d’âge.
Ton front, hier froncé et l’air si pétri,
Tes lèvres hier si crispées et pleines d’orage
Ont retrouvé, dans la paix et le paradis
La beauté incomparable de ta réelle image.
Adieu ma toute belle !
Sentiments perdus dans le néant
Mes sentiments se sont perdus dans le néant
Happés par la spirale infernale de la vie
Et leurs traces s’estompent irrémédiablement
Au fur et à mesure de leur lente agonie.
Comment accepter de voir s’effilocher
Après ces années de bonheur et d’espérance
Le voile d’amour que nous avions si bien tissé
Fil à fil, jour après jour, avec tant d’élégance ?
L’amour plane sur les ailes des nuages
Et paraît fondre doucement au fil des saisons
Ou s’évaporer dans les nimbes du mariage
Pour sombrer dans une incontournable déraison.
Cacophonie
Sur les sentiers escarpés de la triste musique
Dansaient et pleuraient violons et archets
Sous l'épais manteau des nuages magiques
Au son des cors célestes bruyants et muets.
Que dire de cette douce et sombre cacophonie
Qu'engendraient les sentiments entremêlés
De tous ces humains en mal d'harmonie
Malgré leurs efforts donnés sans compter.
Que restera-t-il au fond de ces esprits chagrins
Lorsque le soleil dissipera leurs tourments
Et que les violons et archets seront en chemin
Pour nous faire revivre comme par enchantement.
Mort ! attends un peu...
Toi, madame la mort !
Je te demande de rester dehors !
C'est un ordre à respecter
Sinon je vais me fâcher.
Je te vois bien là, sournoise
Prête à bondir quand je te croise;
Mais on verra bien malgré tout
Qui est la plus forte d'entre nous !
Tu essaies bien de cacher ta faux
En t'enveloppant dans ton grand manteau
Mais, crois-moi, je ne me laisse pas duper
Et de ton chemin, me tiens bien écartée.
Je vois bien que ma force et mon rire
Qui résonnent dans ma tête te font fuir
C'est encore moi qui commande pour l'heure
Et tu dois attendre que je finisse mon bonheur !
Tu as encore du travail à accomplir
Auprès de ceux qui ne font que souffrir
Et qui t'appellent avec insistance
Pour que tu viennes abréger leur souffrance.
Je sais qu'un jour viendra pour moi
Où je ne pourrais plus faire ma loi
Et à ce moment-là je partirai avec toi
Sans chercher à savoir pourquoi.
(1991)
Pleurs apaisants ……
Le soleil, hôte de mes yeux et de mon cœur,
A pleuré en silence toute la nuit
Sous le regard attristé de la lune ;
Les longs sanglots et le flot de mes larmes
Ont donné naissance à des torrents
Jaillissants et bondissants des montagnes
Une douce brume enveloppe ce paysage
Telle une ouate salvatrice sur une plaie
Et la complainte de mon cœur
Semble s’atténuer au fil du temps.
La farandole des sentiments profonds
Se déploie lentement dans les méandres de la vie.
Une flambée de sentiments doux et apaisants
S’est enroulée autour de mon cœur
Amenant à petits pas la douceur de miel
Capable d’effacer ces maux pour faire place
De la plus belle des façons au dernier pardon
Qui fera renaître sans regrets le plus bel amour.
Comprendre ….
Pleurs sur le chemin de la tristesse
Rires et sourires sur le chemin du bonheur
Regrets et nostalgie sur le chemin de la vie
Cette lucarne éclairée au bout du chemin,
Cette trouée lumineuse au travers des nuages
Cette étoile scintillante au milieu de la nuit.
L’envolée des poussières d’amour par-dessus les montagnes
L’écharpe des sentiments enroulée autour de son cou
La brise douce remuant les cils pour un semblant de vie.
Des signes de vie ….
Des signes d’amour …..
Des signes d’espoir et de désespoir…
Tout en douceur ….
Des larmes plein les yeux,
Mais sans amertume aucune,
Tournée vers le silence bleuté de l’horizon sans fin,
Je vois s’évaporer au milieu des senteurs et des couleurs
Toute la beauté d’une vie qui ressemblait à une éternité ;
Parsemée de bonheurs et de tristesses s’entrelaçant sans combat
Mais au sein d’une onctueuse et savoureuse douceur.
Par ci, par là …
Des visages aux milles facettes ont formé le plus grand des cortèges
Et des mains grandes ouvertes lancent des pétales de sentiments
Qui virevoltent pour retomber et former ce tapis de douceur
Que je foulerai dans ce dernier au revoir
Sans tristesse ni regrets.
(Février 1991)
Enfance saccagée ...
Au fond de la cour il est parti se cacher
L'enfant doux et silencieux que l'on a écorché.
Pourquoi, sur cet être tout innocent,
A-t-on mis un tel acharnement ?
Il n'ose ni se plaindre ni même gémir ;
Il pense qu'il n'a que le droit de souffrir.
Sa petite frimousse aux beaux traits fins
Se cache peureusement entre ses mains.
Comment pouvoir comprendre le martyr
De ce petit d'homme qui ne sait plus sourire ?
Pourra-t-il faire confiance aux lendemains
Qui lui paraissent uniquement faits de chagrins ?
Qui remarquera, au fond de cette cour,
L'enfant qui a tant besoin d'Amour ?
Sans issue …
Dans sa lourde tête, dans son triste cœur,
La vie est devenue d’une extrême pâleur.
Elle cherche, ce matin, une nouvelle escapade
Pour échapper encore au sinistre naufrage.
Puis s’est installée sournoisement sa tristesse ;
Elle s’est réfugiée confiante au fond de l’ivresse,
Mais le chemin escarpé était sans retour
Et l’a fait dériver seule loin de ses amours.
La page est tournée, … toujours le même refrain ;
Quand, dans la nuit, il n’y a plus de lendemain
Les tristes victimes malgré leurs criantes prières
Ne peuvent plus arrêter la spirale meurtrière.
Tout finira au cimetière ….
Je te cherche !
Mon regard transperce le ciel et s’accroche aux étoiles
Et mon cœur débordant d’amour cherche dans les voiles
Le souffle de ta vie et l’écho de ta voix partis pour l’éternité
Et cachés derrière ces nuages où je voudrais te retrouver.
Mes cris de désespoir et mes larmes amères percent le silence
Attendant le signe, même fugace, de ta secrète présence
Pour éclairer ma nuit si douloureuse qui parait infinie
Et condamnée à n’être plus qu’une suite d’insomnies.
Le fossé est si profond entre ma foi et mon désespoir,
Qui pourrait me faire retrouver la sérénité au milieu de ce noir
Et adoucir cette plaie béante laissée par ton départ soudain
Qui a laissé s’installer en moi ce torrent de chagrins ?
À toi Maman !
Laisser sa trace ….
Pas à pas, lentement et sans regrets ni remords
Elle gravit avec espérance ce chemin vers la mort ;
Le bagage des souvenirs de ces années passées
Pèse sur son échine vieillie et courbée,
Mais son regard ne se retourne pas en arrière
Et vise au contraire l’éternité dans une prière.
Chaque instant de sa vie est gravé en profondeur
Et les joies, les peines, les déchirements de son cœur
S’inscrivent dans le livre de sa vie pour l’éternité
Pour que son vécu soit connu de sa postérité.
Chacun a le droit et le devoir d’écrire ses propres pages
Et de laisser après son départ, son histoire en héritage.
(poème inspiré par une amie qui terminait son passage terrestre)
Colère et déchirement
Sous le crépitement incontrôlé de sa colère,
Le ciel s'est déchiré et un souffle a jailli
Jusqu'au fond de son cœur devenu pierre
Pour effacer sans regret l'image de sa vie.
Quel est ce grondement sourd et pesant
Qui pénètre chacun de ses sens en sommeil
Pour anéantir les ressorts de ses sentiments
Qui semblaient devoir rester toujours en éveil.
Espérance, patience, douceur, sagesse et Amour,
Vous êtes là, tapis au fond de son cœur
Pour combattre pacifiquement chaque jour
Cette colère, mère de tant de sombres malheurs.
Mais que prévoir ou prédire comme issue
Sans connaître les raisons de son désarroi
Ou l'origine de ce mal qui semble inconnu
Et ne dévoilera jamais ce qui a effacé ses joies.
(poème dédié à un ami victime de la maladie d’Alzheimer)
Chagrin
Ce matin la grille du château est restée close,
Madame la Comtesse est d’humeur morose,
Nul ne saura la distraire du profond chagrin
Qui la torture sans cesse depuis ce matin.
Ses larmes amères ruisselant sur ses joues
Semblent être des perles de rosée ou de bijoux
Scintillant dans les rayons du soleil levant
Qui transperce le feuillage des arbres environnants.
L’atmosphère alentours semble attirer la gaieté
Le bleu du ciel et les nuages effilochés
Se reflètent magnifiquement à la surface de l’étang
A demi-recouvert de nénuphars épanouis et blancs.
Au loin le chant de l’oiseau dans le bosquet feuillu,
Le doux babillage d’un enfant qui s’éveille
La douce chaleur des matins printaniers
Et l’odeur délicate des fleurs qui éclosent
Mais toutes ses splendeurs n’apaisent pas sa tristesse,
Le profond chagrin de Madame la Comtesse
Est ancré si profondément dans son cœur,
Puisqu’elle doit quitter ces lieux de bonheur.
Elle avait imaginé finir ses jours dans cet havre de paix
Où elle avait vécu tant de jours heureux et discrets
Entourée de son cher époux et de ses enfants si aimants
Et n'aurait jamais pu penser connaître un si triste moment.
Monsieur le Comte est parti récemment pour son dernier voyage
La laissant dans un incroyable désarroi que personne ne partage
Et ses enfants, heureux de découvrir le bel héritage inespéré,
Ont choisi, sans remords ni reconnaissance, de vendre la propriété.
Ce matin la grille du château est restée close,
Madame la Comtesse est d’humeur morose,
Nul ne saura la distraire du profond chagrin
Qui la torture sans cesse depuis ce matin.
Passé plus fort qu’avenir ?
Mes yeux ouverts, perdus au fond des souvenirs
Regardent avec nostalgie ce que je ne pourrai finir
Et ne savent plus ni voir ni apercevoir l’avenir.
Mon cœur serré et pétri de tous mes tourments
S’ouvre pour accueillir l’amour que je ressens
Mais ne peut apprécier le futur de ces doux instants.
Au rythme ralenti des battements de mon cœur
S'égrènent les heures d'une éternité sans saveur
Qui ne comblent pas le fossé d'absence de bonheur.
Le mélange inextricable de souvenirs d'errance
Et les cendres de notre amour en décadence
S'envolent au gré d'une brise légère de délivrance.
L'espoir d'un avenir plus favorable à la rêverie
Sera-t-il assez fort pour transformer en paradis
Le passé révolu tapissé de souffrances et de soucis ?
La force de l'avenir vaincra le passé !!
Au fil de l'Amour

Petites graines d’Amour
Au printemps de ma vie,
Dans un petit coin de mon jardin intime
J’ai semé, pleine d’espoir et heureuse,
Quelques petites graines d’amour …
Et leur ai apporté tous mes meilleurs soins,
En attendant de les voir fleurir et s’épanouir.
A l’automne de ma vie,
En regardant derrière, par-dessus mon épaule,
Je peux sourire et m’enorgueillir…
Mon espérance a été comblée.
En voyant croître doucement, jour après jour
Ces fluettes tiges d’un vert tendre et lumineux
Tels nos sentiments doux et merveilleux,
Qui se sont transformées en un arbre gigantesque
Frôlant les nuages et caressant le ciel
De ses branches souples mais si puissantes,
Comme notre Amour profond et rassurant.
Délicieuse sensation
De ton cœur à mon cœur …
Ce message de lumière pour mon plus grand bonheur,
Les nuances d’amour si pleines de douceur
Et énoncées avec la plus grande pudeur.
Je garde délicatement tout contre moi
Cette impression magique et douce d’émoi
Qui me berce doucement et me laisse sans voix
Pour te dire que je n’aime que toi.
La profondeur de nos sentiments d’amour
Qui nous unit et nous habite depuis toujours
Devient de plus en plus fort chaque jour
Et se répand de nos cœurs tout alentour.
Doux souvenirs …
T’en souvient-il mon cher Amour
De nos tous premiers émois
De nos premiers tendres regards
Si remplis de doux sentiments ?
T’en souvient-il mon cher Amour
De nos premiers baisers
De nos premiers câlins
Si ruisselants de bonheur ?
T’en souvient-il mon cher Amour
De notre union dans la petite église
De notre engagement et nos « oui »
Si gonflés d’espérance ?
T’en souvient-il mon cher Amour
De l’arrivée si merveilleuse
De nos trois « petits nous »
Si porteurs de notre amour ?
Oh oui, tu t’en souviens, mon cœur !
Comment pourrais-tu oublier
Tous ces instants de bonheur,
Socles si solides de notre parcours
Et de toutes ces merveilleuses années
Traversées main dans la main,
Yeux dans les yeux, cœur contre cœur
Avant de parcourir la dernière étape de notre vie.
Plénitude
La douce mélodie de notre bonheur
A déployé ses ailes multicolores
Pour prendre un envol harmonieux
Et s’élever dans l’air pur et transparent
Tel un cerf-volant libre et majestueux.
Nos sentiments de tendre plénitude
Se sont enroulés délicatement autour de nos cœurs
Pour harmoniser l’ambiance douce
Et parfumer des plus subtiles arômes
L’amour qui a fleuri entre nous et s’est épanoui.