De la nature intime du capitalisme
Dans
son numéro du 12 au 18 novembre.
l'hebdomadaire Marianne
a publié un dossier complet sur le thème « Oui,
un capitalisme à visage humain, c'est possible ! »
Qu'en est-il exactement ? Quelle
serait la fameuse recette de ce « capitalisme à visage
humain » ?
Marianne
liste notamment 15 idées
- ou mesures - pour « changer le capitalisme » :
mettre en place un protectionnisme européen vertueux ;
favoriser l'investissement industriel ; rétablir la mention
d'origine des produits ; fixer un prix unique sortie d'usine ;
nationaliser la dette publique ; en finir avec l'évasion
fiscale des multinationales ; interdire les ventes à terme ;
imaginer un capitalisme coopératif ; instaurer un profit
maximal ; séparer banques de dépôt et banques d'affaires ;
acheter moins et louer plus ; créer un impôt vert européen ;
lancer un New
Deal
vert ; lancer une protection sociale universelle ;
accroître la souveraineté alimentaire.
On
ne peut que souscrire à ces propositions, ou en tout cas à la
majorité d'entre elles. Elles sont frappées au coin du bon sens et,
sans rentrer dans le détail de l'énumération - qui pourrait
d'ailleurs être complétée - nous avons avancé ou soutenu
certaines d'entre elles dans de précédents billets.
À
ce stade de l'analyse se posent alors deux questions concernant ces
« 15 propositions » : est-ce
faisable ? Est-ce suffisant si l'on souhaite que le capitalisme
retrouve un « visage humain » ?
L’âge
d’or du capitalisme ?
Avant
de tenter de répondre à ces deux questions, une rapide mise en
perspective :