Excerpt for LE TROPHÉE DU PIRATE 2 - Un roman de domination érotique by Mark Slade, available in its entirety at Smashwords

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LE TROPHÉE DU PIRATE 2

Un roman de domination érotique

Par Mark Slade

Copyright Mark Slade

Bondage Books

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Chapitre Treize : La fuite et la chasse


Les dents de Shara claquaient bruyamment dans la nuit froide africaine, le sillage du camion ouvert à l'arrière et le traumatisme de sa récente épreuve dans le marché d'esclaves n'aidant pas la situation. Sanglotant à elle-même, elle était à peine consciente des autres filles enchaînées à elle par des chaînes attachées à leurs collets et ceintures de métal. Encore et encore, elle se remémorait la façon dont elle avait dû parader sur le bloc d'enchères, forcée à agir comme une pute, pour n'être que rachetée par l'homme qui l'avait mise aux enchères en premier lieu.

Elle essaya de fermer son esprit aux souvenirs de la salle d'attente cauchemardesque, et la misère et dégradation d'être parquée dans un camion comme du bétail. Elle pouvait toujours sentir les marques et les plaies sur son corps; entendre l'horrible symphonie du cuir craquant sur la peau nue et blanche ainsi que les cris et les plaintes des femmes captives. Dernière en ligne, bien sûr, Shara a souffert le pire du fouet de Raker. Maintenant que l'engourdissement des coups répétés avait disparu, elle devait souffrir les cinglantes et brûlantes douleurs qui la traversaient, de temps en temps, quand elle essayait de trouver une position plus confortable sur le banc de bois dur au fond du camion.

Malgré cela, Shara savait que ses yeux brillaient d'une sinistre détermination. Car, étant la dernière de la ligne, une opportunité en or se présentait à elle qui lui permettrait de fuir ces fous. Dans le bruit et la confusion brutale durant le chargement du camion, Raker avait négligemment laissé le cadenas de sa ceinture partiellement ouvert et elle pouvait voir, donnée la chance, qu'il serait facile de glisser hors de l'attache de son cou et fuir le convoi. Elle avait prié pour que personne ne remarque le moraillon lousse, et personne ne l'eût. Maintenant, patiemment, elle attendait, espérant contre tout espoir qu'ils feraient bientôt l'arrêt dont avait parlé Raker plus tôt.

Ils voyageaient lentement sur une route étroite, dure et tortueuse. Sur chaque côté se trouvaient les murs épais de la jungle, mystérieuse et effroyable. Le processus était lent, douloureux pour les filles avec leurs fesses nues glissant sur les bancs de bois remplis d'échardes au rythme des secouements du camion. Somnolentes par moment, certaines d'entre elles tombaient occasionnellement des bancs, tirant leurs compagnes avec elles, provoquant un brouhaha de gémissements et de réprimandes, les chaînes à leurs cous et leurs poignets se resserrant subitement.

D'une quelconque façon, Shara réussit à dormir un peu, et fut réveillée en sursaut lorsque le camion ralentit et que quelqu'un cria en arabe. Le véhicule titubât jusqu'à un arrêt complet. Elle entendit le cliquetis et le claquage des portes de la cabine.

L'un des gardes, un européen rêche et puant, vint à l'arrière du camion, criant et beuglant, sa courte canne fouettant leur chair tandis qu'il tirait sans ménagement les deux groupes de filles sur le sol. Dans un anglais cassé, il leur fit comprendre qu'ils arrêtaient pour leur permettre de faire leurs besoins. Avec l'aide de sa canne, il les dirigea vers un fossé de drainage au bord du chemin.

« Putes tous faire la chose ! », leur grogna-t-il. « Encore loin à aller. Plus de chance. » Il ricana. « Une fille fait dégât dans camion, toutes filles reçoivent canne ! Comme ça ! » Il fouetta les fesses de Shara avec la canne, ignorant ses cris, et lança : « Puis vous mangez ! »

Seule la pensée de faire une telle chose donna la nausée à Shara, et elle étouffa un sanglot, pendant qu'il pouffait de rire et continuait : « Alors maintenant allez ! » Il resta là, debout avec sa canne prête, et regarda les filles frissonnantes et larmoyantes se recroqueviller loin de lui tandis qu'elles obéissaient, s'accroupissant au-dessus du fossé pour se soulager.

Shara vit que malgré l'obscurité de la jungle de chaque côté, les premiers rayons gris de l'aube trouvaient leur chemin dans le ciel, et elle sût que c'était maintenant ou jamais. Le garde, confiant qu'aucune fille ne pouvait s'échapper, s'était éloigné pour une cigarette. Il ne surveillait pas Shara et, attendant que chaque fille ait fini, elle se releva à moitié lorsque le garde revint pour les intimider vers le camion.

En un seul mouvement fluide, Shara glissa le cadenas entre-ouvert, laissa la ceinture tomber, et retira les chaînes de son cou. Puis, elle roula rapidement sous le couvert des broussailles, ignorant les piqûres de la végétation acérée et la puanteur nauséabonde de la rigole. Il n'y eût aucun cri d'alarme de qui que se soit et, silencieusement, elle remercia ses sœurs esclaves de se taire.

Elle resta cachée là pendant quelques minutes, en constante crainte de se faire découvrir pendant que les autres étaient de nouveau parquées dans le camion pour continuer le trajet, pour souffrir de la chaleur déjà grandissante du soleil de plomb qui montait à l'horizon.

Shara attendit que les camions soient hors de portée de voix, puis se leva lentement et regarda autour d'elle. Bientôt, son absence serait détectée. En fait, elle était ébahie qu'ils n'aient pas encore remarqué.

Elle poussa la pensée hors de son esprit. Au moins, elle était libre. Il était inutile de marcher sur le bord de la route. Ils la retrouveraient en un rien de temps. Tout ce qu'elle pouvait faire était d'entrer dans la forêt. Juste à y penser, elle se sentait malade. Déjà elle se sentait tellement exposée et sans défense dans sa nudité. Le collier, lourd autour de son cou, et le reste de chaîne qui lui pendait au niveau du torse lui rappelaient qu'ils ne la voyaient comme rien d'autre qu'un animal. Quand ils découvriraient qu'elle n'était plus là, ils seraient à ses trousses, sans aucun doute. Elle devait mettre le plus de distance entre eux que possible. Elle marcha environ cinquante mètres en pleine forêt, les étranges sons étouffés provenant des créatures dans les arbres lui redressant les cheveux sur la tête, le sol légèrement détrempé sous ses pieds. Son nez se retroussa, les odeurs de la jungle devenant aigres, et, soupirant à elle-même, tourna à droite et commença à marcher vers l'endroit d'où les camions étaient partis.

Environ une heure plus tard, Shara savait que son rythme s'accélérait.

Elle fit de conscients efforts pour ralentir, pour ne pas tomber, mais son pas s'allongea. Inconsciemment, elle voulait avoir le plus de distance entre elle et la misère qui l'attendait comme prisonnière dans l'enfer où ils l'auraient emmené.

Maintenant, suant et soufflant sous l'effort, elle se battait contre la végétation toujours plus abondante sur les côtés des sentiers qui s'amincissaient à chaque pas, entourant son corps nu. Il ne semblait n'y avoir personne la poursuivant. N'avaient-ils pas remarqué son absence parmi tant d'esclaves qu'ils pensaient solidement attachées les unes aux autres ? Ils le remarqueraient lorsqu'ils s'arrêteraient pour se reposer, ou lorsqu'ils arriveraient à leur destination. Sûrement, tôt ou tard, elle sortirait dans une clairière, ou trouverait un chemin qui la mènerait vers la civilisation. Elle aurait peut-être besoin de voler quelques vêtements, mais tant pis ! Il fallait qu'elle fuit ces animaux.

Donc le sentiment qu'elle était étroitement poursuivie n'était que dans son imagination.

Pourtant, elle n'arrivait pas à contenir la bile qui montait dans son estomac. Les nerfs, l'appréhension, la peur même tandis qu'elle essayait de trouver un chemin dans l'épais sous-bois. La chaîne à son cou ajoutait un poids contrebalançant et elle devait constamment la libérer des bractées emmêlées ou des branches basses. Son cœur battait toujours de plus en plus fort. Il y avait même un flottement d'excitation, étant constamment rappelée sa nudité, et le fait qu'elle était en plein air. Si, bien sûr, elle pouvait considérer ce tas de végétation emmêlée comme plein air. À la maison, dans un domaine isolé, elle aurait trouvé agréable le sentiment de liberté et la sensualité de l'air sur sa peau.

Mais pas ici.

Ses pieds nus commencèrent à devenir endoloris alors que les malicieux buissons se resserraient autour d'elle comme les parois d'une tombe. Elle essaya de contrôler ses pensées insensées; elle craignait les odeurs, et même les légers sons qu'une bestiole ou une autre faisait. Des visions d'animaux sauvages, la confrontant soudainement, l'attaquant, la voyant comme proie ! Même l'idée fantaisiste d'être capturée par une quelconque, étrange plante tropicale et d'être incapable de se libérer alors que la chose la dévorait.

Elle secoua la tête pour se débarrasser de ces idées saugrenues, sans doute causées par le besoin en eau, son corps commençant à se déshydrater. Elle essaya d'avaler, mais c'était peine perdue. La panique gonflait comme un ballon, bloquant sa gorge, et même la bile disparue, ayant la bouche sèche. Elle réalisa qu'elle avait perdu la route de vue depuis fort longtemps. La lumière du soleil qui filtrait au travers des feuilles se divisait en une myriade de motifs, et elle n'avait aucune idée où elle se dirigeait. Mon Dieu ! Elle semblait s'enfoncer toujours plus profondément dans la jungle, et elle inhala soudainement lorsqu'elle devint consciente de ses pieds devenant trempés alors qu'à chaque pas, elle sombrait davantage dans un gâchis vaseux.

Merde ! Elle titubait dans un marais !

Puis, elle les entendit.

Des voix grossières et mâles étouffées dans la végétation environnante, mais assez fortes pour qu'elle reconnaisse l'anglais cassé des arabes. Puis soudain, aussi clairement que s'ils avaient été à côté d'elle, elle entendit l'aboiement des chiens ! Mon Dieu ! Ils la chassaient comme un animal sauvage ! La panique prit le dessus et elle commença à attaquer les épaisses broussailles autour d'elle, luttant comme une folle dans la boue sous ses pieds.

Ensuite, il y eût une voix plus forte, plus menaçante.

Elle le savait ! Raker ! Et merde, pas ce sadique !

Elle essaya de se fermer l'esprit alors qu'elle l'entendait gueuler après elle.

« Tu ne peux pas t'échapper, garce ! », railla-t-il. « On va t'attraper. Si tu as un quelconque bon sens, tu reviendras tout droit à nous comme une bonne petite esclave ! Sinon, tu sais ce qu'il t'arrivera ! »

Shara tourna brusquement la tête, sentant ses yeux grandir de peur tandis qu'elle voyait se qu'elle était sûre être du mouvement, entendant le bruissement des feuilles et le craquement de brindilles que ses poursuivant créaient en la chassant. Elle n'avait aucune idée de la distance les séparant. Ils pouvaient être derrière les arbres environnants, ou un quart de kilomètre plus loin ! Maudits soient-ils ! Il fallait qu'elle continue d'avancer, écrasant les obstacles, les branches lui lacérant la chair, la coupant et l'éraflant. Elle ne pouvait porter attention à aucune de ces choses. Elle devait s'échapper.

Elle mis ses bras en face de son visage pour protéger ses yeux et plongea tête première dans la dense, luxuriante végétation, toujours insouciante de sa poitrine, ses cuisses et son ventre qui se faisaient écorchés par les buissons. Elle atteignit un coin plus sec du marais, son cœur secouant dans sa poitrine comme un oiseau en cage.

Elle ne pouvait se permettre de jeter un coup d’œil en arrière. Il fallait continuer de courir. Les sons étaient encore plus bruyants; les voix gutturales d'hommes et les bruits maladroits de leur bottes alors qu'ils se rapprochaient d'elle, écrasant et brisant la végétation.

Étaient-ils loin ? Mon Dieu, ils devaient être très proche ! Son esprit vacilla alors qu'elle courait à l'aveuglette. Maintenant, elle maudissait sa stupidité. Pourquoi diable n'était-elle pas restée avec les autres, n'avait-elle pas attendu un meilleur moment ? Mais elle connaissait la réponse à cette question. Elle doutait fortement qu'une autre chance se serait présentée si son cadenas lousse avait été découvert.

À présent, ils devaient être vraiment près, mais que diable, elle n'abandonnerait pas. Il était possible qu'elle se retrouve subitement dans une clairière, ou sur une route, où elle aurait une chance de trouver de l'aide.

Puis, elle entendit des respirations haletantes derrière elle, s'imagina même sentir l'odeur de leur haleine.

Elle essaya de crier. Un son ressemblant à un gond rouillé fut tout ce qu'elle put émettre. Bien que cela n'aurait rien changé. Il n'y avait personne d'autre que ses poursuivants pour l'entendre.

Ses talons étaient maintenant douloureux, et ses pieds s'enfonçaient toujours plus creux dans le sol, ce qui la forçait, en plus de la végétation, à se battre contre la succion du terrain vaseux. Son estomac se retournait avec dégoût chaque fois qu'elle ressentait la boue lui filtrer entre les orteils. Ses jambes étaient maintenant couvertes de gadoue, et en même temps qu'elle réalisa que les buissons s'espaçaient, elle s'enfonça jusqu'aux genoux dans le bourbier.

Cette fois, son cri quitta sa bouche, une lamentation angoissée alors qu'elle réalisait qu'elle avait perdu... Elle tomba de l'avant, s'effondrant sur ses genoux, et s'enfonça encore d'avantage, tellement qu'elle dut agripper les buissons et tirer. Elle tira comme si l'enfer était à ses trousses jusqu'à ce que, avec un bruit fort de succion, ses pieds se libérèrent et qu'elle put prendre quelques pas chancelants de plus.

De nouveau, le sol l'aspira vers le bas, cette fois lui causant une chute sur le côté.

Une autre lutte pour se relever, un regard paniqué derrière elle.

Toujours là !

Continuant de gagner du terrain !

Puis, elle sentit une main sur son épaule. Elle entendit un grognement de satisfaction, et son estomac se serra en une boule de colère frustrée tandis qu'elle se retournait à moitié pour voir le visage rempli de sueur de Raker. Sans penser, elle balança ce qu'il lui restait de chaîne à son collier et, à sa grande satisfaction, l'entendit frapper le corps de Raker.

Raker beugla de douleur, de colère et de surprise. « Salope ! Chienne ! Je vais te tuer pour ça ! »

Mais ce fut sa chance. Elle lutta pour se remettre debout, se dégagea de lui, et couru encore, cette fois sur un sol plus ferme. La végétation s'espaçait, et elle fut soudainement dans une clairière, courant sur du gazon doux, les rayons du soleil chauds sur sa peau alors qu'elle étreignait la chaîne dans ses mains, fuyant pour sa vie.

Puis, Shara les vit sur les bords de sa vision. Les arabes ! Il y en avait deux, courant au même rythme qu'elle, à environ 20 mètres de chaque côté. Ils avaient tous deux de lourds filets de chanvre en main et un chien courant à leur côté.

Elle entendit les chiens se faire relâcher et avant même qu'elle ne comprenne ce qu'il se passait, ils étaient sur elle, grondant, griffant et la traînant au sol. Leurs dents vicieuses n'étaient qu'à quelques centimètres de son visage, leur haleine fétide tout autour d'elle, leur salive dégoulinante coulant sur son corps. Mais ils ne mordirent pas ! Les chiens ne pouvaient pas mordre. Ils avaient été muselés. Mais ils n'étaient pas moins épeurant pour autant et Shara hurlait et gémissait dans sa terreur en se débattant contre les brutes. Instinctivement, Shara savait pourquoi les chiens étaient muselés. Cela ne servait qu'à éviter des dommages aux esclaves !

Elle entendit les hommes rappeler les chiens. Elle savait que tout était perdu, mais merde ! Elle n'abandonnerait pas tant qu'elle pourrait courir.

Hurlant toujours, elle se releva et se remit à la course.

Elle n'alla pas très loin. Elle entendit le sifflement d'un filet lancé dans les airs, puis son poids lorsque les rudes maillons de chanvres lui tombèrent dessus, l'entraînant au sol.

Presque immédiatement, les hommes étaient sur elle, criant, riant et donnant des coups de pieds tandis qu'ils la roulaient habilement dans le filet. Ils se tinrent ensuite tous debout, et chacun plaça un pied sur elle, sachant, comme le savait Shara, que la chasse était enfin finie.

Elle vit Raker entre les mailles du filet la braquer du regard, son visage livide de fureur, se massant les côtes. « Poufiasse ! grogna-t-il. Maintenant je vais te faire souffrir ! » Il poussa les arabes hors du chemin et s'accroupit près de Shara. Agrippant le filet, il tira brusquement, le déroulant, envoyant Shara rouler sur elle-même dans un kaléidoscope de lumières.

Raker l'enjamba et arrêta le roulement avec son pied, attrapa ses cheveux et souleva son corps, ignorant ses plaintes. Puis, il la plaqua sur ses genoux et la poussa de l'avant, lui causant une chute la tête la première dans une flaque d'eau noire et sale.

Elle avait le visage dans l'eau crasseuse, et sentait le poids d'un pied à l'arrière de son cou, appuyant pour garder sa face dans la boue.

Raker n'allait pas s'embêter à la traîner plus loin. Il allait la tuer ici et maintenant, la noyer dans une flaque de cochonneries et la laisser pourrir au soleil.

Shara commença à secouer les jambes, sentant son souffle coupé. Lentement, inexorablement, sa tête se faisait pousser dans la vase puante et collante, et elle se débattait maintenant pour sa vie. Elle se tortilla, gigota et se battit pendant ce qu'il semblait être plusieurs minutes, jusqu'à ce que, soudain, Raker retire son pied et la tira par les cheveux. Elle se lamenta pendant que Raker la transportait, son corps raide par le choc, en panique, ingurgitant de longues bouffées d'air frais.

Elle hurla de nouveau, plus fort cette fois, trouvant subitement de la force et se retirant de son étreinte. Elle ignora la douleur déchirante tandis que ses cheveux étaient tirés hors de sa poigne, la boue les aidant à glisser entre ses doigts.

Elle ressentit de la joie lorsque la manœuvre lui gagna un précieux mètre, mais ses poumons commençaient maintenant à lui brûler. Elle n'avait pas couru si loin ou si vite depuis tellement longtemps. Ses temples semblaient vouloir éclater. Elle n'était pas exactement inapte en sports, mais elle ne pourrait pas garder ce rythme pendant encore bien longtemps.

Non mais allait-elle finir par sortir de cette jungle ? Puis, miraculeusement, une clairière, un sol ferme ! Rassemblant le reste de ses réserves de force, elle couru davantage, malgré la douleur de ses poumons, et essaya de gagner encore plus de vitesse de ses pieds qui semblaient être faits de plomb. Ses jambes couvertes de boue lui faisaient mal. Son corps lacéré par les branches et les brindilles semblait de feu. Mais elle continua d'avancer, même si ses genoux avaient du mal à supporter son poids et qu'elle avait toujours l'impression d'être en train de patauger dans la boue alors que ses cuisses et mollets, protestant, essayaient en vain de lui faire prendre de la vitesse.

La surface du sol se transforma abruptement en roches inégales et effritées, et de petits morceaux pointus de gravier commencèrent à lui écorcher les pieds. Elle était consciente que ses pieds avaient commencer à saigner, mais elle continua tout de même.

Soudain, elle inhala une bouffée d'air, horrifiée. La surface rocailleuse n'était qu'une route brisée, et là-bas, sur sa gauche, elle pouvait apercevoir l'arrière brouillé du camion ! Son cœur et ses espoirs lui tombèrent aux pieds. Elle avait couru en rond ! Elle elle rejeta le désespoir. Qu'ils soient maudits ! Elle avait toujours une chance. En avant d'elle se trouvait une étendue ininterrompue de prairies, et elle courrait jusqu'à ce qu'elle tombe. Elle y donna tout ce qu'elle avait. Mais elle savait que c'était sans espoir. Raker était toujours derrière elle et gagnait de nouveau du terrain !

Elle devait traverser les prairies. Il n'y avait aucun autre choix. Merde ! Ils auraient à la descendre. Elle aimait mieux mourir plutôt que d'être une esclave aux mains de ces animaux. Mais d'abord, elle devait traverser les champs.

Elle bifurqua à droite, sauta par-dessus un fossé à moitié remarqué, sans penser.

Ressentit l'humidité du pâturin sur la plante de ses pieds. Une sensation de fraîcheur, apaisant les douleurs piquantes.

Elle ressentit une vigueur renouvelée et ses pas s'allongèrent de nouveau tandis que la courte verdure donnait place à de longs brins d'herbe. Élancé et humide, le gazon lui léchait les chevilles comme des langues de lézards. Le terrain lui-même était-il contre elle ? Aurait-elle du rester sur la route ?

Il suivit toujours, son souffle plus fort maintenant, grinçant.

Seigneur ! Elle devait encore une fois atteindre la forêt.

Les arbres semblaient encore plus loin, le crépuscule les transformant en une ligne floue à l'horizon. Shara savait qu'ils n'étaient pas aussi loin qu'ils le paraissaient. Elle savait aussi qu'il n'y avait pas grand chose là pour la cacher, mais c'était mieux que rien. Une fois à l'intérieur du bosquet, elle aurait au moins une chance.

N'est-ce pas ?

Non ! Il était sur elle !

« Tu pensais pouvoir m'échapper, salope ? », grogna-t-il, émettant un rire bas de sa gorge tandis qu'il la revirait sur son dos. Elle grommela de douleur alors qu'il s'affaissait sur ses bras. Ses doigts devinrent presque aussitôt engourdis, inutiles, et elle essaya de le déloger en soulevant le bassin.

Peine perdue.

Elle vit le reflet terne de ses dents et imagina la lueur de désir dans son regard.

« Et maintenant, chienne, ... », commença-t-il.

Shara lui cria dessus. Mon Dieu, qu'il était infâme ! Shara rassembla toute la salive qu'elle put, et cracha vers le haut.

Succès ! Son soudain recul la gratifia. Son genou gauche se déplaça et relâcha son bras. Avec tout le venin et la haine qu'elle possédait, elle griffa sa joue gauche.

Raker rugit. « GARCE ! » Puis, il recula le bras et le balança, prenant le plus d'élan possible avant de connecter avec le côté de la tête de Shara.

Encore une fois, le monde chancela, hurlant dans ses oreilles. Des lumières clignotantes dansaient devant ses yeux.

Mais elle n'abandonnerait pas. Elle lui donna des coups de poings aveugles, essayant de rester consciente, de repousser la noirceur qui empiétait toujours d'avantage.

Elle devait tenir le coup. Se battre. S'enfuir de ces monstres.

Son esprit cria encore alors qu'un autre coup s'abattit, cette fois sur l'autre côté de sa tête, et le spectacle de feux d'artifice reprit de plus bel. Elle réalisa à ce moment que le genou droit de Raker était posé entre ses cuisses, ce qui voulait dire que son propre genou était entre les siennes.

« Frappe où ça fait mal ! » a toujours été le mot d'ordre. Son genou était directement là où ça ferait mal ! Juste en dessous de ses couilles.

Usant ses dernières forces, Shara frappa vers le haut avec son genou et sentit la chair vulnérable céder sous le coup.

Exultation !

Il lâcha un cri sauvage, aigu et perçant. Ses mains la relâchèrent pour rejoindre son propre mal.

Le poids sur son ventre s'atténua et, saisissant sa chance, Shara roula plus loin dans le doux gazon, repoussant la masse de Raker. Elle entendit le son lourd que fit Raker roulant dans le gazon et, à bout de souffle, lutta pour s'éloigner encore plus de lui. Avec des mains encore engourdies et ruisselantes de sang, elle griffa le sol et sentit la terre s'enfoncer sous ses ongles.

Ses ongles se relever de leur socle.

Elle sentit la peau se déchirer alors qu'elle se remettait debout.

Visiblement, il n'avait pas encore fini et malgré sa douleur évidente, tendit la main pour attraper, encore une fois, ses épaules. Mais Shara était maintenant de retour sur ses pieds et courait de nouveau...

Grâce ! Il ne suivait pas !

Shara ralentit à une allure de marche, reconnaissante de la boue qui couvrait son corps nu. Elle serait d'autant plus difficile à voir parmi les arbres. Elle continua d'avancer vers l'orée des bois, mais savourait la chance de pouvoir inspirer de l'air sans avoir à dépenser immédiatement de l'énergie. Elle regarda autour d'elle, mais il n'y avait rien d'alarmant. Plus aucun son de poursuite.

Reconnaissante pour l'accalmie, elle s'accota sur un gros bouleau.

Puis, un moment de panique.

Elle ne pouvait se permettre de devenir blasée. Il n'abandonnerait pas aussi facilement.

Elle devait continuer de marcher jusqu'à ce qu'elle trouve un endroit où se cacher. Ensuite, dans la lumière du jour, elle pourrait peut-être trouver son chemin jusqu'à un village, ou même possiblement une ville, où elle pourrait trouver de l'aide.

Frissonnant alors que le vent séchait la sueur de son corps, Shara s'accroupit dans la dense végétation à la base de l'arbre, remerciant le ciel la jungle ne soit pas taillée avec plus de minutie.

Elle soupira et s'appuya sur l'arbre, son haleine se condensant, même dans cette chaleur. De la vapeur émanait de son corps trempé de sueur et strié de crasse, enveloppant sa tête et ses épaules, le répit béni commençant à soulager ses poumons douloureux.

Puis, son cœur fit un bond ! Un main comme une pince recouvrit sa bouche et elle entendit la voix rauque de Raker près de son oreille : « Tu croyais pouvoir te cacher, chienne ? »

Elle se débattit, grafignant la main avec ses ongles, mais il la talocha encore, envoyant les lumières danser dans sa tête une fois de plus.

« Tu sues comme une jument ! ricana-t-il. Ta sueur dégoûtante s'évapore. Ça t'a trahie. » Il la tira hors de sa cachette.

Elle luttait et lançait des ruades et coups de pieds dans un effort pour échapper à sa poigne, griffant ses mains, essayant de mordre la patte puante sur sa bouche.

Inutile.

Shara n'allait pas avoir une autre chance de lui faire mal.

Il la gifla de nouveau. « Reste tranquille ! »

Sa tête résonnait maintenant, les lumières prenaient de plus en plus longtemps avant de disparaître. Il y avait un brouillard rouge et confus dans sa tête et elle sentait qu'elle perdait conscience. Un million de petites aiguilles semblèrent percer son cuir chevelu alors qu'il saisissait, encore une fois, une bonne poignée de ses cheveux et elle cria dans la main qui restait toujours sur sa bouche. Ses forces lui lâchèrent, et se sentit être basculée sur le dos.

Alors que la brume s'évaporait de son cerveau, elle essaya de s'asseoir, devenant tout à coup consciente du poids sur ses bras. Il avait ses genoux sur ses biceps, les clouant encore une fois au sol.

Un ancien souvenir s'infiltra dans sa tête. « Allonge-toi et profites-en ! »

Elle doutait fortement qu'elle en profiterait, mais sa vie était plus importante pour elle. La résistance était futile. Ça finirait probablement par sa mort. Elle relaxa, laissant sa tête retomber sur le gazon humide. « Passe à l'action, salaud ! » gronda-t-elle. « J'espère que tu penses que ça va valoir la peine. »

Il chuchota : « C'est ça, pouffiasse ! Reste immobile. » Il gloussa et retira lentement son poids de sur les bras de Shara, s'assurant que la chaîne à son cou était bien serrée. Il gloussa de nouveau : « Je ne te veux pas ». Il ricana. « Mais tu vas marcher à quatre pattes jusqu'au camion. Tout le long, sur tes genoux. Espèce de salope ! »

Il se releva et poussa Shara par terre. Puis, sans un regard pour l'infortunée accroupie à ses pieds, il marcha vers la route, traînant une Shara terrifiée et humiliée derrière lui, comme un chien.



Chapitre Quatorze : La longue promenade


Shara se débattit contre l'immense force de Raker, mais l'homme ne fit que sourire et ignora ses gigotements et ses plaintes futiles. Tirant fort sur la chaîne, il gronda : « Tu vas regretter m'avoir donner autant de trouble, pute. » Il lui donna un coup de pied au derrière, sa botte séparant les deux fesses, lui faisant donc souffrir de douleur alors que le bout de la botte du sadique entrait en contact avec son tendre anus. Elle glapit comme un animal blessé et tomba de l'avant, tremblante et sanglotante.

Négligemment, Raker se pencha, attrapa une poignée de cheveux, et la remit sur ses genoux. Puis, elle sentit ses bras se faire étirer vers l'avant, vers le hayon du camion.

Elle gémit, essayant de se tourner vers lui, mais il la gifla sur le côté de la tête et, utilisant le fouet comme corde de fortune, l'immonde Raker lui attacha les poignets à une épaisse chaîne qui était tendue en travers du hayon. Puis il lui écarta les genoux avec ses pieds, étirant ses fesses.

« C'est ça, ma beauté, dit-il. Avant d'aller plus loin, je vais te montrer ce que tu es. » Il se pencha à son oreille. « Tu n'es qu'une esclave, ma beauté. Tu n'as qu'une seule utilité, celle de satisfaire tes Maîtres. Et en ce moment, c'est moi ton Maître, alors tu vas me satisfaire. »

Il commença à lui caresser les hanches et les fesses doucement, permettant à ses doigts de glisser à l'intérieur du pli tiède entre ses fesses. Il ricana avec satisfaction lorsque Shara, incapable de s'arrêter, commença à devenir humide. Elle serra les dents et essaya de dénier les sensations à l'intérieur de son corps, mais ses larges doigts rudes étaient insistants. Il continua de jouer avec son bourgeon de l'arrière, effectuant un mouvement de va-et-vient avec sa main, chaque fois plus ferme et dure.

Elle commençait à frémir légèrement. Merde ! Comment ce porc savait-il que dans des circonstances normales, elle a toujours eu une faiblesse pour ce type particulier de préliminaires ? Elle sacra intérieurement. Le salopard. Il ne la ferait pas venir cette fois. Pas cette fois ! Elle raidit son corps, puis glapit lorsque Raker lui gifla soudainement son derrière, fort, piquant la peau mouillée. « Relaxe, chienne, dit-il. Cède au plaisir, tu sais que tu vas aimer ça. » Il ricana, toujours jouant avec son sexe.

Elle haleta lorsque les mains de Raker reprirent leurs douces, mais insistantes caresses.

Bientôt, sa tête pendait vers le bas et elle étouffait des gémissements de plaisir alors que les sensations commençaient à la consumer. Puis, il ouvrit son vagin, écartant les lèvres chaudes et humides, tâtant pour ses pétales intérieures, étalant son jus partout sur son anus et l'intérieur de ses cuisses. Elle pleurait silencieusement, écartant les jambes, alors qu'elle essayait tant bien que mal de garder le contrôle sur elle-même, mais il n'y avait aucun relâchement provenant de ce maniaque.

Shara réalisa soudainement qu'elle roulait les hanches, pour lui, et elle entendit un léger grognement de satisfaction tandis que le bout chaud et enflé de son arme poussait gentiment sur son anus serré.

Elle aspira une bouffée horrifiée et serra ses fesses ensemble, se remémorant l'abus terrible survenue sur le pont de cet épouvantable navire. Elle se lamenta lorsqu'elle réalisa que, encore une fois, son cul était à leur disposition. Tout ce que sa réaction réussit à faire fut de rendre l'intrusion de Raker plus difficile, et elle pleura alors qu'il ricanait : « C'est ça, ma beauté, garde les fesses serrées et rends ça satisfaisant pour moi quand je te prendrai. »

Puis, elle lâcha un hurlement perçant alors qu'il s'enfonça, sans ménagement, à l'intérieur d'elle, élargissant son cul étroit, semblant la fendre avec sa bitte. En quelques secondes, il pompait comme un animal sauvage, son désir grandissant, engorgeant sa queue déjà effroyable plus profondément, la remplissant de sa dure et chaude longueur, tandis qu'elle criait et se tortillait, essayant de se dégager de lui.

Tout ce qu'elle réussit à faire fut de glisser et de tomber à quatre pattes dans la boue, pendant qu'il la prenait, empoignant ses hanches et la tirant vers lui. Il gueulait maintenant : « Allez, salope ! C'est comme ça que t'aimes ça. À quatre pattes comme l'animal que tu es. Allez, pute, viens pour ton Maître ! » Il la pénétrait plus fort et plus profondément, et Shara était frappée à l'arrière du camion alors qu'elle essayait de garder les bras rectilignes, pour supporter son poids, et en même temps, gigotant pour se débarrasser de ce sauvage monstrueux qui l'utilisait comme un jouet.

C'était sans espoir. Tout ce que ses luttes sont parvenues à faire est de lui donner encore plus de plaisir, jusqu'à ce qu'il hurle son désir, s'emparant de ses hanches et donnant un coup final, fort, à travers son cul.

Avec horreur, Shara sentit l'impressionnante bitte à l'intérieur d'elle gonfler encore d'avantage, devenir rigide et brûlante dans ses entrailles. Puis, il la remplit de sa charge alors qu'il se vidait en elle.

Elle sentit ce jet sale, chaud et crémeux, gicler dans son cul, la ravageant de honte et de dégoût, pendant qu'il arrêtait un moment pour verser ses dernières gouttes. Puis, il pressa les fesses de Shara ensemble, comme s'il voulait s'assurer qu'elle garde tout à l'intérieur.

Il arrêta, toujours haletant après ses efforts, et caressa son corps tremblant et scintillant tandis qu'il finissait. Elle laissa ses épaules s'affaisser, la tête pendante de honte face à ce qu'elle avait été forcée de faire. Elle brûlait de haine et de colère alors qu'elle réalisait que son propre jus coulait, enduisant ses cuisses et glissant vers le bas. Elle commença à pleurer sa dégradation et sa honte. Il lui tapota les fesses et les hanches alors qu'il glissait hors d'elle. « Tu as un cul vraiment serré, salope. » Puis, une tape douloureuse de sa part sur ses fesses. « Mais on va bientôt modifier ça. »

Shara, à peine consciente de ces railleries, ne fit que sangloter à elle-même et, maintenant docile, resta immobile pendant qu'il déliait ses poignets, souffrant aussi silencieusement que possible de l'endolorissement de son cul. Elle sentait la sale semence glutineuse, toujours tiède, dégouliner d'elle, se mélangeant à son propre jus entre ses jambes. Elle ressentit son visage devenir rouge de honte, alors que de l'air était expulsé bruyamment de son cul, accompagné de plusieurs gouttes de sperme, et elle ravala un sanglot de dégoût. Il l'avait enfin réduite totalement au stade d'animal et l'avait fait sentir basse et dégoûtée d'elle-même. De plus, le fait qu'elle était toujours humide de son propre jus la rendait encore plus honteuse d'elle-même, et elle laissa les larmes couler sans entrave.

Raker se tint au-dessus d'elle impassiblement pendant quelques instants. Puis, enroulant le fouet, il poussa sur ses fesses avec son pied, l'envoyant s'effondrer tête première dans la saleté du chemin. « Donc, dit-il, comme tu as l'air d'aimer courir, j'imagine que ça te ferait plaisir de suivre le camion à pied. »

Des milliers de dards lui piquèrent le cuir chevelu alors que Raker la tirait de nouveau sur ses genoux et la traînait plus près de l'arrière du véhicule. « Reste sur tes genoux, esclave ! » gronda-t-il. Il attendit que Shara réussisse à reprendre son équilibre dans la saleté de la route. « Fais face au camion. »

Shara avait depuis longtemps cessé de protester, sa honte trop profonde, sachant que les autres filles avait été témoins de la scène. Sachant qu'elles pensaient exactement ce qu'elle aurait pensé elle-même. Remerciant leur Dieu que ce ne fût pas elles, néanmoins conscientes que, tôt ou tard, quelque part le long du chemin, ce serait leur tour. Peut-être que, parmi elles, certaines avait même apprécié la voir se faire utiliser de la sorte.

Son anus toujours brûlant et palpitant, ses poumons levant au rythme de sa respiration, Shara garda la tête basse de honte, misérable, et obéit, essayant d'ignorer l'horreur de la vase dans laquelle ses genoux et ses mains pataugeaient. La boue puante avait déjà commencé à ramper sur ses membres, et son corps éclaboussé de gadoue était de nouveau taché de pagaille gluante. Elle ressentit soudain qu'elle n'était plus elle-même, qu'elle n'était plus la personne qu'elle était jadis. Elle était quelqu'un d'autre. Sa vie précédente n'avait pas été vécue par elle, mais par un quelconque étranger. Elle commença même à se demander si elle avait connu quoi que ce soit d'autre, toute autre forme de vie, tandis que la dure réalité de sa situation s'ancrait fermement dans son esprit. Elle commençait à admettre et accepter son esclavage. Elle était là que pour obéir à ses effroyables gens comme un simple animal, son seul usage étant de leur faire plaisir.

Raker perturba sa rêverie en enfonçant le bout de sa botte dans son dos, la forçant à arquer son dos douloureusement. « Lève la tête, esclave ! » commanda-t-il.

Encore une fois, Shara obéit, essayant d'ignorer la souffrance et la honte. Elle aspira une bouffée de surprise lorsqu'elle vit la chaîne bouclée au hayon, et le large anneau au milieu de la chaîne. Elle essaya de contrôler ses tremblements, réalisant ce que Raker avait l'intention de faire. Elle leva les yeux : « S..s.. s'il-vous-plaît, Maître ! »

Son effort ne fut récompensé que par une baffe du dos de la main de Raker, avant qu'il cadenasse le bout de la chaîne de son cou à l'anneau devant elle. « Tes poignets, esclave ! » dit-il.

Docilement, Shara obtempéra et leva les bras vers lui. Sa tête baissa tandis qu'il plaçait la anse de la chaîne dans ses mains. Il leva son menton avec sa main, regarda dans ses yeux, et dit : « Si j'étais toi, je garderais une prise solide de la chaîne, pute. » Il tira sur la chaîne à son cou. « Sinon, il se peut que tu te fasses traîner par ton cou ! Mais ne t'inquiète pas, cette boue est supposée être bonne pour la peau. » Il sourit. « Maintenant, suis le camion, ou ton joli cou va finir plus long que ton bras. »

Abattue et vaincue, Shara acquiesça : « Oui, Maître. »

« Bonne esclave ! » Puis, son bras prit de l'élan et le fouet claqua.

Shara flancha instinctivement, et hurla d'agonie lorsque le cuir entailla sa croupe et qu'elle ressentit le feu brûlant sur le haut de ses fesses. Elle laissa tomber la chaîne, ses mains allant automatiquement à son derrière. De nouveau, le fouet balafra son corps. « Ramasse la chaîne, salope ! »

Shara gratta frénétiquement dans la vase graveleuse et trouva la chaîne, s'agrippant fermement au métal froid et glissant.

Il la regarda de haut : « Maudite idiote ! ricana-t-il. Avec toute cette boue sur tes sales pattes, il va être encore plus difficile de tenir la chaîne et alléger la tension sur ton cou, non ? »

Étouffant un sanglot, Shara répondit : « Oui, Maître. » Elle ressentit ses jointures blanchir tandis qu'elle agrippait la chaîne de toutes ses forces.

Le fouet claqua encore, mais, bien qu'elle hurla de nouveau, cette fois Shara garda la chaîne en main alors qu'une ligne de douleur brûlante lui traversait les épaules, et elle se mordit fortement la lèvre, essayant de supprimer la souffrance.

« Allez, dit-il, debout ! » Il lacéra ses fesses avec le fouet, ignorant ses plaintes alors que, avec l'aide de la chaîne, elle luttait pour se remettre sur pied et, muette, attendait le prochain ordre. Tout espoir de fuir ses maniaques commençait à s'effacer, et ses épaules s'affaissèrent tandis qu'elle s'abandonnait à l’inévitable. Inévitable, du moins pour l'instant. Elle savait qu'une autre chance se présenterait. Et maudits soient ces salauds ! Elle la saisirait quand elle viendrait, et la prochaine fois, ils ne l'attraperaient pas.

Puis, il commença à pleuvoir.

Une pluie de grosses gouttes grasses et tièdes.

Lentement d'abord, éclaboussant la végétation avec un claquement, courbant les feuilles sous leur poids, tièdes sur sa peau, leur chute s'intensifiant graduellement.

Raker la laissa et couru vers la cabine du camion, criant quelque chose au conducteur.

Shara vit l'homme donner une cape et un chapeau imperméables à Raker, et elle gémit faiblement, commençant à trembler de peur. Étouffant ses plaintes, elle resta là, sentant la pluie se transformer en averse. L'eau commençait à laver ses épaules et ses hanches, ruisselant sur ses cuisses couvertes de boue. Dans un sens, c'était un soulagement. Bientôt, la pluie commença à nettoyer la saleté sur son corps, le torrent lui éclaboussant le dos, rebondissant, ruisselant sur ses côtes, dégouttant de sa poitrine et son ventre, entraînant le gros de la saleté vers le sol. La pluie était tellement chaude, c'était comme prendre une douche à la maison, et elle ferma les yeux, savourant le sifflant déluge qui purifiait et relaxait sa peau rouge et fouettée.


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