Palindrome
par James David Audlin
Édition Smashwords
Copyright 2011 by James David Audlin
Illustration de couverture par l'artiste-auteur Carlos Aleman.
Smashwords Edition, License Notes
This ebook is licensed for your personal enjoyment only. This ebook may not be re-sold or given away to other people. If you would like to share this book with another person, please purchase an additional copy for each recipient. If you’re reading this book and did not purchase it, or it was not purchased for your use only, then please return to Smashwords.com and purchase your own copy. Thank you for respecting the hard work of this author.
L’histoire principale du roman est basée sur un songe rêvé vers la fin des années 1980, avec l’histoire d’Angelina basé sur un autre rêve qui est venu tôt le matin du 3 avril 2006, et l’histoire de Raphaël est basé sur encore un autre venu la nuit du 15 au 16 juin 2007. Le roman a été écrit le 18 juillet au 22 août 2007. La version française, y compris les traductions de passages de littérature, est par l’auteur. Le titre anglais est Rats Live on no Evil Star, un palindrome qui veut dire, « Rats ne vivent sur aucune étoile maline ».
Ce livre est un œuvre fictionnel. Les noms, les caractères, les endroits, et les incidents sont le produit de l’imagination de l’auteur ou sont employés fictivement. S’il y a une ressemblance aux lieux ou aux personnes réelles, vives ou morts, elle est seulement coïncidentale.
Ce livre est pour l’usage personnel du client seulement – pas pour la circulation, la distribution, ou la publication, sans le consentement avant-écrit exprès de l’auteur. Toutes les droites dans cet œuvre sont la propriété de James David Audlin.
Sources :
L’épigraphe, qui est également citée dans le roman, est le sonnet XVII, par William Shakespeare.
Les créatures volantes appelées « tcheh-tchehs » m’ont été décrits par ma fille, Katharine Manthei Audlin, quand elle était un enfant ; je suis redevable à elle pour me permettre de les inclure ci-dessus.
Le lyrique qui commence, « Laisse le Midnight Special » vient de la chanson traditionnelle, « The Midnight Special », popularisée par Huddie « Leadbelly » Ledbetter.
L’expression, « que les plages gémiraient du poids de la mer » vient du roman, Un Point à Temps (A Stitch in Time), par James David Audlin. Cité avec la permission de l’auteur.
La citation, « L’enfer, c’est les autres » vient de la pièce Huis Clos, par Jean-Paul Sartre.
La phrase, « Je suis noire, mais je suis jolie » vient du Chir ha-chirim (La chanson des chansons) du Tanakh (l’Écriture hébreu).
La phrase, « beaucoup sont appelés mais peu sont élus » vient de l’évangile de Matthieu de l’Écriture chrétien.
Les vers qui commencent, « Avez-vous compté d’mille arpents beaucoup ? » et qui commencent, « L’Espace et le Temps ! » viennent du poème « Chanson de moi-même », du Feuilles d’herbe, par Walt Whitman.
Les vers qui commencent, « Voici la nature de l’infini » sont du Milton, par William Blake.
La phrase, « que les feuilles de l’arbre seront pour la guérison des nations », est de l’Apocalypse de l’Écriture chrétien.
Les vers qui commencent, « Le Ciel est pour toi trop haut » et qui commencent, « Mais probable est l’esprit ou l’imagination à rôder » sont du Paradis perdu, par John Milton.
Les vers qui commencent, « Venez, mes amis » sont d’ « Ulysse », par Alfred, Lord Tennyson.
Les vers qui commencent, « À moins que je meure tu ne peux pas vivre », sont de Jérusalem, par William Blake.
L’histoire des arbres qui doivent se réunir pour empêcher un traître de les détruire vient du Sanhedrin du Talmud babylonien.
Les lignes qui commencent, « Ma mère m’a enseigné sous un arbre » sont du « Petit garçon noir », des Chansons d’innocence, par William Blake.
Les lignes qui commencent, « L’amour ne cherche pas plaisir » sont de « La Motte et le Caillou »”, des Chansons d’expérience, par William Blake.
L’expression « À la recherche des temps perdus » est le titre de la heptologie des romans par Marçel Proust. Les lignes qui commencent, « Les âmes de ceux que nous avons perdus... », sont du premier roman, Du côté de chez Swann.
DEDICÉ
comme moi
à ma femme beaucoup aimée
Andrea Melva Vargas Vega
“L’amour, ah, là, là vous nous apportez quelque chose de nouveau.”
S’il soit rempli de tes mérites les plus hauts,
Qui croira mon vers aux temps futurs ? –
Bien qu’encore, Dieu sache, il n’est qu’un tombeau
Qui cache ta vie, et montre peu de ta splendeur.
Si je pouvais écrire la beauté de tes yeux
Et nombrer tous tes grâces en chiffres pas humains,
L’âge qui vient dirait, ‘Ce poète mente ; telles touches des dieux
Ne touchaient jamais des visages mondains.’
Ainsi mon œuvre, sur feuilles jaunies avec leur âge, devienne
Dédaignée, comme vieillards avec plus de langue que vérité,
Et juste la mesure forcée d’une chanson ancienne
Ou la rage d’un poète, tes vrais droits seront nommés.
Mais si le temps y arrive que tu sois une mère,
Tu vivrais deux fois : dans l’enfant, et dans mon vers.
– William Shakespeare
Si vous marchez autour de l’Arbre avec moi, mes enfants, vous pouvez voir que l’histoire est parfaite et intégrale et éternelle, sans commencement ou fin. Mais si par une façon ou une autre je dois commettre le péché de mes ancêtres sur la Vieille Terre, et voler de nouveau le fruit de l’Arbre – je dois abattre cet Arbre, si on peut le dire comme ça, comme si pour le broyer en pulpe et transformer ses feuilles éloquemment vivantes en feuilles d’un livre, enveloppées avec symboles, mais mortes. Pour voilà notre nature humaine, et même votre nature, mes jeunes autochtones, que nous les humains ne pouvons pas comprendre des histoires à moins que nous les mettions en mots, à moins que nous les refaisons en créatures de caractère fini, limitées en temps et en espace, que nous pouvons passer à travers quelques moments, avant que nous les reposons et nous nous éloignons et nous les oublions. Mais l’Arbre n’a aucun besoin de raconter l’histoire, parce que son être irréductible et éternel est l’histoire, autosuffisant, et au-delà du passé et du futur.
Ainsi, si je vais commettre le sacrilège de vous raconter l’histoire dans cet Arbre, je peux commencer par n’importe quelle feuille. Une ou une autre, il ne signifie rien. Voyez, l’histoire est dans toutes les feuilles ensemble ; c’est la seule manière que l’Arbre sait soutenir cette histoire. Je vous la raconterai comme elle est une histoire humaine, avec un début, un milieu, et une fin. Mais elle n’est point une histoire humaine, même quoiqu’elle parle des humains ; eh bien, pour la plupart. Pour la source de cette histoire, cet Arbre qui se tient si grand devant de nous, est également dans l’histoire. Cependant, elle parle la plupart du temps de deux êtres humains, et ils sont les personnes les plus courageuses et les plus chères que j’en ai jamais connues. Je ne peux pas vous dire combien elles me manquent, même si je n’ai rencontré l’une qu’une fois ; c’est pourquoi je viens tout seul ici si souvent, parce que leurs esprits vivent encore dans cet Arbre. Et donc je suis dans l’histoire aussi, et vous pouvez voir que je suis humain, bien que je ne peux pas dire que l’histoire a beaucoup de bonnes choses de dire au sujet de moi. Mais ce que j’essaye de dire est que cette histoire appartient à l’Arbre, et vraiment il n’y a aucune façon de la raconter mais par la manière de l’Arbre. Donc il n’y a aucune bonne façon de commencer à raconter cette histoire. Regardez cet Arbre. Les feuilles lui enceignent. Il n’y a aucune première feuille. Il n’y a aucune dernière feuille. Les feuilles ne sont pas alignées en rang comme les feuilles d’un livre. Ainsi l’histoire dans cet Arbre n’a pas un commencement ou une fin. Pourtant, si je vous le dirai, je dois commencer quelque part ; ainsi, pour les enfants humains parmi vous, je vais prendre les feuilles une à une et vous raconter la partie de l’histoire dans chaque feuille à son tour. Et vous les enfants autochtones, voilà une bonne façon pour vous d’apprendre comment nous humains racontons des histoires.
Alors, je prends cette feuille, par exemple. Elle est un début aussi bon qu’une autre. Cette feuille parle de fermiers dans leurs champs, pas trop loin à l’ouest de cette forêt. Le jour la feuille décrit est il y a beaucoup d’années, mais pour la feuille c’est aujourd’hui. Les fermiers, ou les gobbeurs, comme on les appelait, travaillent, mais à la fois ils observent le ciel. Ils ont des boîtes tout près, rempli de boutures de fongus – essentiellement, la même espèce que cet Arbre ici devant de nous, et, oui, la même espèce que vous jeunes autochtones parmi les enfants humains – et soigneusement ils les placent l’un après l’autre dans le sol arénacé. Ils creusent une cavité dans la terre grenue soufflante, ils placent une bouture là-dedans, et soigneusement avec leurs mains ils éraflent fermée encore la blessure dans la terre, par entasser le sable autour de la bouture, et s’assurer qu’elle est placée précisément, si bien qu’on peut croire que, si tout va bien, si leur Seigneur le veut, elle se développera à un fongus sain. Voyez comment la feuille est pliée ici ? Ces gobbeurs sont pliés sur leurs genoux, comme leur Seigneur intransigeant leur requiert, et ils entraînent leurs boîtes comme ils placent la bouture l’une après l’autre dans le sol, puis ils se tirent en avant avec leurs mains, et ensuite prennent une autre bouture des boîtes devant d’eux et entassent le sable avec les mains sèches – en fait, si vous pouvez voir la texture grenue de cette feuille, elle représente les mains de ces gobbeurs, aussi sèches que les grains aride et soufflant qu’ils amassent autour des boutures.
Ainsi cette feuille nous montre une file raboteuse des gobbeurs à travers le champ. Ce pli à travers de la feuille dépeinte pour nous cette ligne des hommes poussiéreux, s’agenouillant, chacun plantant à plusieurs reprises avec les mêmes mouvements chaque fois, chacun se vêtit presque identiquement des salopettes denim sur des chemises blanches tachetées de stries de sable, leurs pieds nus avec de plantes dures étirées en arrière. Mais à la fois qu’ils plantent les boutures ils observent le ciel. Leurs visages ne veillent jamais ; quoi que chacun observe, aucun ne voudrait jamais que ses voisins sachent il le fait. Bien que, pour être juste, ce ne soit pas une décision consciente, pas un attentat délibéré de dissimuler ; il est seulement leur façon d’être enracinée profondément, la manière de comportement exigé par leur Seigneur. Ils ne doivent pas exprimer de l’espoir ou de la curiosité ou de l’anticipation, mais seulement la même nature inflexible que leur Seigneur leur montre. Ainsi ils dirigent leurs visages résolument vers la terre, leurs yeux bordés avec le sable, leurs barbes lourdes avec le sable, leurs peaux suées jamais parce que l’air est trop sec. Ils se baissent les visages vers ce qu’ils font avec les mains. Mais pourtant de temps en temps leurs yeux semblent glisser vers le haut de leur propre gré, pour regarder au ciel à la manière des saints, pour dévisager brièvement dans le ciel de la confusion embrouillée de leurs sourcils sablés et de dessous les bords de leurs chapeaux tissés de rubans de fongus.
Leurs coups d’œil subtils ne notent pas leurs cerfs-volants à ciel-pêche, formes familières qui sont levées ici et là sur l’horizon dans le ciel lointain d’indigo. Dans ces cerfs-volants, fabriqués de pulpe surplus de bois de fongus aplatée à un papier mince et fixée à une armature de bois de fongus, et amorcés avec un peu de viande crue de chèvre ou de mouton, les gobbeurs montrent une faculté artistique et d’un esprit compétitif inusité, et chacun cherche à voler le cerf-volant le plus stable dans le vent, le plus longtemps à vol, le plus attrayant, le plus haut de tous. On les vole, on dit, de prendre a l’hameçon un tcheh-tcheh mythique, l’un des créatures volantes qui personne n’a vu depuis générations. Mais à vrai dire ces cerfs-volants sont le seul vrai sport des gobbeurs, leur seul soulagement régulier de la longueur épuisante d’élever leurs récoltes – sauf que l’un événement qu’ils comptent arriver aujourd’hui.
Ils sont au guet pour une étoile à descendre lentement, une étoile qui deviendra évidente dans le ciel d’indigo au-dessus d’eux longtemps avant que le bruit de l’hurlement atteigne leurs oreilles, ou la vibration lourde du frisson des moteurs du sauteur ébranle la terre autour d’eux. Seulement à ce moment-là leur Seigneur se radoucirait assez pour leur permettre le luxe de lever leurs yeux, puisque à ce moment-là il y aurait une raison suffisante : ils devraient se préparer à l’arrivée du colporteur. Même à ce moment ils n’exprimeront rien de l’excitation quant à ce qu’il va leur montrer. Ils ne parleront ensemble plus davantage qu’il est absolument nécessaire ; ne dit pas leur Livre de la Loi, « Sable souffle dans la bouche ouverte. » ? Et la vérité de celle énonciation, n’est-elle pas évidente, puisqu’ils n’osent pas laisser leurs bouches ouvertes comme font des imbéciles pour plus que seulement quelques moments, avant que les tourbillons constants du vent jettent beaucoup de grains dans leurs bouches ?
Rien ne se change jamais ici. De jour en jour leurs vies sont les mêmes ; les seuls changements sont ceux exigées par le passage lent des saisons. Aussitôt que les neiges d’hiver sont fondues et la terre est assez chaude pour travailler le sol arénacé, ils plantent les boutures fongueuses, exactement comme ils le font aujourd’hui. Et encore, de jour en jour, ils cajoleront de croissance des plantes. Par la suite, quand ils sont assez juteux pour moissonner mais avant qu’ils tournent boisés avec l’âge, ils seront tirés avec un cri du sable par les gobbeurs. Ils les broieront en pulpe et serreront la pulpe pour la nog – certains d’entre eux ont des machines pour faire tout ça, des machines qui jusqu’au présent résistent les ravages des hivers gros et des étés torrides, et les tempêtes de sable inattendues qui peuvent venir dans tous saisons, mais la plupart des gobbeurs, ou les écumeurs qu’ils louent pour un temps, effectuent tout ce travail à la main avec défibreurs et presses mécaniques vieux. Et ensuite, pendant les semaines devant leurs chaudières puantes kérosène-alimentées ils touilleront et écumeront la nog jusqu’au moment quand elle devienne presque transparente et commence à se congeler – ce qu’on appelle le gob. Enfin il sera prêt de porter au distributeur dans le village, qui les paye peu et ensuite tourne et fait fortune vendant le gob aux étoiles : pour voilà l’ingrédient principal de stuff, la chose la plus chère et la plus désirée dans la galaxie. D’ailleurs ils doivent également maintenir leurs jardins potagers pour alimenter leurs familles et leurs moutons – leurs carottes et haricots et courge et maïs, hybridés de manière qu’ils peuvent se développer dans les conditions difficiles ici, mais encore descendus des légumes de la Vieille Terre. Et ils doivent constamment continuer sur les réparations à leurs machines de ferme, qui sont toujours inondées et ruinées par la conspiration des grains du sable, et elles doivent continuer à rapiécer et rapiécer encore leurs maisons et granges si elles vont jamais obtenir du sursis du vent qui gémisse comme papier silex. Et naturellement ils doivent aller à la chapelle chaque Troisjour et Septjour pour être rappelés de l’importance de faire attention avec dévotion à chaque détail de leur appel du Seigneur.
Tellement maintenant vous pouvez voir pourquoi cette feuille les montre de temps à temps observer le ciel pour des signes des rétros de mise à feu. Pour aujourd’hui est l’un des deux jours par longue année du Désastre que leur colporteur, Alain Croyable Price, vient pour leur présenter ses nouveaux articles. Ils sont fortunés pour avoir un colporteur qui y arrive si souvent si loin dans le désert. Plus près de la seule ville sur la planète, Déviation, colporteurs y visitent plus fréquemment ; en vrai dire, ils se font concurrences pour des clients. Mais Price a ce hameau pauvre en tant que presque son propre. Ils observeront soigneusement, silencieux mais fascinés, lorsqu’il leur montre des élixirs garantis à ramener la santé à leurs corps desséchés. Ils l’observeront lorsqu’il démontre les nouveaux séparateurs et écumoires de la nog. Leurs épouses regarderont les pots et les casseroles et les literies, et elles, sinon leurs maris, pousseront un soupir avec désir à peine frustré. Oui, ils savent que cet Alain Croyable Price, comme une fois par an Jack Shit, et des autres qui viennent moins souvent, n’est plus qu’un trompeur avec une langue dorée qui vient dans un bateau dorée. Ils savent que leur argent péniblement gagné n’achète pas ses préparations sans valeur ou ses machines incertaines mais le divertissement. Deux fois par longue année il vient, et pendant les semaines et les jours et les heures pendant qu’ils travaillent dur à élever leurs récoltes ils peuvent sentir l’anticipation croissante de son arrivée, et elle leur donne la motivation de continuer à asservir. Assurément, ils peuvent acheter des nécessités à l’entrepôt gouvernemental dans le village, mais les articles utilitaires et communs qu’on vende là ont peu d’appel. Et assurément, chacun d’eux a, derrière sa grange de bois de fongus écorchée par le sable, une collection mélangée des machines d’antan achetées à Alain Croyable Price, qui ont fonctionné pendant une semaine ou pendant une saison entière ou jamais. Mais Price leur offre toujours quelque chose de valeurs pour leur anticipation et leur présence, et de valeur pour leur argent. Il leur offre la foi. Il leur offre l’espoir dans quelque chose au-delà des plaines vides du sable sans fin qui entourent leur communauté. Ce n’est pas le même genre d’espoir implacable dans un destin éternel tendu par leur Seigneur quand ils meurent, mais un espoir encore en ce monde fatiguant et fatigant. Il leur offre pas l’aise des cieux invisibles au-dessus quand cette vie poussiéreuse soit finie, mais l’aise qui vient des étoiles très évidentes au ciel pour faciliter cette vie poussiéreuse un peu. C’est une promesse des plaisirs de la civilisation, des villes brillantes qu’ils ne peuvent pas nommer sur des planètes qu’ils ne verront jamais, d’une meilleure vie, d’une existence plus abondante. C’est une promesse de la tout à fait inutile aux hommes et aux femmes dont le Seigneur les exige pour avoir et faire seulement ce qui est absolument nécessaire. Il leur donne raison de continuer avec cette existence de meulage mondaine et de ne pas se rendre à la pesanteur du désespoir que chaque jour les entraîne vers le sol cristallin sec du Désastre, vers la mort.
Cependant, notez le caractère foncé de cette feuille ; il indique à nous qu’à l’ouest, sur l’horizon vide, on trouve la couchée de la Misère, comme nous des humains l’avons appelée quand nous sommes venus ici, parce que vous les autochtones n’observent jamais le penchant que nous humains avons pour nommer chaque chose – elle est la même étoile qui brillerait sur nous aujourd’hui s’il ne soit pas pour cette pluie – la Misère se couche dans cette histoire, et ces gobbeurs commencent à se rendre compte que le colporteur n’arrivera pas aujourd’hui. Toujours jusqu’à aujourd’hui son arrivée était aussi sûr que l’arrivée et que le départ du jour lui-même – bien plus sûr que les nouvelles machines brillantes qu’il vend –, jamais un jour tard ou un jour tôt. L’étoile se couche, et il n’y aura aucun Alain Croyable Price ni ce jour, ou, ils savent d’une certaine manière, ni un autre jour. Quelque chose a mal tourné ; ils le savent comme si leur Seigneur leur avait dit Lui-même.
Mais pas même un d’entre eux jettera un coup d’œil au ciel et poussera un soupir. Pas même un d’entre eux observera à un autre que Price ne vient pas, ou qu’il sent un désappointement dur comme une roche dans son estomac. Cela irait à contre des préceptes de leur Seigneur exigeant. Non, plutôt, ils veulent chacun d’eux continuer à entraîner leurs boîtes de boutures, et érafler le long de la rangée et continuer à planter jusqu’à l’obscurité de la nuit soit trop profonde pour effectuer plus de travail. Et puis ils s’inclineront la tête l’un à l’autre comme toujours tandis qu’ils rampent sur leurs genoux jusqu’à leurs maisons, et sans mot ils se coucheront avec leurs épouses fatiguées, desséchées, ridées, et ils dormiront comme des pierres, et ils se lèveront à l’aube et ils iront encore dans les champs, et ils ne diront rien de ceci à personne, mais au cœur de chaque fermier il pensera que la vie est devenue bien plus amère si leur colporteur ne vient jamais encore pour leur visiter.
Vous pouvez déjà voir, je suis certain, qu’il ne serait pas exact à dire que les Arbres racontent leurs histoires ; ils sont les histoires – la courbure, le parfum et la couleur, les striations dans chaque feuille, comment elle se remue quand le vent la souffle, comment elle sonne contre des feuilles voisines –, toutes ces choses nous aident à savoir l’histoire et donc à la raconter. Ma responsabilité est de vous montrer, tous mes enfants humains et autochtones, comment on lit l’histoire dans les feuilles, et puis comment on la raconte.
Certaines de ces feuilles sonnent comme carillons avec la beauté d’une belle femme humaine, et leur charme de forme nous souvient de sa taille et de son esprit exquis. D’autres résonnent avec des tonalités plus foncées ; ils se courbent avec la douleur des trahisons et de la colère qui sont si étranges à l’espèce qui tient ici cette histoire. Plusieurs portent des légendes antiques portées par d’Arbres qui étaient détruits par une guerre il y a longtemps, qui la femme humaine a apporté de nouveau à cet Arbre, et d’autres, par un petit miracle, même gardent la récolte des contes immortels de notre propre création humaine, de Shakespeare, de Blake, de Murasaki, de Xian, de Norton, et des autres, avec lesquelles cet Arbre devenait familier, et qui faisaient partie de sa propre histoire. Peut-être un autre jour je vous raconterai les autres histoires qu’il porte dans ses feuilles ; aujourd’hui je partagerai avec toi seulement les feuilles qui indiquent l’histoire de l’Arbre lui-même.
Comment on raconte cette histoire fait des changements aux saisons, temps, brises, ou angles différents de la lumière de l’étoile – si vous retournerez une journée lumineuse, je vous raconterai cette histoire dans une manière différente. Seulement cet Arbre sait l’histoire profonde sous les façons différentes de raconter, l’esprit des histoires sous le semblant des mots dans lequel elles sont habillées, cette vérité indescriptible qui est incorporée dans chaque feuille. Le raconter de l’histoire n’est pas dans l’Arbre mais dans le monde autour de nous. Aujourd’hui, par exemple, il fait froid et pluvieux, et ainsi l’histoire sera narrée dans une manière foncée et pluvieuse, avec beaucoup de larmes pour être répandu.
La partie de l’histoire dans cette feuille concerne juste deux personnes, un homme et une femme. Leurs noms sont connus et sont aimés et sont vénérés partout où l’humanité est allée : Huw et Raphaëla. Vous mes enfants humains, vous avez probablement entendu parler vous-même d’eux. Mais, sinon, interrogez vos parents au sujet de Huw et Raphaëla ; je vous promets qu’ils se souviendront d’eux. Ils étaient la paire la plus célèbre de patineurs de couples jamais. Leurs noms et leurs visages étaient partout. S’ils étaient les étoiles d’un spectacle, chaque billet serait vendu. Au début, ils étaient aimés parce que leur histoire était comme un conte de fées – comment ils avaient grandi ensemble dans le village humain là-bas, comment ils avaient presque réinventé l’art de patinage comme adolescents n’ayant aucun professeur de patinage, préparant leurs propres routines pas sur de glace mais sur les plaines silice sur cette leur planète, comment ils n’ont jamais daté personne, mais l’un l’autre, comment leur amour mutuel s’est développé avant les yeux de la galaxie, et comment ils ont épousé avec une cérémonie sur la glace – et chaque petit événement en leurs vies a été présenté, souvent magnifié, par les Réseaux, pour un public qui riait avec eux et pleurait avec eux et sentait par leurs vies la possibilité que la romance pourrait être réelle. Quand ils ont patiné ensemble l’amour entre eux était palpable. Quand Huw Mendelez a mis ses mains fortes autour de la taille minuscule de sa belle épouse, quand elle a tourné son triple axel de marque et s’est effondrée dans les bras d’attente, quand ils ont conclu la routine avec leurs visages si étroits et presque ils baisent, l’audience soupirait et oublierait presque d’applaudir.
Et, plus tard, de vrai dire, il y avait des rumeurs de l’abus de stupéfiants et de l’infidélité, et il y avait des exemples attrapés par les photographes de la tension et des larmes pendant leurs exécutions. Au début tout le verbiage a été facilement écarté en tant que seulement bavardage, mais il n’était jamais entièrement éteint. Beaucoup de reportage a été consacré à leurs efforts d’avoir un enfant, non réussi en dépit de la meilleure attention médicale que l’argent pourrait acheter. De temps à autre il y avait les remarques étranges faites à la presse, par exemple quand Raphaëla a indiqué qu’ils ne s’étaient pas vraiment épousés pour l’amour mais à avancer leur carrière, parce qu’il leur a semblé que la galaxie entière se l’attendait. Et les commentaires ternes de Huw, plus tard entendus comme ironiquement prophétiques, qu’ils avaient appris que chaque jour suffit la peine, et qui sait ce que le lendemain apportera, ainsi il ne sert à rien de souhaiter. Les médias l’ont couvert le tout, les querelles et les pardons après, les sourires obligatoires pendant les routines, les erreurs occasionnelles sur la glace, l’une quand Raphaël s’a cassée une cheville et en conséquence exigée quelques mois des spectacles décommandés. Et ensuite les nombres d’assistance commençaient à chuter, le retrait de quelques sponsors majeurs, la décadence financière inévitable.
En ce moment, dans l’histoire la feuille indique, ils sont dans une chambre d’hôtel. C’est une salle très indéfinissable, avec des peintures torpides sur des murs lourds, et l’hôtel est dans une autre ville ennuyant sur une autre planète assommante comme toutes les autres. Chaque planète qu’homo sapiens trouve, ou crée à la forme de station spatiale, est se transformée en une autre Terre – une autre Terre exactement comme celle qu’ils ne pourraient pas attendre à partir. Ce couple visite à tellement beaucoup de ces mondes qu’elles sont mêlées en l’un dans leurs souvenirs. Il est comme un de ces rêves récurrents, comme ils s’envolent à la suite mais ils ne reviennent que toujours au même spatioport dans la même ville, le même taxi à la même arène, où ils patinent les mêmes pas de deux qui les a rendus célèbres, et ensuite ils aillent de nouveau au même hôtel. Si vous pourriez de manière entrer cette scène et demander à ces deux personnes si elles savent où elles sont, elles ne pourraient pas vous répondre. Je le sais, parce que je suis l’homme dans cette scène.
La feuille ne nous donne pas les mots exacts de ce que les deux personnes disent entre eux. Oui, la mémoire de la femme est dans cet Arbre, mais elle était seulement humaine, et la mémoire humaine tend à se faner. Alors, au moment où son esprit se développait dans cet Arbre, elle ne pourrait pas encore se rappeler les détails. Je suis dans cette scène aussi, bien entendu, et je ne me rappelle pas non plus exactement ce que nous disons, l’un ou l’autre. Et l’Arbre, bel et bien, voici le premier Arbre qui décrit une histoire qui concerne des espèces autres que son propre, et le premier qui inclut des scènes qui ont lieu sur des planètes autres que celle-ci. Tellement, c’est tout nouveau et non mondain pour l’Arbre, et vous pouvez à peine le blâmer s’il n’indique pas l’histoire dans une manière que nous préférerions.
Mais néanmoins, en regardant cette feuille, on n’a pas de difficulté de deviner ce que se passe ici. De plus, comme j’ai dit, j’étais là, et je me rappelle assez bien ce que nous hurlions, même si je ne peux pas vous dire les mots exacts. L’échange de tirage au cosmodrome est seulement quelques semaines en futur, ainsi vous pouvez imaginer qu’il y avait, ensuite, beaucoup d’honte pour toutes les années quand la colère et le ressentiment ont déplacé l’amour.
L’homme lui montre un morceau de papier. Il le secoue devant d’elle ; il presque le pousse dans son visage. Peut-être c’est le résultat d’une analyse de sang prise par un spécialiste de fertilité, et il dit, « Tu mentes à moi toujours ! Tu emploies le stuff ! » Peut-être c’est un vieil acte de naissance qu’il a trouvé lorsqu’il suivait les vestiges de son passé. « Regardes ici ! Quand tu es née tu avais un frère jumeau qui est mort à la naissance. Tu sais comme moi que ça se passe souvent dans les familles accro au stuff. » Et elle détourne sa tête, et elle lui repousse avec les mains. « Je ne veux pas le voir. Je ne m’inquiète pas ce qu’il indique. Juste laisse-moi tranquille. » Il n’importe pas quel document, quel argument. Ils se sont engagés dans cette sorte de conversation fatigante plusieurs fois. Parfois il la confronte avec de petits mensonges, ou de l’argent manquant de leur compte. Parfois elle sort ses lentilles, qui permettent ses yeux à sembler normale, et il l’exige encore à expliquer ses pupilles en fente verticale, qu’il sait n’est pas simplement un trait génétique parmi de son peuple, comme elle insiste, mais encore un signe de l’utilisation de la drogue stuff pour générations.
Et toujours elle le repousse, elle nie, nie, nie, discute, refuse de discuter, pleure, gémisse avec le goût dans sa bouche de l’amour s’aigrit et couvrit de nuages. Mais bien que nous ne puissions pas trouver dans cette feuille les paroles actuellement dites, nous pouvons voir la ligne pointue qui la borde, autour des couleurs d’amour et de douleur, et qui est assez à nous dire que le mariage de conte de fées que les médias ont tellement souvent affectueusement décrit est fini.
Pourtant ils doivent encore faire une exposition ce soir, et le prochain soir aussi, et le soir qui suit. La querelle se passe comme un orage. En bref, ils se fatiguent de discuter, et l’effort requis pour continuer ne leur semble plus en valeur. Maintenant il y a juste un silence lourd dans l’air entre eux car ils prennent leurs sacs contenant le maquillage et les costumes et les patins et ils préparent à partir. Pendant les derniers mois leur routine n’était qu’une représentation de romance – elle fait un triple axel, elle vole dans l’air, il l’attrape, leurs visages viennent extraordinairement près de baiser, et ils sourient affectueusement l’un à l’autre lorsque l’audience tonne son plaisir – et ce soir, hélas, ne soit aucune exception. Ils n’embrassent pas depuis longtemps.
Une fois par semaine, dans l’heure le plus profond de la nuit, le train de fret passe en grommelant, six cents mètres du village. Il se trouve assez loin pour ne pas déranger le sommeil des villageois, mais il se glisse parfois dans leurs rêves – rêves des endroits lointains, beaux endroits, où les musiciens jouent des mélodies douces en petits parcs tandis que les enfants cabriolent avec leurs chiots, où les couples promènent sur les rues tranquilles par les parterres des fleurs chuchoter, où on peut s’asseoir dehors sur une terrasse et siroter le vin et observer lorsque la soirée rassemble la lumière du jour sous une paupière brillante qui descende lentement à travers le ciel occidentale. Aucune de cela ici, cependant. Ici il y a seulement des personnes fatiguées avec leurs membres qui toujours font mal dans leurs petites chambres époussetées avec le sable des champs dehors. Mieux que nous les laissions dormir. La réalité reviendra à eux assez bientôt après cette nuit, une réalité de se réveiller déjà lasse et de faire face à une autre longue journée épuisante.
Il y a une romance aux trains, puisque les trains, comme le vent, viennent de l’obscurité et disparaissent dans le mystère, comme un être d’une certaine plus grande existence qui passe seulement brièvement par ce monde mondain. L’image dans cette feuille n’est pas le train, mais vous pouvez presque voir le train ici dans elle, quelque part dans ce vague d’obscurité qui émeuve et disparaît dans l’obscurité la plus profonde. Peut-être il y a un soupçon très fin, dans le fond de la feuille, de deux lanternes rouges qui oscillent de long en large dans les ombres desquelles ils accrochent sur le dos de la cambuse. Si vous observez cette feuille assez longtemps vous pouvez presque voir ce soupçon de deux taches floues rougeoyantes lorsqu’elles fusent dans une et s’évanouir dans la brume de la distance. Mais l’image principale dans cette feuille est d’un enfant.
Elle ne me disait jamais rien à ce sujet. Je ne peux pas même dire avec certitude que ces événements ne sont jamais vraiment arrivés. Je ne sais plus que ce que cette feuille m’indique, bien que le garçon j’étais à ce temps-là aurait été accablé pour voir ce que cette feuille nous montre, parce que déjà dans notre enfance elle m’avait tiré, fasciné, et charmé. Donc.
Et si quelqu’un se réveille dans la nuit et se trouve incapable d’obtenir de nouveau au sommeil, inconfortable avec la sensation du sable collé à sa peau n’importe pas qu’elle a lavé à la pompe si soigneusement que possible et a secoué le sable de la literie avant lit ? Et si elle décide de se lever de sa couchette grumeleuse et de sortir dans la nuit, nue et chaude et tachetée avec le sable comme elle est ? Et si, ensuite, sur un caprice, sur un défi administré par soi-même, elle marche à la dépendance, comme si elle était sa destination, juste au cas de quiconque pourrait la voir, mais si elle continue à promener au-delà, à la rue, et puis au chemin qui mène au dépôt ? Et si elle va à l’entour de la gare, monte les marches, balade la longueur de la plate-forme, et se repose sur son bord, ses pieds nus pendus vers les voies ? Alors, elle sentirait les panneaux rudes de bois de fongus sous ses cuisses, elle entendrait le chuchotement des histoires dans ce vieux bois, elle sentirait les souffles faibles de la brise de nuit lèvent les cheveux doucement de son visage et sa nuque presque comme il l’embrasse, et puis caresse la petite poitrine et l’estomac étroit avec une exhalaison doux frais. Elle se rendrait compte à la prochaine d’un bourdonnement faible des rails, qui accroisse en volume avant d’être rattrapé par le gémissement de l’approche du train lui-même. Elle observerait le phare intensément lumineux fixer son regard autour de la courbure vers la station, comme s’il la cherche, avant d’arrêter son œil brillant entièrement sur elle pendant un moment avant de passer son attention aux sujets plus importants. Elle se soulèverait les jambes juste à temps à laisser le train passer près ; le sifflet pousserait une seule note triste qui se laisserait tomber nettement en ton lorsque la locomotive se remorque près d’elle. Elle se sentirait la vibration et le cliquetis intensifiant lorsque le vent exhalé par le monstre s’élançant en avant se pousse à elle, un parfum refoulé d’huile et de combustible et de gaz d’échappement. Sa peau nue et noire, noire comme la nuit elle-même, serait baignée dans les dessins éclatants de vert et rouge et jaune des lumières courantes, et ils transforment les flocons ternes du sable fixés à sa chair de poule à une brève surface miraculeuse de splendeur éthérée, comme si elle ait été emmaillotée dans une robe collante des émeraudes et des rubis et des diamants. Elle sentirait la bourrasque de vent comme chaque wagon va près d’elle, assortie à son propre cliquetis individuel, un wagon couvert brun-rougeâtre, un wagon plat, un wagon-citerne, et une cambuse rouge brillante, en respirer la saveur douce des villes éloignées et des terres lointaines sur ses joues et paupières, en chuchoter des contes dans ses murs de bois de fongus, en faire flotter le soupir d’un amoureux contre son innocence, en ralentir à peine pour cette plate-forme grise poussiéreuse ombreuse mais, de façon ou d’autre, en voir tous et savoir tous. Elle se demanderait si quelqu’un à bord du train remarquait par hasard la forme qui s’asseye sur la plate-forme – malgré de sa jeunesse, la pensée lui donnerait un frisson d’excitation sexuelle – et exactement ce qu’on a observé ; si on a vu une jeune fille à peine pubescente, ou une figure déshabillée de beauté femelle et toute la gloire de sa féminité qui vient, ou peut-être même une princesse, habillée pas en sable collant mais dans une négligée diaphane de splendeur lapidaire, et, en considération de son âge, vous pouvez à peine la blâmer pour son imagination sotte ; elle était influencée non seulement par des contes de fées – pour elle est un lecteur – mais par les descriptions de sa mère des salles de trône opulentes sur de diverses planètes elle a visité, si vous pouvez croire cette vieille femme amère fatiguée, quand elle était le pilote spatial personnel pour un duc de trois étoiles. Mais la seule personne qui pourrait la voir était le mécanicien, s’il était éveillé, et s’il ne regardait pas seulement le long de la voie en avant autant que le phare l’indique, mais plutôt au monde ténébreux de chaque côté ; même si quelqu’un l’a regardé, il n’y aurait rien à noter excepté au moins seulement la plate-forme de la gare et le signe de FORÊTVILLE pendant du long toit, et peut-être une petite forme obscure sous lui qui pourrait être n’importe quoi. … Et puis avec la résonner d’une cloche et un coup final de vent qui vide ses poumons et suce l’air du monde d’autour d’elle et emporte toute la magie encore, le train s’éloigne, et le bruit de la cloche et les cliquetis des accouplements et le grincement des roules disparaissent, et les rails ronflent doucement, et voilà les deux lanternes rouges dans la distance. Elle regarde et écoute aussi fixement qu’elle peut, et essaie de ne pas perdre la dernière sensation du train, jusqu’à ce qu’elle soit forcée de s’admettre qu’il est allé sans elle.
Le monde est ordinaire encore. Elle est encore juste un enfant maigre et maladroit, l’un qui s’assoit sur la plate-forme de la gare. C’est la nuit profonde, une nuit très, très tranquille. Elle se lève de la plate-forme, cet enfant appelé Raphaëla, bien plus beau maintenant comme rien que l’enfant qu’elle est que jamais elle pourrait être dans même son imagination plus sauvage. Elle n’est pas effrayée, vraiment, et elle ne sent pas solitaire. C’est une émotion qu’elle ne peut pas tout à fait nommer, une pour laquelle peut-être il n’y a pas un mot.
Elle saute de la plate-forme et marche le long des voies dans la même direction que le train. Le vent, qui ne souffle pas ce soir, en le passé a enterré et déterré les traverses avec de petites ondes mouvantes du sable. Parfois, enfantine, elle s’étende les bras et marche comme un fil-de-fériste sur l’un des rails. Parfois elle saute de traverse à traverse, chacune partiellement obstruée avec sable, en faire un jeu, d’abord sauter chacune autre, et puis sauter deux avec chaque saut. Ensuite elle vole le long d’un rail presque comme le train lui-même, presque comme le train s’est arrêtée autour de la prochaine courbure, attendant à la prendre avec lui.
Et là elle s’arrête.
C’est le moment que cette feuille a attrapé le plus parfaitement, le moment d’un bel enfant qui chancelle au bord de son état de femme, qui chancelle sur un rail, qui chancelle entre les chemins possibles dans sa vie. Et au-delà d’elle, représenté avec juste un soupçon de lueur rouge, est le train en cours de disparaître dans l’obscurité, et de prendre l’opportunité, cette fois au moins, avec lui et loin d’elle. Cependant, cette fille, cette Raphaëla, est une rêveuse. Sûr, il y a probablement d’autres rêveurs secrets dans le village. Mais elle est différente ; elle a l’intention de vivre ses rêves. Elle a l’intention de quitter ce village un jour. Maintenant, elle réalise, il n’est pas encore le temps. Mais le moment viendra. Et elle se préparera à lui.
Il se couche dans l’obscurité de cette cellule où ils l’ont jeté hier, où jusqu’au présent il n’a pas mangé et on n’a pas même lui donner quelque chose à boire, et la plupart du temps il est mort de la soif, et il est effrayé quoiqu’il n’aime pas l’admettre, et la seule chose qu’il peut rappeler est la vieille chanson de Leadbelly. Ils l’ont jeté ici dedans, et ils disaient qu’ils lui donneraient une nuit pour penser à son crime avant que le commencement du traitement. Ils n’ont pas expliqué quel sera le traitement.
Avant de cela, dans une salle lumineuse où il ne pourrait rien voir, ils ont dit qu’il a assassiné Alain Croyable Price. Ouais, il connaît Price un peu ; après tout, ils sont des collègues. Mais il n’aurait aucune raison de l’assassiner.
Ils ont dit qu’il a fait le crime ; ils ont dit qu’il a voulu ôter Price du chemin et voler ses clients.
Il a assuré qu’il est innocent. Il a son propre itinéraire par les villages du Désastre, et il l’occupe assez bien, et il a besoin à peine de l’itinéraire de Price aussi.
Ils ont dit, Sûr, tout le monde dit qu’il est innocent. Dites-nous quelque chose de nouveau.
Il a dit, Je peux le prouver.
Ils ont dit, Sûr, tout le monde dit qu’il peut le prouver.
Il a exigé un procès juste.
Ils ont dit, Sûr, il est seulement juste si vous êtes acquitté. Nous avons entendu à tout cela déjà.
Et ils l’ont pris et ils l’ont jeté en cette cellule. Les murs de métal, barres de métal, une couchette boulonnée au plancher, un pot de chambre, et juste un peu de lumière qui rampe de mauvaise grâce de quelque part en bas du corridor. Voilà. Aucune fenêtre, mais peut-être c’est bon ; il y a un vieux proverbe que c’est une plus grande torture pour mettre un prisonnier dans une cellule avec une fenêtre – pour le rappeler tout qu’il n’a plus.
Mais il a fait entrer à contrebande “ The Midnight Special ˮ. L’une des peu de chansons qu’il n’a jamais apprit par cœur. Bien qu’ils l’aient fourgonné et aient piqué, bien qu’ils aient recherché dans chaque orifice de son corps, et même cherché avec le radiographié et la résonance magnétique, son cœur est l’un des quelques endroits qu’ils n’ont pas explorés. La chanson est au sujet d’un prisonnier qui espère que pendant une nuit le train brillera son phare dans sa cellule. Puisque, bien, il y a une légende que, s’il brille dans votre cellule, alors vous ferez une évasion miraculeuse. Nuit après nuit le train va près et ses lumières n’illuminent jamais de cette façon, mais le chanteur croit, contre la raison, que la nuit du miracle viendra.
Inopinément il se sent étourdi, peut-être avec toute la tension d’être incarcéré. Il tombe supin sur la couchette, et il tombe dans un moment qui semble à durer pour toujours, avec tout de temps tourbillonnant autour de lui. Il a un sens qu’il est tout seulement un semblant, une illusion, qu’il se trouve incarcéré dans une cellule de prison. Les quatre murs autour de lui étendent amincisse et translucide. Il pourrait être l’instant de sa naissance ou de sa mort ; il pourrait être le centre du temps dont sa vie se spirale comme la respiration, inhaler et exhaler, en avant et en arrière, à voler loin d’ici dans l’histoire et en revenir encore dans une inversion, comme une image de miroir, de la même histoire. Quelque part il se rend compte faiblement de son corps effondré sur la couchette ayant difficulté respirer, il siffle comme une locomotive, presque s’étouffant, et il semble comme si la mort enferme sur son être physique, cependant s’il survit à ce moment ou sinon son essence est vraiment ailleurs, qu’il est, qu’il était, et qu’il sera toujours vraiment libre en réalité plus profonde.
Il secoue sa tête à se débarrasser des pensées folles telles que ses derniers. Il prend un souffle profond. Le temps vacille dans mouvement encore, et encore il se traîne à ses propres pas énervement lourd, et encore il se trouve dans l’ennui déshumanisant d’une cellule de prison. Il se rit maussadement. Bien, il murmure, il ne sera pas une évasion de cette cellule. Il n’y a pas même une fenêtre pour un train de briller son phare là-dedans. Et la porte est plusieurs centimètres du titane plein, même que les murs. Vous pouvez le voir clairement dans la feuille ; il y a là seulement des murs vides.
Il chante la chanson de toute façon, toujours s’étendit absolument immobile sur la couchette. « Laissez le Midnight Special brille son phare sur moi… » Peut-être il sera chanceux et il gênera la garde. Ils ne connaissent pas encore Jack Shit, mais bientôt. « Laissez le Midnight Special brille son toujours-aimant phare sur moi… »
Personne ne vient pour imposer le silence. Par la suite il cesse à chanter. Il prise trop d’efforts.
– Quelle couleur est le sable ?
– Vert, naturellement.
– Regardez plus proche.
Il prend quelques grains sur sa paume et les scrute pendant longtemps sous la lumière scintillant de l’étoile. « Jaune et bleu. »
– Oui, jaune et bleu, son compagnon répond. Il n’y a pas même un seul grain du sable vert sur la planète entière. Il n’est que nos esprits qui voient le vert, non pas nos yeux.
Et Fremder, l’agent de la Fédération Galactique, pense de nouveau au moment où le vaisseau de ligne est arrivé en orbite autour de cette planète. Il avait su autrement, mais la planète verte nichée dans les dessins remous de nuages avait toujours ressemblé à douzaines de mondes qu’il avait vus abondées avec le feuillage, que ce fût des forêts ou des jungles ou même de vastes océans riches avec l’algue ou les plantes flottantes. L’humanité a trouvé la photosynthèse, vraiment un processus chimique simple quand vous le considère, tout à fait commune sur les planètes avec une sorte d’atmosphère oxygène. Si commune, en fait, que le Désastre lui avait semblé – et, on lui a indiqué, comme à peu près chaque nouvelle arrivée – exactement comme toutes les autres.
Du pont d’observation il a regardé le monde dont il doit s’acquitter de la responsabilité à décider le destin au nom de la Fédération. De l’espace il était tout un vert riche et beau, excepté quelques lignes de gris, que l’infodisque disait étaient de chaînes de montagnes volcaniques, hautes, presque inaccessibles, et une région blanche très lumineuse près de l’équateur – les plaines silices, le disque lui a indiqué. Il comprend maintenant que ce qui a semblé de l’orbite être des forêts feuillues et des plaines herbeuses étaient seulement les déserts sans fin du sable cassés seulement çà et là par les fermes de fongus.
– Nous voyons seulement ce que nous voulons voir, » son compagnon anticipe ses pensées par dire. Fremder sait qu’elle a de bonnes intentions. Elle est l’administratrice de planète ; elle est appelée Élise Wakefield, et sa responsabilité est officiellement de lui donner tout l’aide qu’il a besoin pour rendre sa recommandation formelle à la Fédération quant à ce qui devrait être fait avec la planète Désastre ; une recommandation qu’il croie, en considération du volume de questions la Fédération doit décider, est presque certaine d’être approuvée et expédiée immédiatement sur réception avec peu ou point de revue. Et il est sûr qu’elle professe des opinions sur ce sujet, et qu’elle est susceptible de trouver une certaine manière d’essayer de les insinuer dans son processus de revue. Il est plutôt évident qu’avec ce commentaire elle essaye clairement de le rappeler que sa recommandation sera à un certain degré arbitraire et subjectif, et qu’il n’est aucune réponse définie à la question du Désastre.
Mais Fremder ne pense pas à cela. Il s’accroupit toujours au bord du macadam, le sable se tamise lentement à travers de ses doigts, et il pense plutôt des plages sablonneuses sur la Nouvelle Hokkaido, la planète où il a passé quelques jours récemment, et le broyage du ressac sur la plage chez Suma, le village rural de pêche où il restait avec un vieux couple, et l’odeur du sel humide dans la brise capricieuse au coucher de l’étoile, et des créatures unicellulaires qui dans la nuit ont fait les eaux d’océan rougeoyer faiblement, et une ligne d’un livre qu’il a lu il y a longtemps, « que les plages ont gémi du poids de la mer, » qu’il se souvenait chaque fois qu’il a écouté le bruit des cordes quand le vent lui a repoussé dans le hamac à la plage. Si ce sable-ci soit au bord de l’eau au-dessous des quelques maisons en bois et de pierre qui ont composé Suma, il sentirait le sel de la mer en ce moment. Il écouterait le cri mystérieux des bercignols lorsqu’ils se chassent au-dessus des ondes écumantes. Il trouverait les coquilles multicolores et torons scintillants d’algue toujours dans sa paume après avoir laissé le sable tamiser à travers. Il penserait à plumer un fruit chanteur de l’arbre Ikuko-San garde tellement soigneusement, et le manger lentement, et puis descendre à la plage pour jouer cache-cache avec les ondes ainsi rincer le jus de son visage.
La voix de Wakefield, calme et étonnamment impartiale le retire de sa rêverie.
– Les grains bleus et jaunes que vous regardez représentent deux composés qui sont comme d’images de miroir, comme les deux sucres, dextrose et sucrose. Encore plus comme l’alcool méthylique et éthylique, puisque le jaune est un poison qui vous tue après quelques heures de douleur horrible, et le bleu vous ne tue qu’après des mois ou même des années se sont écoulés, et tout le temps vous avez beaucoup d’hallucinations très vives que vous serez sûr sont absolument vrai.
– La substance bleue est mise sur le marché, évidemment. Qu’est-ce qui arrive à la substance jaune ?
– Il n’est pas si simple que ça. Il est très difficile obtenir la substance bleue pure, même avec les machines chères. Ainsi le prix de détail final est variable ; plus que la substance est bleue, plus qu’elle coûte, et plus qu’elle est verte, moins qu’elle coûte. Si elle est jaune, alors, officiellement elle est détruite – bien que sans doute beaucoup aboutit au marché noir aux mains de drogués – ou elle est employée par le système pénitentiaire. La plus rare de toutes est cette qu’on appelle la Dame Blanche. Cette substance est si pure elle semble plus blanche que bleu. Vous obtenez quelques grammes de ceci et vous pouvez acheter votre propre planète avec le bénéfice. Si vous vivez assez longtemps.
– Comment difficile peut-il être ? Ce que je lis dit que les fermiers utilisent des séparateurs pour diviser le jaune du bleu.
– Oui, souvent, elle répond, hochant la tête, son visage grassouillet et ridé encadré par des éclats des cheveux gris. Mais ces machines décomposent toujours. Les grains commencent par la suite à obstruer le mécanisme. Regardez si fin est le sable. Il n’est pas brut, comme le sable de plage sur la plupart des planètes. » Et il le regarde encore – et c’est l’image principale que je vois dans cette feuille ici dans la main – d’un homme qui regarde fixement le sable dans la main. « Au commencement les séparateurs fonctionnent très joli, mais de plus en plus le jaune commence toujours à entrer à travers la sortie et dans le mécanisme. Et d’ailleurs il y a l’hiver. Peut-être vous savez ; cette planète a une obliquité exceptionnellement forte ; ça veut dire un grand angle entre l’axe de rotation et le plan orbital. À cause de ça, les étés sont extrêmement chauds et les hivers extrêmement froids, et il laisse sa trace, aussi, sur les machines de fermes. Tôt ou tard ils cessent de fonctionner tout à fait.
– Et la même chose arrive aux machines utilisées dans le processus d’écumoire ?
– Exact. Quelques gobbeurs font l’écumage manuellement, parce qu’ils ne font pas confiance à leurs machines, ou ils n’ont pas les moyens de les remplacer. Après la moisson, ils bouillent les fongus pendant des semaines, et ils écument du composé jaune à la main, puisqu’il est plus léger et monte sur la surface. Naturellement, cette méthode est inexacte, aussi.
– N’y a-t-il pas de meilleures machines ?
– Si, mais les moyens des gobbeurs ne leur permettent pas de les acheter.
– Le stuff est l’une des plus grands produits à vente dans la galaxie !, il hurle. Tous ces profits et les fermiers ne peuvent pas acheter de meilleures machines ?
– Voilà l’économie. À vrai dire, il n’est pas les gobbeurs qui font le vrai bénéfice du stuff. En fait, il est honteux si peu ils obtiennent. La plupart des fermiers existent en conditions déplorables ; ils luttent forte juste pour survivre. » À son regard de dégoût exaspéré Wakefield ajoute, « Il est également une question de religion. Ils ne croient pas en… ils croient que seulement le travail dur sauvera leurs âmes. Ils croient que rien jamais ne viendra facilement. Ils sont tous associés à cette religion dure. Quelques branches de lui sont si strictes que le peuple ne marche jamais sur leurs pieds ; ils rampent autour juste sur leurs genoux.
– Il semble toujours à moi que quelqu’un pourrait les aider.
– Ils ne l’accepteraient pas. Vous savez ce qui me fait le rire, Fremder ? Ces Marcheurs à Genoux ; ils ont acheté cette planète à bon marché aux enchères, quand personne ne l’a voulue. Un consortium non-lucratif de groupes religieux de frange, vraiment – il y a également quelques Nouveaux Mennonites, un village ou deux de juifs hassidiques, et encore un des chî’as d’Islam. Ah, et quelques bouddhistes vajrayāna parmi les pics des montagnes. Je ne peux pas me rappeler les tous ; un ou deux autres. Chacun un groupe qui n’était pas bienvenu d’ailleurs. Ils ne se tiennent aucun compte la plupart du temps, mais ils ont en commun une piété forte, un sens de rectitude, et une histoire de persécution. Ils tolèrent notre présence de la Fédération, mais aucun ne perdrait une déchirure si nous départirions le Désastre pour toujours.
– N’avez-vous pas des prisons ici ?
– Si. Mais, je le trouve très étrange ; ces groupes semblent aimer avoir les prisons ici, probablement parce qu’ils sont de grands croyants en la loi et l’ordre. Plus, ils peuvent disposer profitablement de leur substance jaune ; ils le vendent à nous pour une jolie somme, plutôt que le détruire ou prendre le risque de le vendre au Syndicat. Mais voici la plaisanterie, Fremder. Ces cerveaux fêlés, ces extrémistes religieux rejetés par mille mondes, ont maintenant dans leur main l’une des planètes les plus valables dans la galaxie. Et il y a toutes sortes d’organisations qui ont fait des propositions incroyables pour lui. Ou essayées au muscle leur entrée ici, et, franchement, pas toujours aux moyens légaux. Mais une chose que je dois dire pour ces vieux gobbeurs et leurs alliés est qu’ils sont absolument obstinés.
– D’accord, ils n’accepteront pas la charité. » Après avoir reçu un peu d’inspiration, il continue : « Et si leurs distributeurs pourvoiraient seulement les séparateurs de qualité ? Les fermiers ne doivent pas savoir que le prix de vente a été forcé en bas à l’une qu’ils peuvent se permettre en fait.
– Pas une mauvaise idée. Nous avons considéré celle-ci, mais les fournisseurs ne veulent pas qu’on produise plus du stuff. Cela inonderait le marché et réduirait leurs profits. Avec les choses comme ils sont, ils peuvent légitimement accentuer comment difficile et coûteux il est de produire le stuff.
– Que diriez-vous de le synthétiser dans un laboratoire ? Ou le cloner ? Ou si on accroîtrait le fongus dans une culture hydroponique ? La même raison ? On doit maintenir le prix aussi haut que possible ?
– Sans doute. » Wakefield hausse la tête. « Mais aucune de ces options n’a été réussi, bien que naturellement on continue à essayer. Le fongus juste ne clone pas. Ils peuvent créer une version synthétique du composé de substance, mais vous n’attendrez un high que pendant une heure, plus ou moins. C’est la drogue qu’on appelle sur le marché noir “ buzz ˮ. Et le fongus lui-même refuse absolument de se développer n’importe où sauf dans le sable du Désastre. Mais, en fait, il n’y a pas fait beaucoup d’expérimentation. Vous ne voulez le faire qu’avec les fongus de passablement haute qualité, naturellement, mais c’est coûteux. Il est comme l’écrasement de diamants pour peut-être deviner comment faire plus de diamants.
– Est-ce qu’il vaut la peine ?
– La recherche n’est presque cessée, ainsi je crois que la réponse est non. À la fois, les récoltes même ici sur le Désastre commencent à échouer. Les graines n’accroissent pas davantage, ainsi elles emploient des boutures. Quand cette façon fonctionne, ils obtiennent quatre nouveaux fongus hors de celle qu’ils coupent. Pas mauvais, cependant que, à vrai dire, certaines des boutures ne survivent pas. Mais il y a un problème à long terme avec ceci, que les boutures s’agrandissent de plus en plus rabougries en chaque récolte successive – plus jaune, aussi, avec de plus grandes concentrations de poison mortel. À tout propos, on y trouve des complications. Mais le stuff est un si grand chose dans l’économie de la galaxie. Il implique beaucoup d’argent. Il n’y a aucune façon de fermer bien de l’industrie. Mais nous devons trouver une manière de la maintenir, ou cette planète est déglinguée, ou elle est prise par le Syndicat, ou personne ne sait quoi.
Fremder écoute, mais il observe toujours le sable tamise par ses doigts.
Chaque cosmodrome ressemble à tous les autres. Les mêmes magasins hors-taxe et d’usine, les mêmes lumières de clignotement, les mêmes visages fatigués, les mêmes annonces incompréhensibles de haut-parleur. Il y a un certain temps pour tuer, un peu moins d’onze heures avant de leur prochain vol, ainsi ils sont allés faire des emplettes. Ils ont consenti à rencontrer dans une heure à l’entrée du point de restauration, où ils obtiendront déjeuner, et au moment il est presque cette heure.
Huw s’écoute dans un magasin de jouets – quelque chose pour qu’il n’est jamais devenu trop grand à cause de son enfance pauvre. Ici et là il y trouve une chose qui attire son attention ou qui l’amuse, mais puis il trouve sur une étagère supérieure ce qu’il n’avait pas même réalisé qu’il cherchait. C’est un ensemble de train électrique, comme celui qu’il se rappelle que son grand-père a dit était si merveilleux. Il n’est pas établi, malheureusement ; juste dans une boîte. Mais la couverture, qui dépeigne la locomotive en cours d’avancer en avant par la nuit, avec son phare qui brille bravement dans l’obscurité, lui donne un sentiment chaud de nostalgie ; il se rappelle les trains quand ils étaient des enfants sur le Désastre.